DÉBRIS VÉGÉTAUX 1»S8 DÉPOTS ROUILLKRS
sèment qui se fait toujours à rexlérieur; l'écorce est ellemême divisée en zones^concen triques, mais beaucoup moins visibles. On remarque encore, dans la section de la tige dicotylédone, des rayons dits rayons médullaires : les uns allant de la circonréreuce jusqu'à la moelle centrale, les autres ne sortant pas du cercle formé par Taccroissement de Tannée. Enfin, on reconnaît que la solidité du bois diminue du centre à la circonférence , ce qui s'explique aisément» puisque les parties les plus extérieures, constituant ce que Ton appelle Taubier, sont les plus nouvellement formées.
(.es plantes dicotylédonées forment plus des trois quarts de la flore actuelle, et, dans« nos contrées tempérées, elles dominent exclusivement; les autres classes n'existent qu'à Tétai herbacé. Or, parmi les végétaux houillers, les tiges dicotylédones sont tout à fait exceptionnelles, et Ton a pu en citer à peine quelques exemples.
Les tiges monocotylédonées ont une construction toute différente; elles ne présentent pas de couches concentri* ques; leur solidité décroit de la circonférence vers le centre; celui-ci est même souvent creux; enfin, il n'y a pas de rayons médullaires, et la tige est composée de faisceaux fibreux disposés sans ordre, et simplement plus serrés vers la circonférence. Dans cette classe, toutes les feuilles sont ordinairement réunies au sommet, les plus jeunes au centre; or, comme les faisceaux fibreux qui y aboutissent sont aussi les plus nouveaux , il en résulte que l'accroissement se fait au centre, et que les parties les plus anciennes sont successivement poussées vers la circonférence. L'aspect
1N6 «aAMiriCATION OKS COMBUSTIBLES MINÉBAUX.
Itloii (Minnii clim |uiliuiui^ exprime les cooditioDS principales ll«i oon plunloni dont lo dêvoloppemenl caractérise principa- Idiiioiil Iciii ooiilitH)t« lltipicalesy tandis que, dans nos climats, bIImm Minl tiMttiKm ut ttimiioUes (le maïs, le roseau, l'as*
Il a^iutti \\m tiHMiuàuie espèce de plantes, dont Taccrois- BBiiitfiit uinbryonuaire ne présente pas de parties distinctes, 0i \m\ uuiiiiéi(uent pas de i>otylédones, ce qui leur a fait ddiuiar le nom d*acolylé<ioM4f5. L'embryon se développe par raddiliun d'un Uaau i>ellulaiit) qui forme la racine et la Mhu. Kn Kurupe, les végétaux de ce genre sont herbacés : leU «ont les chara, les mousses, les fougères, etc.; mais, dans les contrées intertropicales, celte famille des fougères atteint dos dimensions beaucoup plus grandes, et leurs tiges ont quelquefois plus de dix mètres de kauteur. La figure 1 indique les caractères généraux de port et de structure des fougères arborescentes, qui, à Tépoque houillère, paraissent avoir eu un développement encore plus considérable comme dimension et comme abondance. La section d'une tige de ces fougères présente une construction encore différente de celle des deux classes précédentes : on y trouve des faisceaux fibreux, non pas disposés sans ordre comme dans les monocotylédonées , mais diversement groupés en un seul cercle.
Les plantes acotylédones ressemblent souvent par leiu* forme aux monocotviédoues, mais elles en diffèrent esseuliellement par leur mode d'acctoissement : le développeflMDt lest d'abord bien plus rapide en diamètre qu'en bau-
DÉBhlS VÉOfeTlDk HfeS DÉPUtS BOUlLLCM. I8t
leur, et la fougère, A peine élevée au<de(ttus du «ol, àèt Q^k aussi forte qu'elle le sera {ilus tard ; left ftlsceaut fltli^«ll& s'allongent, sans se iiiultiptier,et c'est alun t}tie raccroiasémeatne se fait qn'eo hauteur.
FOUGËUS laBORUCINTEB. Ad. B^ng.
Ces trois classes de végétaux sont représentées, dans l«ft divers climats du globe, par des espèces très distinctes; de telle sorte qu'on pourrait préciser les conditions de temperature, etc., d'une contrée, d'après le seul examen des plantes qui en auraient été rapportées, il en est de mémt pour les dépôts houillers; et , puisque nous avons Sous les yeux les principales conditions de la végétation caracté^ristiqiie de la période pendant laquelle c^ dépAts ont éttS formés, nous pouvons en t^incttire imm^iatement qne te climat y était bien différent de ce qu'il est aujourd'hui.
