‹ De la houilleChapitre 87 sur 116 · RÉGION DE SAINT-CHAMONO · texte numérisé non relu

RÉGION DE SAINT-CHAMONO

paraissait établie sur aucun fait probant, et qu'elle était combattue surtout par les ingénieurs qui avaient étudié le terrain pas à pas, comme M. Brochin. En effet, dans cette région, on voit tous les dépôts qui forment le système de Rive-de-6ier disparaître sous une assise de grès rouge qui affleure transversalement dans toute la largeur du bassin, et qui forme la lisière de la seconde formation, suivant le périmètre indiqué par la carte. Ces grès rouges, qui reproduisent les caractères des grès du Chambon, viennent affleurer précisément vers la limite méridionale de la concession de la Peronnière. Prenant ces grès pour horizon géognostique , on devait donc trouver au-dessous, dans la concession de la Peronnière, tout le système des couches de Rive-de-Gier : la grande masse, les bâtardes et les sous-bàtardes , tandis qu'au-dessus on devait rencontrer le système des couches de Saint-Etienne. Or, ce système de Saint-Étienne existe en réalité à Saint-Chamond, au-dessus des grès rouges; il est exploité à Lavieux, à Lavarizelle, à Rigodin, et si les puits de ces diverses exploitations étaient foncés à une profondeur suffisante, ils rencontreraient les couches du système de Ri ve- de-Gier.

Telle était la théorie qui fut vivement discutée ; voyons ce que démontrèrent les faits.

S'il eût été vrai que le bassin de Saint-Étienne fût séparé de celui de Rive-de-Gier par un relèvement du terrain primitif, ceux qui foncèrent des puits pour rechercher la grande couche de Rive-de-Gier au delà des limites qu'on lui assignait, devaient rencontrer les brèches inférieures du terrain

Page 1