‹ De la houilleChapitre 11 sur 116 · GBOUPB DB L*EUROPE OCCIDENTALE · texte numérisé non relu

GBOUPB DB L*EUROPE OCCIDENTALE

vait dire autrefois qae les exploitations de la Loire étaient ioférieiires à toutes les autres sous le rapport des méthodes d'aménagement et du matériel ; il n'en est plus ainsi maintenant ; toutes les parties de l'exploitation sont au niveau de la science, et beaucoup de mines nous offrent a la fois, dans leurs procédés et leur matériel, une sorte de luxe qui est toujours le symptôme de Tordre dans l'exploitation , et d'une prospérité bien établie.

Le bassin de la Loire a une surface de 29,000 hectares. En étudiant les faits relatifs au gisement des couches, nous verrons, par la suite, que c'est le terrain qui présente l'exemple de la plus grande accumulation de combustibles minéraux.

L'historique des exploitations de ce bassin offre tin inté* rêl tout particulier ; c'est le document le plus utile que puisse consulter l'industriel exploitant, aussi bien que l'administrateur appelé à surveiller et à réglementer le travail. L'exposé des diverses phases qu'elles ont présentées nous entraînerait dans des détails trop locaux; il sera mieux à sa place lorsque nous étudierons le bassin d'une manière spéciale. Contentons-nous de dire que les houillères de la luoire furent pour la France le berceau de tous les genres d'usines métallurgiques qui produisent les matières pre^ mières, hauts fourneaux, forges, aciéries, et de toutes celles qui conduisent ces matières premières aux façons les plus complexes, telles que les armes de toute nature, les pièces de taillanderie, serrurerie, quincaillerie, etc...

Bassins de Saône^el^l^oire, du Gard, de V Allier y de l'Ateji^

ron, etc. Dans les bassins qui n'étaient pas, comme ceux de Yaleuciennes et dé Saint-Étienne , placés de manière à exporter leurs produits, l'histoire des houillères se confond avec celle des établissements créés pour consommer leurs produits sur place. Dans le bassin de Saône-et-Loire, par exemple, l'exploitation ne devint importante que par la création des vastes fonderies du Creuzot. On trouve à peine quelques documents antérieurs, qui attestent l'existence des houillères principales, tels que les actes de redevances stipulées en faveur des seigneuries de Montcenis, de Torcy et Duplessis, en 1528, 1610 et 1640, actes qui réservaient le tiers et même les deux tiers des produits bruts aux possesseui's des seigneuries. En 1769, le baron de Montcenis obtint le droit exclusif d'exploitation , pendant cinquante ans, sur trente lieues carrées de surface; mais les travaux ne deviennent importants qu'en 1782, époque de la fondation du Creuzot. Suivons, a partir de cette époque, les progrès de l'exploitation et son influence sur le pays, et nous lirons une des pages les plus intéressantes de l'histoire de notre métallurgie.

Le Creuzot n'était, en 1770, qu'une (riste vallée, habitc^e par quelques familles formant une population de cinquante à fioixanteindividus; on y exploitait, de temps immémorial, les affleurements de houille pour les consommations de Montcenis et de quelques villages environnants. Les enquêtes faites pour la concession demandée par le baron de Montcenis révélèrent l'existence de ces richesses minérales, et, le 17 octobre 1782, une société de capitalistes, portant le

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