PLIS ET CONDITIONS DB L'ALLDRB DES COUCHES
couches de la lisière méridioDale sont au nord, tandis que les pendages dominants des couches de la lisière septentrionale sont au sud ; mais ces pendages t'ont interrompus à plusieurs reprises par des contrepentes qui déterminent une allure en zig-zag, allure caractéristique pour toutes les parties de ce vaste bassin. Un fait à remarquer, c'est que les dépôts ainsi reployés sur eux-mêmes sont rarement accidentés par des failles. Aussi, malgré la multiplicité des couches de houille, dont le nombre est de 80 à 100, on a pu reconnaître ces couches sur des longueurs considérables, les niunéroter et les dénommer; de telle sorte que, dans les grands centres d'exploitation, on est arrivé à en établir exactement la série suivant Tordre de succession.
En réunissant tous ces documents, on a construit des coupes qui résument d'une manière probable Taccidentation du sol, et démontrent que l'ensemble du dépôt a été comprimé si violemment que la largeur des surfaces a pu être réduite de moitié. Ainsi, en étudiant les coupes trans* versales du bassin , faites à la hauteur de Charieroi par M. Bidault, on reconnaît que sa largeur est actuellement de 6,620 mètres, mais que les couches inférieures ont une longueur réelle de 11,640 mètres. Cette compression de près de moitié a déterminé 43 inclinaisons difiTérentes de sens et d'intensité, et 22 plis distincts.
A Mons , l'allure est plus simple qu'à Charieroi , parce que la compression a été moins forte Ainsi, l'espace occupé par les couches de Mons a été réduit à 11,000 mètres.
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largeur actuelle du bassin^ de 14,000 mètres que devait avoir le développement des couches inférieures. Les plis sont principalement accumulés sur la lisière méridionale , où les allures dominantes sont des droits interrompus par cinq plis; de telle sorte qu'un même puits vertical, supposé assez profond, pourrait recouper six fois la même couche; vers la lisière du nord, les couches se relèvent en plats réguliers , sous des angles de 1 5 à 25 degrés.
Si, prenant ces diverses coupes transversales du bassin Belge, on pouvait se représenter chaque couche comme composée d'autant de plans, perpendiculaires au plan de section, qu'il y a de traces indiquées, chaque plan étant normal au plan de coupe, il en résulterait que tous les affleurements de la surface seraient représentés par des lignes parallèles. Une coupe faite en deçà ou au delà de la première, et comme elle perpendiculairement à la direction, présenterait par conséquent le même dessin d'allure. Il n'en est pas ainsi. Nous avons indiqué combien la coupe faite en travers, dans le bassin de Mons, différait de celle faite à la hauteur de Charleroi, différence naturelle, puisque le bassin ne peut avoir été comprimé également sur toute sa longueur, et que ces deux points sont très éloignés l'un de l'autre. Mais il n'est pas nécessaire d'espacer autant les coupes, pour trouver des différences considérables, et, pour bien comprendre comment les allures se modiâent, il est nécessaire d'examiner avec détail les mouvements des plis.
Les couches de houille sont souvent pliées sous des an-