RELATIONS DES BASSINS AVEC LES LIGNES DE FAITE
question de l'existence possible de la formation houillère, à son rang géognostique et au-dessous d'épaisseurs considérables de terrains secondaires. A Rouen, par exemple, on s'est occupé de réaliser cette idée de recherche, quoique Ton ait à traverser non plus seulement le terrain crétacé, mais aussi le terrain jurassique.
Nous consacrerons le chapitre suivant à Texamen de9 questions relatives à ces recherches des terrains houillers recouverts, en suivant Tordre naturel des idées, c'e9t-*àdire en étudiant les problèmes des limites souterraines des bassins en partie recouverts, avant de nous occuper de ceiix qui se rattachent aux recherches faites à priori et sans indices directs.
BelatloB» 4e« lÈ^^m^ hoDlllèrcn «Tee les lî^^mm ûe faite f lek thalweirs et les llunee ir^loii4«cs*
D'après ce qui a été dit dans le chapitre IV sur les conditions générales de forme et de structure des bassins honiliers, nous pouvons d'abord poser ce principe , qu'il existe pour ces bassins une configuration complète et normale, in<diquée, le plus souvent, par la disposition des afileurements. Ainsi, les affleurements des couches houillères ou des systèmes de roches pris pour horizons géognostiques doivent présenter des courbes fermées ; les épaisseurs des dépôts doivent décroître en se relevant vers les encaissements foffmes par le terrain de transition; enfin, en se dirigeant du centre des dépôts vers ces encaissements, on doit parcourir successivement les affleurements imbriqués des divers
324 DÉPOTS aOUILLKRS RECOUVERTS.
étages, depuis les plus supérieurs jusqu'à ceux de la base.
Si, par exemple, on présentait comme un bassin complet et terminé un faisceau de couches coupé comme Tindique la section verticale (6g. 37), les objections déduites du prin<» cipe précédent détruiraient évidemment cette hypothèse. Un terrain houiller ne peut se terminer ainsi, coupé verticalement en travei'S de la direction des couches et lorsque le système formé par ces couches est à son maximum d*épai^ seur ; si donc, une superposition de dépôts supérieurs venait couper à la surface les affleurements d*un terrain houiller ainsi disposé, on en conclurait que ce terrain se prolonge souterrainement au-dessous des dépôts superficiels.
Une fois qu'il a été ainsi reconnu qu*un terrain houiller s'engage sous des dépôts postérieurs, il se présente une série de questions sur retendue souterraine de ce terrain houiller , sur la direction que doivent suivre les couches , sur la profondeur à laquelle elles s'enfoncent , sur les lignes qui doivent les limiter.
Les premières solutions de ces questions sont indiquées tant par le prolongement des lignes de direction et d'incli* naison déjà reconnues, que par les constructions auxquelles conduisent le régime ordinaire des allures, la position du centre et des axes du bassin ; en un mot, par le tracé des coupes. Ces données sont d'une application journalière, même sur les portions de terrain houiller restées à découvert. On ne connaît, il est vrai, sur ces surfaces découvertes, que des tronçons des lignes géologiques ; car les cours d'eau, les alluvions, les constructions, les cul-