BASSINS DE LA VEIIDÉE ET HE LA COMRÈZE
de bassins, assez importants par leur étendue, mais aujourd'hui en grande partie recouverts.
La direction du Bocage vendéen se continue d'une ma* nière évidente sur la lisière occidentale du plateau centrai; sur cette lisière, se trouve un bassin de grès bigarré, dont la petite ville de Brives occupe à peu près le centre, et autour: duquel on reconnaît un grand nombre d'affleurements houillers. Juillac, Donzenac, Alassac, Ceyrat, Brives et Lanteuil, sont des points qui paraissent marquer les limites d'un même bassin houiller, en grande partie recouvert par les grès bigarrés, et dont les houillères de Cublac marqueraient la lisière opposée. Ce bassin hypothétique de la Corrèze aurait plus de 50 kilomètres de longueur.
Les encaissements et les lignes géologiques semblent venir à l'appui de cette hypothèse, confirmée encore par les rapports de gisement qui , sur tout le périmètre du plateau central, existent entre le terrain houiller et les grès^ bigarrés. Malheureusement, les parties découvertes du ter*' rain houiller sont tellement pauvres en couches combustibles, que des recherches entreprises sous les grès bigarrés, tout en ayant la presque certitude de rencontrer le terrain ho ;n lier, ne paraissent avoir que des chances très médiocres de trouver des couches avantageusement exploitables.
On voit, d'après ces exemples, qu'il existe souvent detf concordances de gisement et de contours entref les bassintf houillers et les grès du trias; ces concordances ayant mémtf persisté, dans plusieurs cas, entre les bassins houillers et les calcaires du Jura, lorsque le trias vient à man<{uer. .
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Le bassin de rAveyron est probablement un nouvel exemple de ces relations de gisement : ce bassin, découvert sur une étendue considérable, disparatt vers le sud sous les dépôts du trias, et sous les calcaires jurassiques dont la superposition le coupe carrément au moment de sa plus grande largeur. Dans ces conditions, le meilleur moyen 4*apprécier Timportance du prolongement souterrain de ce bassin, serait de déterminer le centre des dépôts par Tétude de la partie découverte. Cette élude n'a pas encore été faite ; il est probable qu'elle conduirait à constater un prolonge* ment d'une étendue certainement inférieure à celle de la partie découverte, mais qui pourrait encore avoir une assez grande importance.
Lorsqu'un bassin houiller, en partie recouvert, ne présente pas celte régularité de contours et cette unité de forme qui permet d'en déterminer les axes; lorsque la superposition des couches n'est pas assez connue pour qu'on puisse en fixer le centre; lorsque, enfin, les lignes géologiques, non plus que les lignes hydrographiques , ne four- ](iissent aucune donnée qui puisse faire présumer l'allure des parties recouvertes, on ne peut plus que constater le fait du prolongement souterrain sans rien préciser sur l'importance de ce prolongement. Telles sont les conditions du bassin houiller du Gard, dont les limites sont complètement cachées, du côté du sud et de l'est, par des dépôts jurassiques et tertiaires.
EASSIM DU GâBD» 343
La région ' découverte de ce bassin se compose de deux parties distinctes, celle de Bessège, et celle de Portes où se trouvent les exploitations de la Grand'-Combe ; ces deux parties sont séparées par un promontoire granitique de 1 0 kilomètres de longueur, qui forme le trait principal des découpures de rencaissement. Le terrain honiller se contourne autour de ce promontoire, de manière à montrer que les deux régions de la Grand'-Gombe et de Bessège, réu-' nies du côté du sud, appartiennent réellement à un seul et même bassin ; mais ce terrain disparaît aiissitôt sous les dépôts jurassiques, qui sont eux-mêmes très rapprochés du promontoire granitique, de manière à ne laisser afQeurer qu'une zone houillère assez étroite.
L'importance de la partie souterraine du bassin est mise en évidence par cinq Ilots sporadiques qui se montrent au milieu des terrains jurassiques, et sont formés par les relèvements de plis en selle du terrain houiller. C'est ainsi que Tllot houiller de SaintrJean-de-Yaleriscle, sillonné par la vallée de TAuzonet, démontre l'extension du côté de l'est, sans rien préciser sur la position des limites; du côté de l'ouest, la zone, longue et étroite, formée par les relèvements de Malataveme, indique que ces limites diffèrent peu de celles du terrain jurassique. Enfin, du côté du sud^ les Ilots successifs du Masdieu, de Cendras et de Rochebelle, prouvent que, dans cette direction, la prolongation^ souterraine du bassin dépasse 1 2 kilomètres.
L'ensemble de ces caractères parait indiquer que \e terrain houiller s'étepdrait au moins jusque vers Alais et
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Saînt^Ambroix, c'esfr-à-dire qoe la surface de la partie souterraine da bassin serait environ double de celle que présente la partie découverte. Cette extension souternBÛne ressort teUement de Tétude géologique du sol , que les concessions, tracées depuis longtemps, ont embrassé la plus grande portion du terrain hoailler recouvert. . La forme découpée du bassin du Gard doit être atlrttmée, en grande partie du mmus, aux mouvements postérieurs qui ont accidenté sa surface. Ainsi, le cap granitique qui le divise, depuis Clament et Peyremale jusque vers le Masdieu, paraît résulter d*un soulèvement qui aurait rejeté lea couches houillères à Test et à Touest, et qui se contianorait souterrainement jusqu'à Textrémité du bama. Getl6F ligne de soulèvement se trouve indiquée par les sailKeB des Ilots hottiUers du Hasdiea et de Rochdielle au milieu des terrains jurassiques, et, comme elle traverse le bassra à •peu près dans son milieu , il en résulte que Tensemble des couches houillères aurait été ployé en forme de selle au Ueu d*étre fdoyé en fond de bateau comme dans la plupart des cas.
Les recherches des parties de dépôts houillers que nous supposons enfouies au-dessous des terrains secondaires, peuvent être placées dans deux conditions bien distinctes^ La première comprendrait toutes les recherches iAtérieures, c'est-à-dire qui seraient entreprises sur des pcûnts situés en dedans des portions houillères découvertes : c'est celle qui offre les chances les plus certaines ; la seconde comprendrait les recherches extérieures situées en dehors des