Le pi-emier caractère de la flon kouiltire eqt «th nnifof;-
188 CLAftSIPiGATJO?! DES COMBUSTIBLES Milita AUX.
mité dans toutes les latitudes; le second est Tanalogiequi existe entre cette flore et celle des régions les plus chaudes et les plus humides de Tépoque actuelle. Ainsi , la plus grande partie de la flore houillère est formée par les fougères et familles voisines acoiylédoneii qui y constituent près des GÎiiq sixièmes des espèces; quelques palmiers contestés représentent les mofMCOlylédoneSf et les d%eotylédone$ n'y sont indiquées que par des conifères ou pins, dont les gisements sont fort rares.
Voici comment M.de Humboldt énumère, dans son Cosmos, les plantes du terrain houiller. « Nous nous bornerons, dit-il , à citer les calamités et les lycopodiacées arborescentes, des lépidodeudrons squameux, des sigillaria de vingt mètres de longueur, quelquefois debouts et enracinés; des sligmaria semblables aux cactus; un nombre immense de feuilles de fougère souvent accompagoées de leurs troncs, et dont Tabondance prouve que la terre ferme des époques primitives était purement insulaire; des cycadées et des palmiers , en moins grand nombre que les fougères; des astérophyllites aux feuilles verticillaires , alliées aux naïades ; des conifères semblables à certains pins du genre araucaria, avec de faibles vestiges d'anneaux annuels. Tout ce règne végétal s'est largement développé sur les parties soulevées et mises à sec, et les caractères qui le distinguent du monde végétal actuel se sont maintenus à travers les périodes suivantes jusqu'aux dernières couches de la craie. La flore, aux formes si étranges, du terrain houiller, présente, sur tous les points de la tene
DÉBRIS VKr.ÉTAUX DES DI^POTS HOUILLBUS. 189
primitive (dans la Noavelle-Holiaode, au Canada, an Groenland j comme dans les Iles Melville ), une uniformité frappante dans les genres, sinon dans les espèces. »
M. Adolphe Brongniart a étudié d'une manière complète la flore houillère, représentée par des collections d'échantillons rapportés de tous les bassins houillers; en comparant cette flore aux flores actuelles, il est arrivé à .reconnaître qu'il fallait aller dans les lies des contrées intertropicales pour lui trouver quelques analogies. Passant ensuite à l'appréciation des conditions de température et de climat néces* saires au développement de ces plantes, il conclut que la végétation houillère a dû se développer sous l'influence d'un climat uniforme par tout le globe, caractérisé, à la fois, par des chaleurs équatoriales et par une grande humidité.
Ces conclusions sont en tout point identiques à celles que peuvent fournir les études géologiques. Les terres émergées ne devaient présenter que des surfaces peu étendues, comparativement aux continents actuels, et, par conséquent, il n'existait pas de ces grandes étendues terrestres dont rinfluence refroidit les climats; les sols émergés n'avaient point été sillonnés par les soulèvements, partant point de hautes montagnes où pussent s'accumuler les glaces éternelles, mais seulement des plaines basses et des vallées peu encaissées. Enfin, quant à l'uniformité de température, elle devait résulter de ce que la portion de cette température fournie par la chaleur centrale du globe étant alors considérable, nivelait, en quelque sorte, les températures moyennes des diverses latitudes.
190 CLiJMPPiCATIOll HBS COMBUSTIBLES IfIfiliBAlJX.
Les végétaux hooillar^ d'odI pas Beulameol un intérêt théorique , lia ooostitqeQt de véritables fosailes caractéria* tiques. Daos la plupart des dépôts aalbraxifieres , pamme dans toqa les dépôts houiliers riches en cembustiMes , TaliMHidaace de ces végétaux fiossiles est, eu effet, proportîoeeelle à oelle du carbone disséminé ou rassemblé en eoi«r çU^p Les [praticiens n'ont jamais beaucoup éladjé ees foeaéles, parée que leur facm est assez uniforme et ijpe le seul £ût de leur grande abondance est d^à un earaclàre hoqiiler 4îatinc(if ; mais il est probable que, s'ils avaient examiné avec soin les détails de leur structure et leur répartition dans les diverses couches houillères, ils seraient arrivés k reconnaître que certaines espèces caractérisaient partipu.lièrement les divers étages de la formation. Cette étude, reeommandée par M. Ad. Brongniart \ aurait donc une application très utile.
