CUBAGB DES COUCHES DE HOUILLE
sins dont les débouchés ont été entravés par des difficultés de transport, comme dans les bassins d'Aubin (Aveyron) et de Bezenet (Allier). Lès couches des étages supérieurs qui occupent la partie centrale des bassins, et les relèvements latéraux des couches inférieures, sont le siège principal des exploitations actuelles ; mais, chaque année, les travaux pénètrent de plus en plus dans Taval pendage des couches, et, pour explorer les parties centrales, pour pénétrer dans les parties inférieures des thalwegs, il faudra descendre à des profondeurs dont ces travaux sont encore bien éloignés. A Saint-Étienne , il faudra aller à plus de mille mètres ; à quinze cents dans le bassin belge , probablement à deux et trois mille dans le pays de Galles; or, les houillères les plus profondes n'ont aujourd'hui que cinq à six cents mètres. Sera-t-il possible d'atteindre de pareilles profondeurs, et de tirer tout le parti convenable des richesses houillères que la nature a accumulées dans ces bassins ?
Ces approfondissements si considérables soulèvent les objections suivantes : 1* l'accroissement de la température du sol, qui est d'un degré par 30 mètres et qui (la température moyenne étant supposée à 1 0*) conduirait, pour 1,000 mètres à 40 degrés, pour 1,500 mètres à 55, et pour 2,000 mètres de profondeur à 70 degrés de chaleur; 2"* la difficulté d'extraire les matières et d'épuiser les eaux à de telles profondeurs, conune aussi d'y entretenir un aérage convenable ; 3"* enfin, celle d'y descendre journellement et d'en remonter une nombreuse population d^ouvriers.
310 ALLCftES ET àccïmart% »cs cocons m^ bocills.
KiaawwH» cliacaiie de ces objections; elles soai d* tasl plus sérîeQses que FapprofiMidîâseflieiit des mines aBgmfuff avec une telle rapidité , qo'en Tingt ans TacanDMBcment a atteint jusqu'à trais ceots mètres dans certains districts honillers, et qne Taveoir principal des eiLploitations n*est plos que dans la possibilité d'étendre les tnvaox en profondeor.
L'augmentation de b température des rodies a, sans aacon doute , une action réelle sur celle de Tair qui gîtcnle dans les galeries et puits de mine; mais; lorscfoe Taérage est sufifi^^ot, cette cause est peu à redouter : Tair froid qui entre dans les mines a promptement rafraîchi les parois , et , comme les roches sont de très mauvais conducteurs, elles peuvent à peine augmenter de quelques d^;rés la température de Tair ambiant. Les causes qui ne semblent, d'abord, qu'accessoires, telles que la combustion des lampes, la présence des ouvriers, réchauffement naturel de la bouille, ont une action bien plus énergique; aussi, quand on veut constater l'accroissement réel de température des roches, est-il nécessaire de mettre les thermomètres dans des trous de mine percés assez profondément; sans cette précaution, la température que Ton aurait mesurée en descendant dans un puits ne donnerait que le résultat des causes que nous venons d'énumérer. Ainsi, dans les mines d'Andreasberg au Harz, on descend jusqu'à 700 mètres environ, dans des travaux bien aérés, dont la température n'est guère différente de ce qu'elle est à 300 mètres ; mais, si Ton descend à 800 mètres , au