‹ De la justice la révolution et dans l'église; (volume 2)Chapitre 18 sur 46 · SS · texte numérisé non relu

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Carihage» décapité en 258. les mArtyrs receroir dans kum cachots la Tîsite des Msurj, et, tout couverts du sang de leurs tortures, les embrasser en Jésus^^hrist et Cupiion, au grand scandale du chaste évêque.

Je sais bien que l'Église dite orthodoxe décline la responsabilité de ces aberrations, qu'elle rejette sur V hérésie^ Vais vous avouerez. Monseigneur, que la pensée première de votre Église fut communiste, son idéal communiste, son administration communiste, ses repas même communistes; et quand j'ajoute que l'amour y fut aussi communiste, qu'il ne cessa de l'être que lorsque les repas et l'autorité furent sortis de l'indivision , je ne fiais que tirer la conséquence du principe qui pendant la première période régit la secte, et rappeler une pratique dont la longue durée accuse l'universalité originelle*

Ainsi, ce n*est t>as comme honteux que le christianisme condarqne d'abord l'amour libre : le décret du premier concile, l'épître de Jude et l'Apocalypse le prouvent; c'est uniquement comme incompatible avec la propriété, l'administration ecclésiastique, le respect du gouvernement. Le concile apostolique avait défendu le commerce avec les filles de Vénus en raison des viandes offertes à la déesse; maintenant le chef de l'apostolat défend la communauté des amours par respect pour les mœurs de l'empire. A travers ces restiictions, on vt»it que le principe ne change pas : la vraie foi du chrétien est que l'amour, comme le travail et la propriété, d >it être commun. Si Pierre et ses successeurs y dérogent, c'est aiïaire de police et de circonstance, qui ne change rien à l'esprit de l'Évangile et aux tendances de l'Église, n'affecte en rien l'essence du dogme.

Avec Pier^re et sfis acolytes, noi)S voici donc arrivés au^

concubuiai. Gomment les apAlres du Christ , miltni dé morale, ne crurent-ils pas devoir compléter d*êmblét W pensée d'Auguste? Pourquoi, dès le début , au lieu de m tenir dans ce milieu concubinaire , qui n'avait pour loi ni la dignité patricienne ni la franchise de Famour Ubire, n'affirmèrent -ils pas exclusivement le mariage? D*ob. leur vint cette modération? Les justes noces étaient-elles réservées pour ce jour terrible, qui faisait le fonds de Tespérance messianique, où, sur les ruines de Rome et de l'univers, devaient se célébra: les noces de l'Agneau? C'est un fait que les modernes historiens de l'Ëglise dissimulent tant qu'ils peuvent, mais qui ressort avec évidence d'une lecture attentive des mginaux, que jusqu'à une époque avancée le concubinage fut non sen» lement autorisé, mais d'usage vulgaire dans l'Église. De Potter, Histoire philosophique^ politique et critique du Christianisme , cite saint Augustin , disant : c Que « les concubines ne sont pas des épouses, non parce que < la bénédiction nuptiale leur manque , mais parce qu'il u n'y a point d'acte civil constitutif de la dot. » Le même auteur rapporte le concile de Tolède, qui autorise le concubinage , comme supplément du mariage. On cite encore , en faveur de cette opinion , le recueil de Gratien, célèbre canoniste du ^2^ siècle. De bonne heure, cependant, le concubinat parait avoir été interdit aux évèqutf, dont les femmes devaient être épouses légitimes. Le mariage pour les hauts dignitaires, le concubinat pour le commun des fidèles : c'est justement ainsi qu'avait débuté la vieille Rome , avec sa distinction du mariage par confarréation, coemption et usucapion. . On sait quelles résistances éprouva le saint Siège, lors de Tinstitutioa du célibat ecclésiastique. Le peuple faisait cause commune avec les prêtres : le concubinat étanile mariage {KH pulaire, l'interdiction brutale dont on le frappait dtoi

\ et kmfkt WÊfonàt.

