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CHAPITRE III

Jéjunostomie et duodénostomie.

Comme la jéjunostomie, la duodénostomie réalise le repos de l'estomac el permet l'alimentation du malade par une voie dérivée.

C'est Braune qui exécuta la première duodénostomie, mais craignant l'ouverture du péritoiñe, il suivit la voie lombaire qui ne tarda pas à tomber dans l'oubli et Langenbüch, en 1879, prit la voie transpéritonéale suivie en 1884 et1887 par Southam et Jesset.

Depuis, la duodénostomie a été pratiquée un certain nombre de fois, mais il faut bien le dire, malgré les efforts de M. Hartmann, elle a été abandonnée par la plupart des chirurgiens. M. Hartmann seul, peut-être, lui reste fidèle. Au premier abord, la duodénostoiie paraît avoir un certain nombre d'avantages sur la jéjunostomie. Elle ne supprime pas, en effet, la digestion duodénale, elle permet aux ré- Îlexes duodéno-pancréatique et duodéno-hépatique de se : produire et il semble que la sécrétion biliaire et pancréatique soit plus active : de plus elle a la prétention d'éviter la déperdition des sucs de l'intestin.

Ces avantages sont plus théoriques que réels : il ‘est

certain qu'après jéjunostomie, la digestion se fait d’une façon normale et complète comme le prouve l'état des fèces et l'augmentation de poids des opérés. C’est qu’en effet, lorsque la continence est parfaite, et elle doit l'être, il n’y à déperdition ni du-suc pancréatique, ni de la bile et dès lors, l’action de ces liquides n’est point perdue et con-

binue à s'exercer.

A côté avantages hypothétiques, la duodénostomie possède des inconvénients sérieux : la bouche duodénale

sera souvent trop proche de la lésion gastrique et trop éxposée par Conséquent à l'envähisseiént secondaire, dans bien des cas il ser même imbpôossible d'améner 18 duodéniüm à lä paroi ét de le fixer, à cause dés adhérentes nombreusés qui l’immobiliseront ei fêmié temps qué lé pylore. À la duodénostoiüie, en Gutfe, n’est applicable que lé procédé de 14 bouché latérale siple qui n'assure pas la continence d’une façon constante et ne met pas à l’abti du réflux de la bile (lémoin le cas dans lequel Tuflier fut obligé de recourir à la jéjunostomie secondaire). Enfin, il est difficile de soutenir que l'opération soit aussi simple

aussi certaine dans ses résultats que la jéjunostomie.

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