‹ De la houilleChapitre 44 sur 116 · PLIS BT CONDITIONS DE L^ÂLLDRB DES COUCHES · texte numérisé non relu

PLIS BT CONDITIONS DE L^ÂLLDRB DES COUCHES

gles très aigus, ainsi qae ^indique ]a coupe verticale prise dans le charbonnage de bon accueil (PI. Y), aux environs de Charleroi. Si nous examinons le pli d'une couche, ce que les mineurs appellent le crochan, nous voyons que ce pli doit déterminer une sorte de gouttière qui suit une direction fixe, et qui, sur une coupe horizontale, pour* rait être figurée par une ligne. Cette ligne, qui résulte de rintersection des deux plans que sépare le pli, suit elle* même une allure particulière, caractérisée par sa direction et par son inclinaison ; c'est ce qu'on appelle Vennôyage du pli.

Les ennoyages, par suite de la superposition des couches et de Tembottement de tous les crochons les uns dans les autres, déterminent des plaus dont les traces sont représentées sur la coupe de bon accueil. Or, oes plans d'en-» noyage ne sont ni parallèles à la direction générale du bassin, ni parallèles entre eux.

Les plans d'ennoyage, n'étant pas parallèles, finissent par se rencontrer, et chaque croisement coïncide avec la suppression d'un pli. Dans la coupe des couches de bon accueil, si l'on voulait chercher les positions d'une couche supérieure ou inférieure à celles qui sont figurées, les traces des plans d'ennoyage permettraient d'en présenter l'allure probable. Ainsi, les traces d'ennoyage a 6, cd, ef, étant presque parallèles, indiquent des allures continues dans les couches superposées ou sous-jacentes , mais la ligne ef ne tarde pas à croiser la ligne 90, et, lorsque la jonction aura été faite , les seconds droits se trouveront

sspfirÛKS. De mèÊÊe^ b ligae •§ devant croiser b l^ae mk es #, les seconds droits ne scroot pivs sépaiés des pbfts ■ifénevs qve par m pli soiple.

Uans m bassin dont b brgenr est considérnhle, bs plis sont ordinairement très mnitipliés; bs ches penvent ainsi être ramenées pinsienrs fois à b Cve, et Fallore est alors caractérisée par b jaxfa-positîon d*nne série de plis en fond de bateau, raccordés par des pGB en selb. Dans lonte b bi^enr dn bassin de Cbar* broi, «ne même coucbe a été ainsi ramenée sept fois an joor, de manière à former, par les intersections de son pbn avec celoi de b snrbce, seiie lignes d^afflenrement distinctes.

Les ennoyages des plis étant généraleaMnt indinés, les crochons Tiennent afflenrer, et forment, snr le plan horizontal, des dessins en forme de V et d*N, analognes à cenx que préseoteot les coupes verticales.

L^ioclioaison d'on eonoyage ne descend qoe jusqu'à nne certaine profondeor, où elle est ordinairement airétée par on relèvement en sens inver^. Il en résulte qu'une coucbe est ployée dans le sens de sa direction au^ bien que dans b sens transversal. Si, par exemple, dans le basisin du nord de la France et de la Belgique, on trace des coupes ver* ticales esl-ouest , c'esl-à-dire parallèles à b direction « on obtient encore des plis accolés, analogues à ceux des coupes nord-sud. Il y a seulement celle diderence. que les coupes (ailes parallèlement à la direction présentent des angles beaucoup plus ouverts que ceux des plis

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versaux, c'est-à-dire que la compression exercée sur le bassin est beaucoup moins sensible dans ce sens que dans Tautre.

Aussitôt que Ton a réuni des données suffisantes pour tracer la direction et Tinclinaison des ennoyages des principaux plis, il est facile de tracer aussi Tallure présumée des couches d'un bassin. Il y a, en effet, une solidarité constante entre les lignes d'ennoyage et celles qui représentent les allures moyennes des couches ; on le reconnaîtra en examinant la figure 36. Le faisceau de couches, indiqué par cette figure en coupes horizontale et verticale, est plié de telle sorte que les traces des couches de houille affectent la forme d'N. Cette disposition est fréquente, non-seulement dans les allures des dépôts très comprimés, comme ceux de Belgique et du nord de la France, mais aussi dans nos bassins du centre, toutes les fois que les couches ont été l)loyées de manière à présenter deux fonds de bateau successifs et accolés. Ainsi, les couches d'Anzin ont été souvent citées comme un exemple classique, à cause de la netteté et de la régularité de leur ploiement en N ' ; mais , sauf cette netteté des crochons, qui ne se retrouve pas dans les plis des couches des bassins du centre, nous pouvons considérer la figure suivante comme représentant l'allure des couches du bassin de Brassac, à la hauteur de Megecosle et de Grosménil.

A la surface, les directions de ces couches se rapportent à

* Explication de la carte géologique de la France^ par MM. Dufrenoy cl Élie de Beaumonl, lome 1.

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dire dans une position perpendiculaire an plan, on obtient des lignes parallèles qui ne sont antres que les lignes d'ennoyage du pli de Grosménil. Joignant de même le point 0 dn plan au point 0' de la coupe, le point P au point P', le point S au point S', on détermine les lignes d'ennoyage du pli de Megecoste. On voit, dès lors, que, la coupe verticale étant donnée, si Ton connaît la direction et Finclinaison des lignes d*ennoyage, on peut construire le plan; et, réciproquement, le plan étant donné, si Ton connaît kl direction et Tinclinaison des lignes d*ennoyage, on peut en conclure la coupe verticale.

Les plans d*ennoyage sont à peu près parallèles dans Texemple qui nous occupe; ils peuvent ne pas Tètre, et leur rencontre coïncide nécessairement avec un changement d'allure. A ce point de croisement, une des lignes d^ennoyage arrive définitivement au jour, et Tun des plis cesse d'exister.

On remarquera, dans la coupe verticale de la fig. 36 , une circonstance essentielle, c'est que les véritables inclinaisons des couches n'y sont pas représentées. Ces inclinaisons ne peuvent, en effet, être fournies que par des sections perpendiculaires à la direction des couches; or, nous avons ici trois directions bien différentes, et la ligne ÂB, suivant laquelle est faite la coupe verticale, n'est perpen-* diculaire à aucune des trois.

En appliquant cet exemple de ploiement en N au bassin de Brassac, il ne faut considérer les lignes que nous avons indiquées que comme représentant des allures moyennes.

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