Considérés cœnme fossiles, les débris végétaux se présentent sous forme d'impressions plus ou moins complètes, parmi lesquelles les feuilles sont toujours assez bien con-
I l^'éiude des pUales Ib&siies de chaque oouc|ie iWMirrait seule conduire h réunir les diverses parties, liges, feuilles ou fruits, qu'on ne rencontre que séparées. Ainsi, dll M. Brongniart : « Les Yégétf ux^ui se trouYcnl dans les rofibm W recouvrent une même couche de houille ont s^uls vécu simultanément; ce sont les membres de la dernière génération de cette forêt, et les diverses parties d'un même végétal doivent s'y trouver réunies; elles fié ffsûx&dt au contraire, se rencontrer dans les rocher recouvrant deux couches différentes de houille, qu'au*ant que Texistence d'une même plaflte se serait prolongée pendant plusieurs de ces périodes secondaires.
c Ce prii^cipe fait espérer qu'on parviendra k reconstituer les grands végétaux du terrain houillcr en formant de nombreuses collections des empreintes végétales qui accompagnent chaque couche de houille. »
DÉBRIS VÉGÉTAUI DES DÉPOTS HOUILLKBS. 191
servées, tandis que les tiges sont plus difTiciles à déterminer, parce qu'il faut des fragments plus étendus et plot intacts que pour les feuilles. Ces tiges s'individualitent par dilTérentes formes et dispositions de sHtef et contiWiifM longitudinales, de n^vure^ transversales, et surtout deei$§9 irices circulaires, elliptiques, polygonales, qui y ont éUi laissées par Tablation des feuilles.
Comme il suffît, pour la pratique, de pouvoir bien distinguer les caractères des espèces principales, noqs indi* qnerons sommairement ces caractères, d'aprà» la nomenclatnre et la classification adoptées par M. Ad. Brongniart'.
Les fougères forment le trait caractéristique de la flore iiouillore. Leurs tiges sont cylindriques, simples, rareoient bifurquées; elles se reconnaissent surtout aux impressîong ou cicatrices laissées par les pétioles, cicatrices qui sont circulaires, elliptiques ou rhomboïdales, à grand axe vertical. Ces tiges sont assez rares, tandis que les feuilles ou frondes qui en formaient le couronnement sont, au contraire, très abondantes. Les nombreuses découpures de ces (rondes, leur régularité, leurs nervures finee, leur analogie avec les frondes des fougères actuelles, les font inimédiatemeiit reconnaître : on a cherché à les classer par le mode de nervation des feuilles, et d'apiès lee rapports de cette nervation avec les formes des pinnules et des frondes.
Les impressions les plus variées et les plus répandues se rapportent aux genres peeopterisj nevropleris et êfhenopltfii.
* Histoire des végétaux fossiles, 1828 k 1837. — Picltonwairf universel d'histoire naturelle. iS49.
i9'i CLISSIFICATION DES COHKL'STIBI.F» MIBÉIIAU».
Les pnopteri» sont des frondea à peanes allongées(fig.2), à pinnales adhérentes par la base au rachis, et souvent même adhérentes entre elles, dans une étendue pins ou moins longue; contignëa ou presque contigui's. La nervure médiane des piannles est génénilement très prononcée ; les ner- TUres secondaires partent toutes de cette nervure médiane; elles sont simples ou bifurqné«s.
L'espèce pecopUrii gtgantea (figure 3) est une de celles qui fournit les plus beaux échantillons et qui résume le mieux les caractères généraux.
FlK. J. — PiconuKis.
Viq. 3. — Pecoptcris ciganie*. Ad. Brong.
DKBRIS VÉRÉTAUX DF.S DÉPÔTS HOtlLLERS.
iii.i
Les imropteris soDt des froniles également très vark^e», mais moins répanilues dans la plupart des bassins hoiiillers. Leui-s pinnules sont ordinairement plus arroodies que celles (l^ pecoptm'g (fig. 4), conlraclées à leur base, insérées seulemnnt par leurs parties médianes (fig. 3), et rarement
adhérentes par toute leur base au rachis commun, rontnie dans la figure 6. I^ nervure médiane est peu distinrle (fig. 4) ou marquée seulement à la base (fig. 6); les nervures secondaires sont nombreuses, égales entre ellei,
194 CLAHSIFICÂTIOH UBS tlOHBliSTIBLES IIINÉHAllX.
naissant très obliquemeat du milieu de la base de la [tinnule ou de ia nervure médiane, arquées , dichotomes , or> dinairement très Soes et non réticulées (fig. 6).
