RÉGION DE RIVE-DE-CIER
grande masse; les grès dont il est composé sont généra* lement fins comparativement à ceux qai se trouvent audessous, entre la grande masse et les bâtardes.
On voit que Tensemble total des couches de Rive-de* Gier, depuis la grande masse jusqu^à la Bourrue et la Gentille, se trouve compris dans un faisceau de dépôts arénacés dont répaisseur est de 1 00 à 1 50 mètres.
Examinons maintenant Tallure générale de ces dépôts: elle est, ainsi que nous Tavohs dit précédemment, très simple et en fond de bateau ; le pendage nord est géné« ralement peu incliné, tandis que celui du sud est déterminé, vers Rive-de-Gier, par un relèvement très brusque.
Mais cette allure ne se borne pas à deux pendages opposés , réunis par un fond de bateau ; elle subit des inflexions prononcées qui déterminent des contre-peu* dages. Ainsi, vers la vallée de Dorlay, la coupe transversale se compose de deux fonds de bateau accolés. En outre, H existe des ondulations de même nature, suivant la direction ; de telle sorte que Ton pourrait croiro, quelquefois, qu'un relèvement va terminer Tallure, lorsque, bientôt, une inclinaison inverse vient, au contraire, donner Tespoir de sa continuité.
Malgré toutes ces inflexions, on aurait pu facilement résoudre tous les problèmes que présentent les couches da bassin, si des failles nombreuses et importantes n'eussent opposé des difficultés bien plus grandes. Ces failles, comme dans presque tous les bassins, appartiennent à plusieurs systèmes de directions, et très souvent elles se croisent
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RÉGION DB RIYE-DE-GICR. 377
Vers la Grând'-Croix, les travaux établis dans la grande masse ont été limités, suivant la direction, par un relèvement de la couche amincie, terminé par une faille. Cette concordance, d'une courbure en allure de fermeture, avec un étranglement de puissance et une faille, fit conclure que le bassin de Rive-de-Gier se terminait réellement en ce point, et qu'il était illogique de rechercher la couche au-delà de la faille. Lorsqu'on vient à examiner de près cette opinion, on la trouve bien faiblement établie, mais elle était appuyée par quelques considérations théoriques sur la concordance de cette limite avec le relèvement du sol, et par la proximité de la ligne de partage des eaux de la Loire et du Rhône, ligne qui devait, disait-on, indiquer un relèvement intérieur du terrain primitif. On s'appuyait encore sur les perturbations nombreuses qui font varier les inclinaisons, et qui sont mises en évidence par les tranchées du chemin de fer. Ou ne remarquait pas que cette accidentation , résultat d'une série de soulèvements en forme de selUsj détermine autant de pendages dans un sens que dans l'autre, et que si la cessation du bassin devait être attribuée à un relèvement du primitif et à sa proximité de la surface, l'allure eût présenté, comme vers Tartaras, un régime régulier de pendages inverses, un amincissement graduel des couches, et un relèvement des bâtardes et des sousbâtardes.
Cette opinion, qui limitait les exploitations en créant une vaste lacune stérile, convenait aux exploitants de Rivede-Gier et de SaintrÉtienne , puisqu'elle diminuait le do-