L'ART
important où il recueille vingt-deux observations. En 1903, il reprend encore une fois la question, insiste sur la bonté des résultats opératoires, et étend les indications de la jéjunostomie. Il rapporte dans son article un lotal de vingt-sept cas de cancers pour lesquels il a pratiqué la jéjunostomie. Pour Maydi, la jépunostomie ne doit plus être une opération faite i7 exlremis, un pis-aller, parce que toute gastro-entérostomie est impossible; elle doit constituer une intervention de ehoix et non de nécessité. « La jéjunostomie, par le nombre de cas auxquels elle peut s'appliquer, par la sécurité de la méthode ,par sa facilité d'exécution, même sans anesthésie, par sa faible mortalité, par le bon fonctionnement de la fistule, par la durée de la survie, par la garantie qu'elle donne contre la récidive de la sténose, doit être préférée à la gastroentérostomie et considérée comme lopération palliative de choix, quand il s’agit d’une sténose pylorique d’origine cancéreuse"».
Dès 1897, Maydi applique la jéjunostomie à certaines formes d’ulcères de l’estomac, avec des résultats excellents, elle est pour lui l’opération la plus rationnelle et la moins dangereuse.
En 1894, Albert, de Vienne, publie deux observations de jéjunostomie d’après un nouveau procédé qu’il décrit longuement. k
L'année suivante, en 1895, von Eiselberg applique à la jéjunostomie le procédé de Wilzel. À plusieurs reprises, dans des travaux nombreux et aux différents congrès de : chirurgie il expose ses vues sur la jéjunostomie et en donne les indications. Sans aller aussi loin que Maydl, il
be
la considère comme une bonne opéralion palliative de second ordre dans le cancer de l'estomac, comme une opérallon capable de donner de bons résultats dans certaines variétés d’ulcères pepliques, comme l'opération de choix dans les brùlures de l’'æsophage et de l'estomac.
En 1896, Karewski adopte le procédé de Witzel, sans savoir que Eiselberg l’a déjà employé et publié un travail sur son application dans le Berliner klinische Wochenschrift.
En 1898, paraït la thèse de Scholz, thèse un peu courte, à la vérité, où l’on trouve un historique rapide, incomplet et inexact dans certains points de la question. Scholz attribue la première jéjunostomie à Golding Bird, bien qu'il paraisse connaître l’article de Surmay, paru en 1878 dans le Bulletin général de thérapeutique.
Henle et Heidenhain, en 1898 et 1899, appliquent la jéjunostomie latérale à des hématémèses aiguës avec un succès relatif.
En 1899, Zimmeister associe la jéjunostomie à la gastroentérostomie et obtient la guérison de son malade, aiteint d’une sténose cicatricielle du pylore el du cardia.
Heuck, dans un article du Peitrage zur clin. chirur., 1902, expose ses idées sur la jéjunostomie. Pour lui, elle doit être réservée aux cancers de l'estomac inopérables, dans lesquels la gastro-entérostomie n’est pas possible, aux brûlures de l’œæsophage et de l'estomac, pour lesquels il associe volontiers la gastro-entérostomie et la jéjunositomie à certaines sténoses du pylore et du cardia. C’est le procédé de Eiselberg-Witzel qu'il préconise.
Après Hahn, après Maydl, Neumann, peu satisiait des