Les $pkenopltris ont un caractère tout particulier; leurs pinnules sont rétrécies a la base, et les Tolioles sont lobées et surlobées.
Lee tpkmopuris présentent une série assez nombreuse
Fig. 1. — Sphcnoptebis elecans. Ail. BroDg.
. d'espèces qui diffèrent entre elles parle dessin et les dimensions de leurs feuilles.
Les plus répandues sont des feuilles petites et délicates, dont le êpkenopleris elegans, représenté fig. 7, est le meilleur exemple; quelques espèces, telles que le spkenopteris latifo-
lia (fig. 8) atteignent de s«imo„m,.
Fig. 8.
Ad. Brong.
DÉBDIS VÉGÉTAIll DRS IIÉHUTS HOUILLEHS.
grandes dimensions, tout en conservant toujours le caractère générique des pinnules lobées.
Citons encore , parmi les fougères, les udonfoplen'i, grandes frondes dont les pennes étaient allongées, d'une largeur uniforme, à pinnules distinctes, mais adhérentes, par toute leur base, an rachis, fig. 9.
^>frr
Kig. 10. CvCLOf^iNis Tnii
Odontopteiiis Bramdii. Ad. Brong.
Les eyelopieris sont les feuilles qui s'éloignent le plos du type ordinaire de nos fougères. Ce sont des frondes simples, arrondies, entières on lobées , sans apparence de nervure médiane; toutes les nervures partent de la base du limbe , et se
divisent, en se dichotomant , jusqu'à la circonrérence.
Le cyclopieris lrxchomanotde$j représenté fig. 10, résume tou& ces caractères.
On a distingué et classé environ deux cent cinquante espèces de fougères représentées par leurs frondes, tandis que les tiges sont, au contraire, rares el peu variées. Malgré cette anomalie , on admet que la plupart de ces fougères devaient être arborescentes, et analogues aux espèces que les contrées intertropicales présentent encore, au nombre de quarante on cinquante.
Après la famille des fougères vient celle des lycopodiacêes^ représentée par des liges de grande dimension, tandis que les feuilles sont très peu répandues. Ces tiges sont désignées sous la dénomination de lépidodendron.
Les lépidodendron y lorsqu*ils sont complets, comme le lépidodendron Sternbergii (fig. 11), présentent des impressions qui , dans certains échantillons, ont atteint cinq et dix mètres de longueur , comme dans les houillères de Swina en Bohême, et dans celles de Jarrow en Angleterre ! ce sont des tiges arborescentes, cylindriques, dichotomes, conservant, à leur sniface, les traces des feuilles insérées en spirales (fig. 1 2). Ces feuilles étaient insérées sur des mamelons rhomboïdaux , ovales ou lancéolés, contigus on presque contigus, séparés par des sillons qui for*maient nn réseau très régulier. La cicatrice d'insertion des feuilles est transversale et marquée de points vasculaires. La plupart des échantillons que Ton trouve consistent en plaques de schistes, sur lesquelles se reconnaissent les
bÉBRId VÉGÉT&UH DBS DfcPOTS BOUILLHK». 197
impressions des cicatrices, |la»tôt en saillies, tantôt en creux (6g. 13). Quelques échantilloos ont été trouvés avec des feuilles eacore adhérentes . comme dans la
«g. ii.
LEpriiuKM>iiai< Si
Certaines espèces de tiges portent des cicatrices circulaires, formant des dépressions cralériforjues ou des tubercules l'oniqnes en saitliet^; elles ont été désignées sous
t*M cLu«riCATi«^ tA o>aM»nsLu aucun, la riâMaânalioo d'ul^e^dn». Ces tiges ool ete npp<>flée« à b biBÎIk des ItfidaJemJrtm. dont elles diSêreot eepenlanl es ce e|«e W grawles cicatrices «ml diapoâées soivaot de* lignes droites.
La ploport de ces ulodaférom MMiécailleax comme te» Upidadtadran , maïs quelques variétés pfésenlenl nue suriâce liase.
Od attribue (Clément aux lepidodtndnm quelques débris d'épis terminaux en forme de fructification.
Les tigillairei sont eocore p)as répandusdaos les terrains houillers que les lepidodemdron; ce sont des tiges qui portent, en même temps, des cannelures et des cicatrices ra spirales. Ces tiges (fig. 15) atteignent jusqu'à 0,75 de diamètre et 15 mètres de longueur; on en a trouvé qui étaient bifurquées ou dicbotomes an sommet.
