‹ De la houilleChapitre 56 sur 116 · SITUATION DES BASSINS HOUILLEBS · texte numérisé non relu

SITUATION DES BASSINS HOUILLEBS

insignifiants, qu'on peut le considérer comme inexploré. Dans le bassin du Gard, les travaux n'embrassent qu'une partie des terrains occupés par les concessions de la Grand'- Çombe, tandis que les parties non moins importantes de Bessège, de Rochebelle, etc., sont à peine en produit. La portion mise en valeur dans les bassins de TÂveyron, de Saône-et-Loire , de TAIlier, etc., est encore moins considérable, eu égard à l'étendue des surfaces houillères.

Il peut donc paraître extraordinaire que l'on se soit déjà occupé de poursuivre les terrains bouillers sous les dépôts secondaires et tertiaires, lorsque tant de terrains découverts restent improductifs; mais ce fait s'explique facilement lorsqu'on vient à considérer la position des houillères relativement aux lieux de consommation. La houille qui a parcouru 20 myriamètres sur les rivières ou canaux, 1 5 myriamètres sur chemins de fer, 5 myriamètres par voie de terre, a généralement plus que doublé de valeur. Il en résulte que , pour alimenter les principaux centres, de consommation , il y a un grand intérêt à chercher, même à très grands frais, le terrain houiller au-dessous des dépôts secondaires ou tertiaires.

Dans les bassins étendus et riches en couches combustibles, le coût d'an myriamètre de parcours suffit pour condamner à l'inaction des gîtes bouillers très puissants. Il y a donc, dans un même bassin, des parties qui sont forcées de limiter leurs extractions, d'autres qui ne peuvent rien extraire, tandis que dans quelques autres l'exploitation est poussée avec toute l'activité possible. Cet équilibre ne

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9'élablil dans chaque bassin que pour les qualités sembla* blesy car il existe des bouilles, hors ligue, qui peuvent supporter des frais de transports plus considérables. .

Ces avantages d'une bonne position géographique ont naturellement conduit à poursuivre le terrain houiller sous les terrains postérieurs qui le recouvrent. Les exploitatiens, une fois engagées dans ces parties recouvertes, se sont éloignées de plus en plus de celles qui se trouvaient à la surface, et Ton est arrivé, dans plusieurs localités, à foncer des puits sur les terrains secondaires ou tertiaires, et k des distances considérables des affleurements houillers, avec la certitude de rencontrer, à une certaine profondeur, le prolongement souterrain de ces affleurements. C'est ainsi que, dans le département du Nord, on a commencé les recherches sous les territoires de Fresne et Yieux-Condé, avant d'arriver à Ânzin ; qu'on s'est ensuite engagé de plus en plus vers l'ouest, à Denain, Aniche, et jusqu'au delà de Douai , à plus de 60 kilomètres des affleurements qui se trouvent sur le territoire belge.

Ces recherches ont entraîné des dépenses considérables, mais elles étaient justifiées par une grande consommation locale , et , à mesure que les besoins industriels se développeront dans les autres parties de la France, les prolongements recouverts des bassins de Sarrebruck, de l'Auvergne, de l'Aveyron, du Gard, etc., offriront le môme intérêt.

11 y a plus, dans certaines contrées qui ont un intérêt puissant à rechercher les combustibles , on a déjà posé la

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