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« prise entre Saint-CbamoDd et la Grand'-Croix , ten* <K (Iraient au contraire à faire présamer que les couches « de Rive-de-Gier n'existent plus dans cette localité, car « les puito Saint-MarcelHu et Saint^Jean, creusés an terri* « toire de Combe-Rigal et du Plat-de-Gier, sont jMirveniM ^ aujourd'hui à plus de 400 mètres de profondeur, sans « avoir rencontré aucune couche exploitable. »
Ce passage a Tavantage de poser parfaitement la question, et de résumer les objections présentées contre la continuité des couches de Rive-de-Gier sous les territoires de Saint-Chamond et de Saint-Étienne ; or c'est précisément cette continuité que nous nous proposons de démontrer.
Sans examiner encore la structure de l'ensemble du bassin, qui intéresse à un si haut degré l'avenir des exploitations, ramenons la question à sa plus simple expression, qui est celle-ci : les couches qui forment le système de Rive-de-Gier se prolongent-elles au-delà des pointa où elles sont exploitées actuellement, c'est-à-dire au-delà de la Grand'-Croix ?
L'allure de la grande masse, citée par M. Meugy et dont il tire une conclusion négative, n'est assurément pas sans importance : cette grande couche, qui a 8 à 1 0 mètres de puissance à Rive-de-Gier, va toujours en s'amincissant vers Tartaras ; elle n'a plus qu'un mètre à son affleurement, et c'est bien là, en effet, l'allure d'une couche qui finit naturellement. Mais cette allure est précisément inverse vers Saint-Chamond ; la puissance se développe d'une manière continue jusqu'à 18 mètres, et le nerf blanc qui la se-
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pare en deux se développe lai-méiDe jusqu'à 40 mètres. Le rétrécissement cité vers la Grande-Croix n*est qn^on bit isolé, et qoi peut, à la rignear, s'expliquer par Texistence même de la faille, les failles étant souvent précédées par des étranglements et même par des crains ; mais prenons la grande couche sur un point plus rapproché de Saint- Chamond, à la Gourle : ici, il y a un élément qui manquait à M. Meugy ; lorsqu'il fit son mémoire, le puits du Chêne n'avait pas encore trouvé la grande masse, et, probablement, s'il eût connu la coupe de ces travaux , ses conclusions eussent été différentes. Les travaux de la Gourle ont démontré que, sons le territoire de la Peronnière, la couche se dirige régulièrement suivant Taxe du bassin, c'estrà-dire parallèlement à la vallée du Gier, et la coupe transversale (PI. D) fait apprécier le développement remarquable qu'elle atteint. Certes, une pareille puissance de couche, dans un bassin aussi régulier, ne peut pas se terminer brusquement suivant la direction de TEst, tandis que sa direction dn côté de TOuest aurait 1,500 mètres de continuité, avec une épaisseur graduellement décroissante.
Doit-on encore, après cette découverte, reporter la limite du bassin de Rive-de-Gier, entre la Gourle et Saint-Chamond?
Les puits Saint-Jean-Plat-de-Gier et Saint-Marcellin n'ont pas encore trouvé la grande masse ; mais, au point où sont arrivés les travaux du puits Saint-Jean, il est évident qu'ils la rencontreront, développée ou dérangée, peu importe. Ces puits ont traversé plus de 400 mètres de terrain stérile ;
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cela est vrai, mais ce terrain stérile est parfaitement connu comme étant supérieur au système des couches de Rive-de- Gier.
Si nous parvenons à démontrer les propositions que nous venons de poser, la question de continuité sera bien près d'être résolue. Mais, pour arriver à cette démonstration j il nous faut connaître le système des couches de Saint-Étienne, étudier toute l'épaisseur des dépôts houillersy et pouvoir établir une coupe complète du terrain. Nous laisserons donc un instant cette question importante, pour examiner ce qu'on appelle le bassin de Saint-Élienne, lequel comprend toute la partie du bassin de la Loire située à l'ouest de la division que nous avons tracée (PI. XII) de Sorbier à Roche-Taillée; puis nous reviendrons dans la région centrale, ou de Saint-Chamond , qui contient, comme on le voit, la solution du problème.
BéirioB de Saini-Étleiiiie.
Transportons-nous à Saint-Étienne -, nous voici au centre d'un bassin tout à fait nouveau .'Autant il y avait, à Rivede Gier, de simplicité dans l'allure et dans la classification des couches, autant nous trouverons ici de complication. Les couches sont multipliées, leur accidentation est tellement prononcée et complexe qu'on ne peut en suivre la stratification, et que, dans aucun centre d'exploitation, on n'a pu établir l'équivalence des couches avec celles des exploitations voisines.
La richesse du bassin stéphanois est immense, et pour
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en aTOÎr idée , il fanl le parcoorir 80D axe, eo Iraversaol, par exemple, les concessioDS de Terre-Noire, de Meons et de la Qiazotle. Oa bien encore, il fout éiodier les pentes de certains relèTements, tels que celles de la colline du bois d'Âveize, oa les versants de certaines vallées, tels qne ceux des vallées du Clnzel oa de la Ricamarie.
Suivons ane coupe transversale, en prenant poar point de départ la montagne du bois d'Âveize. Cette montagne, placée entre les deux concessions du Janon et de Terre- Noire, auxquelles son point culminant sert de ligne de séparation, présente, sur ses versants, une suite de lignes convexes et concentriques d'affleurements, qui ont fait donner au pays ce nom de Terre-Noire.
L'allure des couches qui affleurent ainsi autour de la montagne est assez fréquente autour de Saint-Étienne ; elles plongent en sens inverse des versants. Cette disposition résulte de ce que la montagne du bois dWveize se trouve précisément sur l'axe du ploiement principal du bassin et que les couches y forment un pli en fond de bateau. De plus, ces couches sont précisément les couches tout à fait supérieures, et leurs inclinaisons, soit qu'on se dirige vers le nord ou vers le midi, se maintiennent dans le sens indiqué par les pendages de la montagne d'Aveize (PI. XV).
Il existe cependant une diflerence entre les deux pendages : en allant vers le nord, les inclinaisons indiquées par la coupe sont assez faibles; elles dépassent rarement