Ile «il doae, enfin, tnr le meii«ie, lu ymn^ Il penée de rÉgUtef Où en ea-elle «HtOMht'Imî > le nngnlière, qoe personne ne me iemliN HVIllf loée, mais qui reMort avee éeUl lie l'IiMrtlHfli »(m B ei de lonle te discipline , r^^ilise , iiNHiitf sieiii^ peginîsoie , n'e jamais distingiià le Mieiia#it rfM Hoat. Pour elle, r'mt tout uu, Kll<t li^iul !• a i^|»ou>. énit les concubinain « , roiiiuM «11*^ IkuU l»i»*U» i; elle bénisêait ^*|^li*'f«'^ l«* «Jiuj».- «tu Ui m^^haï s mariés porUi^jt ^>»' »5«iA i» i lyii-* « *'• 4>tj<ii ois ramour libr*: ; w Hl* I •y^al« < lU ii i^oiiiJi' *. Qa*OD se lu^rH?, uu qu* J oij t** 4/<>4éU 4»u ^U « ou •nsemiile, de ieli*?^^ (iibUi.«:lKHir . U/oUf u i>ui(J i»* de coL'veuaiict ou (î luu-i»?' «.« '«^ <«^^tdC<iâ' ^,'^jài lui ôemaiiû» bc uni»r<ii«:ii^yi >* j.i.ii*i-<i' <-■ '.vu > » k; 11119122.. l L^'ii^ •^ t'J »*''*' *r^ '^' ./>«.

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Monseigneur; letptrolet aonllei paroles, «frki sont les choses. Vousaves pour tout de beencmais, slîsât nie pas qu'on lise dans saintPaolcette phrase aMigiiM||iij à propos de l'union de rbomme et de la femiMy B^kim* tnentum hoc magnum e^. Ceci est un grand saeM|MBt«' ou mieux un grand mystère. Sous la presskm de la eoB* science universellet qui de tout temps fil do mary^ l'acte le plus religieux de la Tie, l'Églist, dislanoéa pnr le paganisme, dut comprendre qu'elle ne pouvait eatiè* rement abandonner aux définitions de la loi ôvila eeqn'il y a de plus véritablement sacramentel dans Humanité; Elle eut donc aussi son sacrement de mariage, lé dénier en rang comme en date, sacrement sur laquai , aa «ap- , port de Bergier , hésitaient saint Thomas, saint Boqavei^' ture et Scot, et que rejeta plus tard la prétendue Réfbraie; ' elle eut sa messe dé fiançailles, sa messe d*époQsailtas,^^ sa formule de bénédiction nuptiale, tout réquivaleàtdtti rituel de Romulus et de Numa. Mais, vous le savas mieiRP que moi, la lettre tue, l'esprit vivifie ; et je vousdamands9 Quel est l'esprit de ce grand saerement? Il n'est pas da jeune fille chez laquelle ce mystérieux nom ne rivrillia un sentiment indéfinissable , bien différant de Tamous h que vous dit, à vous théologien, votre conscieneef Qu'eiU \ ce enfin que le mariage? Vous êtes embarrassé: «(tae, c dispute, dit Bergier , pour savoir quelle est la matièw-i c de ce sacrement, quelle en est la forme ; ai le prêtre «s. < est le ministre , ou s'il n'en est que le témoin. » 1#>1 fond, \sL forme , le sujet, le ministre , vous ignores toalti Laissez-moi donc vous dire à vous*mAma oe que pensez ; je vous dirai après ce que pense la Révolotisa»

XXXII ; !j

Les premiers chrétieps, par leur comipuoaiitjl é^ meurs ; le premier çQncilç de Jérusalem, par sop-

pV^'.

iM fHHMi wvéii à Vteot; Itefi, k ckif ta fm m dédiratioii m iiTaar da FitglM, M m mMt pv li prtliqM al li Idî, à rthiiMHBeat do nitrtage. Il m mâM|Qtti à Mie iMdaMe fM d*élf« eoiif«lia ep doetrine : ce hn iÊÊi ùa Sm1« defon ri eMibre loiit le nom de Ptol, q«i

FtMOM eoBBaiiMiice «Yae ee penoooigt.

