‹ De la houilleChapitre 85 sur 116 · ÉTUDES SUR LE BASSIN DE LA LOIEB · texte numérisé non relu

ÉTUDES SUR LE BASSIN DE LA LOIEB

de-Gier et le système de Firminy, qui Tup et raotre seraient inférieurs aux grès rouges qui supportent la formation de Saint-Etienne, existe-t-elle en réalité? Si Ton prend pour point de départ la couche du Breuil qui représenterait la grande masse, les couches du puits Saint- Charles seraient les bâtardes, et les couches des Planches, représenteraient la Bourrue et la Gentille, plus développée^ et améliorées en qualité aussi bien qu'en puissance. Mais les couches delà Malafolie, situées en avant île celles du Breuil, ne sont-elles pas supérieures et ne viennent-elles pas rompre Tanalogie? Nous ne le pensons pas, parce que nous assimilons la grande couche de la Malafolie à celle du Breuil, et les deux couches inférieures, à celles du puits Saint- Charles; seulement, les couches de la Malafolie ont été rejetées en avant par une grande faille, dont la faille des Maures est un exemple. Ici le rejet horizontal serait encore plus considérable ; mais nous l'admettons, parce qu'il n'est pas possible qu'une couche aussi puissante que celle du Breuil soit instantanémeut perdue : or, où la retrouver, si ce n'est à la Malafolie où elle se montre avec ses deux petites couches sous-jacentes?

Comme il faut tirer parti de tous les indices, nous signalerons encore la structure maillée du charbon à la Malafolie. Les délits naturels y sont clivés et striés obliquement à la stratification, et ces caractères, imprimés sur presque tous les fragments, indiquent un charbon qui a subi des mouvements et des pressions considérables.

Une seconde objection se présente , c'est la non exis^

RÉGION DE 8AIMT-ÉTIENMB. 401

tence des affleurements du système inférieur sur la lisière méridionale du bassin, au-dessous des grès rouges; mais elle tombe d'elle-même, si Ton étudie la construction de la formation de Saint-Étienne qui, sur la lisière méridionale, recouvre évidemment celle de Rive-de-Gier. En d'autres termes, les deux bassins ont été excentrés, et le bassin supérieur a débordé sur la limite méridionale du bassin inférieur. Les mouvements du sol qui ont eu lieu entra les deux formations de Saint-Étienne et de Rive-de-6ier sont d'ailleurs attestés par les gros conglomérats signalés à la base du syslème de Saint-Etienne, et le déplacement de l'axe des dépôts, vers le sud, a été une des conséquences de ces mouvements.

(La carte (PL XII) indique notre hypothèse dans tous ses détails, par le tracé des quatre étages superposés qui ont rempli le bassin.)

Mais si les affleurements du système de Rive-de-Gier ont été recouverts sur la lisière sud, ceux de la lisière nord ont dû rester visibles ; aussi les avons-nous déjà signalés vers la Tour-en-Jarest , où ils sont représentés par le système carbonifère de Bavard. Nous l'avons vainement cherché, il est vrai, le long du chemin de fer d'Andrézieux, mais là, le terrain est trop peu accidenté, trop couvert par la végétation et les terrains meubles de la surface, pour que l'on puisse en conclure aucune objection ; d'autant plus, qu'au-dessous des couches de Roche-la-Molière, et au-dessus des conglomérats de la base, on connaît encore un système carbonifère non exploré ^ dont la posi-

Page 1