RELATIONS DES BASSINS AVEC LES LIGNES DE FAITE
tures obligent constamment à supposer des continuations d'allure qu'on ne peut suivre ; mais si les coupes hypothétiques d'un bassin recouvert, faites d'après les parties explorées, sont d'autant plus incertaines que Ton s'éloigne davantage des repères, toujours est-il qu'elles fourniront, pour les recherches, une première indication.
On ne peut évidemment poser aucune règle absolue pour
tracer les allures souterraines des terrains recouverts ; mais on peut indiquer quelques principes qui donnent aux études locales la direction la meilleure, et permettent d'utiliser tons les éléments qui peuvent aider an calcul des probabilités.
Ces probabilités résultent surtout de l'étude comparative des lignes géologiques, et des lignes que présente la configuration du sol.
Les surfaces houillères, si nettement caractérisées à l'époque de leur formation par leurs conditions d'horizontalité, devaient contraster d'une manière très précise avec les surfaces émergées et accidentées des contrées de transition. Ce contraste n'a pas toujours été complètement détruit par les révolutions postérieures, et l'on trouve encore des exemples nombreux de concordance entre la direction des couches d'un bassin et les crêtes de transition qui les encaissent. Souvent même cette concordance est rendue plus frappante par les soulèvements qui ont relevé et comprimé les dépôts houillers, et exagéré les saillies de l'encaissement des bassins. Il existe donc des rapports fréquents de parallélisme entre les crêtes ou lignes de faite, formées par les terrains de transition, et les thalwegs des vallées
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qui sillonnent le sol houiller. Ces thalwegs coïncident souvent avec les ennoyages des plis principaux.
Leis surfaces houillères sont généralement accidentées; mâts ces accidents, moins prononcés que ceux des montagnes de transition qui les encaissent, permettent quelquefois d*embrasser retendue houillère et de présumer les limites de son encaissement. Ainsi, lorsqu'on descendant des montagnes du Morvan on arrive au débouché des vallées, dans la belle et vaste plaine d*Autun, Tobservateur placé sur les derniers contreforts granitiques reconnaît Texistence d*un bassin géologique; il embrasse toute sa surface et pourrait en tracer les contours. Cette vaste plaine est, en effet, un bassin houiller, dont la partie centrale, recouverte par des alluvions, est à peine explorée, mais dont les relèvements latéraux sont bien connus par les exploitations d'Épinac, Sully, Chambois, Igomay, etc... Si un barrage venait mettre obstacle à Técoulement naturel des eaux de cette large vallée qui forme aujourd'hui le bassin de réception de TArroux , l'exhaussement de ces eaux formerait évidemment un lac encaissé par les relèvements granitiques, et dont les contours auraient encore les plus grandes analogies de forme et d'étendue avec ceux de l'ancien bassin de la période houillère.
Nous avons retrouvé la même disposition dans le bassin houiller de Belmez en Andalousie. Ce bassin est encore aujourd'hui une plaine peu accidentée, encaissée par les <srôtes parallèles et cambriennes de la Sierra-Morena et de la Sierra«de*Los-Santos. Lorsqu'au débouché des gorges d'Es-