‹ De la houilleChapitre 96 sur 116 · ÉTUDES SUR LE BASSIN DE LA LOIEK · texte numérisé non relu

ÉTUDES SUR LE BASSIN DE LA LOIEK

En comparant les moyens d^extraction el d^épûisement mis en nsage dans le bassin de la Loire à ceax des mines belges et anglaises, à ceux des mines d'Anzin, etc., on re* connut combien les méthodes étaient vicieuses; on vit que les exploitants abandonnaient les menus dans les mines, qu'ils sacrifiaient souvent la moitié el les trois quarts des couches quand ils les trouvaient trop médiocres à la vente; nulle marche uniforme ne réglait les exploitations, nul souci de l'avenir, tout était sacrifié au bon marché et à la vente du moment.

Le remède était difficile, l'administration restait impoissante; les détenteurs, presque tous embarrassés, ne- l'étaient pas moins. Les antipathies personnelles rendaient toute association impossible; il fallait que les concessions changeassent de main.

C'est ce qui fut fait en 1838 et 1839, par la mise en société de presque toutes les concessions. Rive-de-Gier, qui de temps immémorial envoyait ses produits à Lyon, y trouva des acheteurs pour ses mines, et Saint-Étienne fut bientôt entre les mains de sociétés parisiennes. A cette époque, quelques abus eurent lieu, sans doute; mais un immense bien fut créé. On construisit du matériel ; on améliora les méthodes d'exploitation ; le chemin de fer se ramifia par des embranchements importants ; des chemins vicinaux furent Créés.

Mais si la production fut plus convenablement armée, les inconvénients du morcellement et de l'isolement ne se tirent sentir qu'avec plus d'énergie, et bientôt il n'y eut plus

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