Les impressioDB de ttgillairti^ lorsqu'elles sont horizon' taies; de fragments excessivement aplatis, se présentent sous forme leurs dessins ont généralement moins de relief que ceux des familles précédentes. Les cicatrices qui tes couvrent sont d'une forme remarquable : arrondies en haut et un bas, anguleuses sur les côtés, et montrant trois cicatriciile» vasculaires : une petite, centrale, et deux
UËBRIS VËtiÊTAllX UES bÈHns HOUILLERS. 499
latérales, plus grandes el sublunées (fig. 16 et 17). Cette
structure les rapproche des Tougères.
On n'a aucune idée précise sur ce que devaient être les feuilles des sigillaire$; et, lorsqu'on rapproche cette absence complète des feuilles, du fait inverse signalé pour les fougères, on ne peut s' empêcher de supposer que les sigillaires devaient se rapprocher beaucoup de nos fougères arborescentes. Les botanistes ont, il
Hc- le. — Siciir.ii
'JOU ULikSSIFICATION DES CUMHUSTIBLES MI^ÉKAUX.
aal vrai, reconnu des différences dans lu structure interne des deux familles, mais tout ce que l'on sait de la flore houillère est si vague, qu'on arrivera difficilement à les séparer aux yeux des exploitants, qui rencontrent leurs débris toujours associés et confondus.
Le.4 sligtnaria nous fournissent un exemple frappant de rîQcerlitude qui règne encore sur la véritable nature des végétaux houillers. M. de Humboldt les rapprochait des cactus, tandis que M. Ad. Brongniart les considère comme les racines des sigillaires. Ce sont des tiges cylindriques, souvent verticales, portant des cicatrices circulaires d'où partent quelquefois des branches horizontales, ainsi que
Kip. l'J. — Sticm*iiia.
l'indique la figure 18, qui représente un des échantillons de la collection du Musée d'histoire naturelle.
Le plus souvent les itiginaria se trouvent sous forme de fragments cylindroïdes, aplatis, portant des saillies circulaires avec une petite dépression au centre (6g. 19). Ces saillies sont inégales, inégalement espacées ei donnent aux fragments d'impression un caractère tout spécial. On a remarqué que ces impressions de sligmaria sont très fréquentes diiiis
IIËBHIS VÉGÉTAUX UF.S DËI>OTS HOUILLEKS.
les argiles schisteuses qui formcDl le mur des couches de houille (underclay).
Les cicatrices profoudes que purlenl toutes les tiges de tigillaires, de Upidoilendron, de Htgmaria, constituent un des caractères les plus étranges de la flore houillère. Ces cicatrices sont arrondies, et le plus souvent elliptiques ou rhomboïdales , leur grand diamètre étant vertical; elles sont, en outre, disposées en spirales. Ces caractères sont essenliellenient acotylédones; car, dans les végétaux monocotylédones, tels que les palmiers, les pétioles embrassent la tige de manière à laisser des cicatiices transver-
sales, allongées en Forme d'anneaux, et dont le grand axe est horizontal.
]xs liges de calamiui,
attribuées à la Tamille défi
fquhtlacies, sans atteindre
le» dimensions des lépiilo-
on ont cependant île bien
202 CLASSIFICATION DBS CUMBUSTIBLES HINËRAUX.
supérieures aux équisétacées actuellement vivants. Ce sont des tiges cannelées, à stries longitudinales, dont la largeur est ordinairement proportionnée à la grosseur des tiges, (fig. 20 et 21 ). Ces stries sont interrompues de distance en distance perdes nervures transversales, ou articulations plus ou moins répétées. Les calamités, en très grande prédominance dans certaines couclies de schiste houiller , doivent représenter des tiges fîstuleuses , cloisonnées , dont les parois, souvent très minces, présentaient des crêtes internes, Gbreuses, correspondantes aux cannelures externes.
Quelques impressions de Teuilles paraissent se rapporter à des familles tout à fait distinctes de celles que nous venons de décrire. Ce sont, d'abord, les ttoggrreuhia, feuilles larges et allongées; puis des feuilles verticillées, radiées, flabelliformes, que l'on appelle astérophtllites, et dont la fig. 22 indique le caractère général. Ces feuilles se divisent en deux familles distinctes, les aâtirophiili(fs et les annullaria.
Les astirophillitei sont des plantes à tiges articulées, rameuses, portant des feuilles verticillées, étendues perpendi- «"b m. AsTÉ«oM.iLu«. culairement au rameau qui les porte. Ces feuilles sont égales entre elles, libres, et très légèrement unies par leur base; elles sont quelquefois accompagnées de fructi- KCrations, désignées sous la dénomination de volkmaimia.