DIVISION DU BASSIN EN CONCESSIONS
de saint que dans rassociation ^ II se forma bien des syndicats de venle, auxquels chaque société dut fournir ses produits, dont Timportance fut fixée à Tavance suivant ses moyens et son capital ; mais ces sociétés laissaient encore en dehors d'elles des concessions dissidentes, et, si elles amé- Jiorèrent la situation, elles n'arrivaient pas à une organisation complète, puisque la production restait toujours dans le même isolement. Enfin, en 1845, vingt-sept concessions, formant une superficie de 4,700 hectares, se réunirent en une seule compagnie. Ces concessions étaient les plus productives de toutes, et leur association souleva beaucoup de réclamations auxquelles la nouvelle compagnie ne répondit que par Texposé des faits : de 1 824 à 1 845, pendant vingt et une années, le bassin avait extrait 184 millions de quintaux métriques, et, sur ce nombre, 1 59 millions seulement avaient été vendus avec un bénéfice de 0,08 ; le reste avait constitué Tensemble de l'opération en perte. 23 1/2 concessions seulement avaient réalisé un bénéfice de 640,000 fr, par an, soit 27,000 fr. par concession ; 38 1/2 avaient occasionné des pertes qu'on n'avait pu constater, mais que chacun savait être considérables. N'était-il pas permis, dans une situation pareille, de se réunir, lorsque l'union seule pouvait assurer le sahit, et devait-
* En iSil, la condition des compag::ies d*expIoilation s'était encore empirée, comparai! vcment k ce qu'elle était précédemment; il y avait seize concessions en bénéGces et quarante-cinq en perle. Il fut extrait, pendant celle année, 11,048,000 quintaux, dont 4,818,000 se sont vendus avec 390,000 francs de bénétice (0,087 par quintal), et 6,230,000 se sont vendus avec perte de 890,000 francs (soit 0,130 par quintal).