Stnis de le IrilNi de Betûemin el de la aeele des pbarU ^ né i Tanos en Cilicie» disciple de Gaosaliel, iadi* «elfré aeo édoeatioii hébrsiqtie, Ters Thelléiiisne, Ifrts avoir aarri la peraécolion oonire les ehréliens, flnH [|sr eoapresdte, i Teseoiple des Simon, dos Ménaiidra el fnde d'aolies « que c*élail fail dn mosaisme« el qae «ède maichait à une léacnration religieuse el seeWe ■ail leva les peuples, sans dislinelîen de e«ile iée laagM. Les Hérodiens SYaienl disparu ; les ladd»* [lieos, les Pharisiens, étaient impopulaires; le saeardoee kii; Tbeudas, Judas de Galilée et leurs )>areilt, |iar le ridicule de leurs entrophsef , avaient discrédité le messia* lûnne, tel dn moins qiio, jusqu'à Jésus de Nazareth, Toifioion rayait généralement compris. Par contre une réae- 'ioD s*opérait en faveur de ce dernier, exécuté d'un commun ^ceord et malgré sa protestation par le proconsul romain ^ le pontiûcat : la disgrâce i\c Ponce-Pilate, Texil d*Hé- Me etd*Hérodias, la On tragique do ('aligula, étaient cités Wuteroent par les chrétiens comme des marques de la vengeance divine. La mort subite d'Agrippa, arrivée Tan 43, quelque tem)>s après le martyre de Jacques, premier évèque ^ Jérusalem, et regardée par la secte comme une nou- '^elle marque de la colère d'en haut, acheva d'étonner l^t^pritset plongea la nation dans le découragement. C^éuit par la permission de ce prince, dont les Étala comprenaient avec la Judée, la Saroarie, et une partie

la Syrie» el qui désirait plaire aux Juifii, que le pootifittf de Jérusalem faisait poursuivre jusqn^à Damas kt Naaréens, contre lesquels Saul lui-même arait obtemi IM commission. Agrippa mort, la Judée réduite en pcovinee romaine, le peuple, en Asie comme partout, abandomnint les idées nationales en haine de l'aristocratie, que res^' taitril, pour un génie remuant, dogmatique, aussi propre à jouer le rôle de martyr que celui de bourreau, tel eofia qu'était Saul ? Se faire chrétien : il se fftt fait christ si la place n*eût été prise.

Tout à coup il disparaît ; il a des visions, fait une retoiite de trois ans en Arabie : celle de Jésus n'avait (AA que de 40 jours ; puis les frères apprennent, à leur grande surprise, que celui qui jadis les persteutait avec tant de fureur maintenant évangélise la foi de Jésus-Christ. U moyen de refuser une mission surnaturelle à un homm transfiguré miraculeusement, qui a foulé aux pieds toiif les liens de la chair et du sang, non acquievi eami et saà* guini; qui est monté au troisième ciel, d'où il a rapporté des choses extraordinaires? Aussi Paul rappelle-t-U sans cesse qu'il a été instruit par Jésus-Christ en personne» bien qu'il ne l'ait jamais vu; quant aux apôtres, il ni leur doit rien. Il a conféré avec Pierre, il est vrai, peih dant un séjour de deux semaines qu'il a fait à Jérusalon; il a aperçu Jacques une fois : qu'est-ce que cela prouve! Si plus tard il a cru devoir se rendre au concile, en compagnie de Titus et Barnabas, il l'a fait en suite d'une révélation, secundûm revelcUionem^ et afin de confronter les évangiles, mais non pour obéir à une autorité qu'il ne reconnaît pas. Que chacun dirige comme il l'entend ni propre mission : il ne se mêle pas des églises des antreSi et il ne souffrira pas qu'on semèle des siennes. Sartoatl revendique l'apostolat des nations comme lui appartemuii en propre et ne permet pas que sur ce pcnnt on le oontre-

— fTi —

ffl M ynin que Pienret tu eonoîle diJénitakai, I eoÊân ml accapiraneol, rappdle tt miiiioo dt tyOi il eoBTerliile ccDiuriop Cornélioi ; aoo fojifs , orffepr» alors que SftuI n'éUU pas mAaie iiapUié : gMJfin n'enleDd pas raisoo. « A moi, dii-U, révaa» n prépooe ; i Pierre, celui de la ctrooocisioa. » U ^ e*élaîl tout Tempire, IfO millions d*âmes ; la cirlo, c'était la Judée el laSamarie, plus las synagopjindn** par le moode, trois millions d*âmes, peoii qa*U y arail de plus réliraclaire au moutemeoU n obîeele qu'il n'a pas reçu le ministère des mains

réplique-l-il, parlant de Pierre, laeques et

I chrétiens, car ib transigent atec la oreond-

qui si renié kraêl tam rettrictioa, je mis le

dn Glviit; je mis cloué lur mcroii;jene

pins fifant, je ne mis pu moi, je mis le Cttfisl

en moi ^ qni f ous parle par ma boucbe : f^ivo §§$ i eyo, vMt verà in mê Christui, ■

