ÉTUDES SLE LE BASSIN DB LA LOIBE
semé de taches ferrugineuses. Vient ensuite la couche dite du bon menUf de trois mètres d'épaisseur, et qui a été la plus exploitée à cause de sa qualité supérieure pour les usages de Torge. La petite couche de 1",50 est la cinquième, et précède la grande couche d'Aveize, dont la puissance est de 7 mètres. Le système se termine par la couche de$ iroii planches, ainsi nommée parce qu'elle est divisée en trois parties par des schistes interposés; enfin, les petites veines constituent une même couche, divisée en deux par une barre. Les épaisseurs réunies des trois planches sont de 4",50 et celles des petites veines sont de 1",80.
Tel est le système des couches d'Aveize proprement dit ; nous y ajouterons la couche de$ Rocheltes, de 7 mètres d'épaisseur, qui a été reconnue en profondeur et dont Tafileurement a été rejeté plus au nord par une faille. Cet ensemble de couches, dont les épaisseurs réunies donnent plus de 36 mètres de houille exploitable, se trouve dans un système d'alternances de grès et de schistes dont la puis^ sance est d'environ 300 mètres. La houille y est remarquable par ses qualités favorables à la fabrication du coke.
Ce système est celui des couches supérieures; il n'occupe qu'une partie très circonscrite de la surface du bassin, soit ea longueui, soit en largeur, et on peut le suivre depuis la montagne de Terre-Nnoire jusqu'à la Chauvetière. En dehors de cette ligne centrale qui marque l'axe des dépôts, les couches supérieures n'existent plus, et l'on ne rencontre que des couches inférieures. Si Ton pouvait supprimer, par la pensée, les failles qui ont disloqué le ter-
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rs\in et porté ces couches sapérieures à des niveaux très d^rérents, on verrait qu'elles devaient former un bassin elliptique très allongé, dans les limites indiquées par la PI. XII, et ayant environ 8,000 mètres de longueur sur .1,200 de largeur. Ce bassin, au lieu de se trouver dans le milieu du bassin principal, est, comme on le voit, très rapproché de la lisière sud ; de plus, les failles en ont accidenté la stratification de telle sorte que, sur chaque versant que présente la surface, il a fallu chercher à établir la série des couches par la comparaison de leurs caractères minéralogiques, des circonstances de leur gise-^ ment et de Tordre de leur superposition. C'est ainsi que, près des hauts fourneaux du Janon, sur le versant sud de la montagne d'Aveize,'on exploite une grande couche fortement inclinée qui, d'après sa position, semblerait être le relèvement de la couche du Mouriné, mais que l'on suppose être, en réalité, la couche des Rochettes.
Au système supérieur du bois d'Aveize succède le système moyen, que l'on peut appeler de Côte-Thiolière du Treuil et de Bérard. Ce système se compose d'une série de neuf couches qui, depuis trente ans, ont été les plus suivies par les exploitations groupées autour de Saint-Étienne ; ces couches sont numérotées de un à neuf à partir de la plus élevée dans la série.
C'est dans la plaine du Treuil, au nord de Saint-Étienne, plaine qui, outre la concession de ce nom, comprend cellede la Roche, la plus grande partie de celle de Bérard et la^ portion de Ja CQncession de Tejre noire appelée le Gagne-
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Petit, qae ce système des conches moyennes est le plu exploité et le mieax connn. L'allure générale du plan de la stratification est telle qu'on peut la comparer à la moitié d'un immense cône tronqué, dont la projection horizontale serait un demi-cercle grossièrement dessiné. Une grande faille, qui détermine une zone stérile de 4 00 à 200 mètres de largeur et qui a relevé les couches jusqu'au jour, forme le diamètre de ce demi-cercle. A partir de cette fiûlle, reconnue sur près de 3,000 mètres de longueur, les couches s'enfoncent, en formant des nappes coniques découpées par des failles de moindre importance qui circonscrivent divers champs d'exploitation.
La direction de la grande faille est du S.-E. au N.-O. et, à l'ouest, se trouve la grande plaine du Treuil dans laquelle viennent affleurer les cinq premières couches supérieures. L'inclinaison est assez forte près de la fiedlle, elle atteint 30® ; mais elle diminue rapidement à mesure qu'on s'en éloigne, de telle sorte que la plaine présente les plus belles allures en plaleure qu'on puisse citer dans le bassin (PI. XVI).
Le puits des Flaches est très rapproché de la grande faille, et à peu près au milieu, de telle sorte qua l'allure générale des couches représente une série de demi-cônes très évasés, emboutis les uns dans les autres, et dont les demicercles auraient leurs centres sur un même axe vertical, situé vers ce puits des Flaches. Trente-et-un puits ont été foncés dans ce système de couches ; la moitié seulement ont franchi la cinquiàae et pénétré jusqu'à la septième.
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Le système du Treuil est le mieux connu des trois qui constituent la formation de Saint-Étienne ; c'est en môme temps celui qui peut fournir les meilleurs termes de comparaison pour le classement des couches dans les autres parties du bassin. Nous entrerons donc dans quelques détails sur les couches qui le composent.
La première, dite rasarole ou première crue^ a peu d'importance; son épaisseur n'est que d'un mètre au plus, et elle ne fournit qu'un charbon cru ou nerveux, sans valeur dans la localité. La seconde, dite la crue, est aussi de qualité inférieure; elle a de 0",âO à 1"',20 et se trouve généralement très rapprochée de la première, dont elle s'éloigne de 8 mètres au plus.
La troisième est importante, d'abord par sa puissance qui est de 3 à 5 mètres et qui dépasse 6 mètres à Côte- Thiolière, ensuite par sa qualité, qui est celle du demimaréchal ou bonne seconde de Saint-Étienne. Ses affleurements, situés à 800 ou 1,200 mètres du point central, décrivent divers festons sur les coteaux du Treuil, et sont marqués par les traces de nombreuses fendues ; presque tous les puits traversent cette couche, qui fournit un exem« pie frappant du gaspillage des premières exploitations. Après n'avoir attaqué que les 2 mètres adhérents au mur, on a laissé le toit supporté par des piliers affaiblis et en grande partie écroulés, de telle sorte qu'il est aujourd'hui bien difficile d'entrer dans toutes ces mines; le feu y existe d'ailleurs sur un grand nombre de points.
La quatrième couche, de 1",20 à 2*, 50 de puissance,