exposition sincère des épltres de ce maniaque selistoire la plus curieuse des temps apostoliques, et xait par quel mirage du fanatisme religieux le plus ^ des caractères, l'esprit le plus faux, devint la ie l'Égiise et Toracle de la théologie, remarqué déjà, en parlant de l'esclavage , quelles

les préoccupations de l'Apôtre. Ce qu'il voulait pas une refonte des mœurs et des institutions : la à ses yeux n'en valait pas la (»eme: c'était de prèles fidèles, Juifs et gentils , au retour prochain du

qui devait mettre tiii a tout^^ choses. De là, sa ition à envisager les questions <le morale, d'ordre et domestique, à travers le prisme de son expectalessiaque. On a vu tAmU^ V^ comment il en$rageait 1 laves à pr*»n<lr»» U-tir parti de la servitude : c'est

djns le WÊÊmé fSfnl îfi'il s'oiMnpe dn mariage. B tîts fintfllimN^. fiwkg lîl . sont eeox qui s*eni aenl «1^ <v Mail . omiub^ sH s'agissait de statue d«5 sMri«$' ■ Lp Chnfl tiriiY . s'éme4-il ; jeûnez iMtifi»-i\xi>: iDefiSA, par vt4re pénitence, de pai aa Doornu r^si»^. »

Paul est for «t<wll«Kie le dortcor de la chute frtee, de la sii|>êrlontê de la fn sur la Justice el dèe millènairp. Sor lois ms pMnts, il se sépan ôi^UèiCW». qui le trMTaîent #iÂfn/e é enloiilre, fi de leur mina, par leurs cMicviSsîons, pour co runile ivcx- k t/^s^Ufr frrrr Ptfv/, et, ne melt ieure |Y«T»îciDs fwliiMKiMskpKs à si comte éd AMictlûîenl de leur bôhul ks eiifences de lenn n avec 1^ denHTs: de lenr apci$to3at.

On s'e^ parUtÀ!^ sar le {vîni de savoir si Paul a marié : d*après le? f assutr qoe je rapporterai de très . ei mîtio-î i'i^rè? si manière de penser teiiiii>f:>« li c'i}-*:>ùoc De me s^mt^ir pas douteuse; il fut U>ute 5a T:r lr1c!i^At&iT?, Dans Tafasorption

lèie. il rie $i>u5rv iisrcvs de hiî ni sœwr ni concol

rîu> fvrli* riîjK'a îî? U>lèrerait-il pas une épouse ment >e chir^triis-ii ie iV joug, loi qui onUie m

t >'*i:-;r pi5. 5t<r*e-:-u. > divài de rompre le ji

dr.st ^!r traîiTT pir::»-: i^e^" mcô u» femme, jttor, fc«t ie? ù*:r^ d? ?-:siî^ r: Pierre * INwrqaaî doac nTe pa>? C>5i que »e S'j^::> ;>.i est»er i U prMîcfllion. Bl; pas do nu rtte : car ;e <4&r> ud bici-me de prrdifatioai,m pLiur m^'k une ^ec .^iKÎe uiurv. tt:ae nècesBlè : aMi iifw»:-»;. /e ^ui^ uMikik. sa j« ne pràciie :^fl

Il se Tante, l'orsueilleux ap&lie« Dans v

1 fiût TaYeu de ses tribulations chamelles : // m'ft été tonné un démon de chair qui me eolaphizê^ dit-il en pro Hres termes. J*aiine mieux Anacréon demandant un rafratthissemoit à Tamour qui le consume : CouronneB de fleurs ^alchesy à femmes y ma tête brûlante L.. Oui, malgré ses laufrages, ses voyages» ses bastonnades, ses jeûnes, ses veilles, malgré sa prédication incessante, Paul ne peut nentir à la lasciveté proverbiale de sa race. Sa continence )bstinée le rend malheureux, atrabilaire, cataleptique ( sUe lui donne des hallucinations, de la rage. Que ne met-il en pratique âa maxime : Mieux vaut épouser qv^ brûlera Que ne prend-il une sœur, une concubine, s*il ne veut one femme solennelle? Pourquoi ce martyre ridicule, indécent, qui trouble sa raison, nuit à sa liberté et fausse tt Vertu?

La théorie de Paul sur le mariage nous fera peut-être péAétrér ce secret. Elle nous intéresse d'autant plus ^'elle fait loi dans l'Église.

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