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l'autre àapi^iiw &deiu ordreid'idéee positif «H piriqufiB la concept da l'abBoIu. '
Dieu, M afGat, ii'est<41 p^s l'idéal de l'être, ilo k pu sauce, de la sageuei de In Justice? Le ciel n'est-il | l'idéal de la terre; la béatitude, l'idcal de notre bim Satan, l'idéal du péché; l'enfer, l'idéal dureiuorda l'idéal de la miséricorde ; Marie, l'idéal de la pui
De quelque cAté qu'on la pi-eunc, la théologie construction de l'idéal, non pas seulement conçu, réalisé dans un autre monde.
Celle réduction opérée, reste à déterminer, vi9^ des autres termes de la série, l'importance de Viiiéa
Le premier mouvement, on no peut en douter, < lui accorder la première pluce.
L'idéal étant l'apogée de l'idée que nous nous fï de l'objet, une représentalion de cet objet, non pas A quate, mais élevée, en bien ou en mal, en iieau ou laid, jusqu'à l'absolu, on voit de suite comment t'iil a été pris pour type et modèle des choses, cummefi conséquence il est devenu une règle de conduits I critère du jugement. Rien de plus logique, au ji coup d'œil. Quand le géomètre trace une figuro, â le marchand pèse ou mesure sa marchandise, ù juge prononce sa sentence, bien que chacun aitH tude que ni la figure ezéculée ne peut être parfl exacte, ni la mesure ou balance parfaitement jnl le jugement parfaitement irréprochable dans s tous trois cependant se réfèrent à un certain ifll forme, d'axactitude et de Justice, qui leur sertd et dont ils approchent le pluâ près possible.
11 y a encore une raison de cette prépoDdén dée jt l'idéal. - ' :
•D dlistdc Vidéol. Dww bM» Im actw de « lâb f«V H, qu'il «dmiK . qti'il détirr, qo'tl Mpén. qa'H «■■»• le qu'il triompha, qu'il nfrrrlte, qu'il ji ~il à ridèkL LÀ rttltjpga »'a
■ MiUitaM OMIS adonliM at fidèaL
il,rUM.dea^
Khi EOneepli i)« MfaOaoo*, csnw, luaq«, «fao^ Bilt ■mh è h Mdle d» rapwc»pliM Miiyr». Sm m*-
VUb, comme cdle de l'aUola, i»l lotilc im-UfhTnqiw. !lBc«{>tualtste, toujoun el Il•■<:l:»^Jl^c^)Wl rociMculi«« à
L Qw lldéal donc ddus wrve do ni^lre iuldlivtncl pour {MliaMtiOD de U (tCU-UK lia rJtnua, il o»t din» MM jlk; qu'il Tieoae oMume taoye^ d'odlo' UHM&ilMé| bpuHoaDM te cœur, d'atner l'nithaaÛMH, i 1» raie heure : l'erT^ur *rH iIr le [«milra IommAhh pMV nlim, priitcipe ci tH&UflMe de* cliOHt, d*Mpnr à ■ fwwtâon conune d'uu cfaone, et qui «l auiri d Ww de prendre, i IVtentpie de jiiucilina ri P mrupa (l«s boainK* atec des «UUnu, ttin i lu poule des iipiifs de «icre . |.I.ui1«t un \atém éa I
Wiftcielles, ou scm':T Jjiu une (brét da gluadkd*^
n)at.
Produil Ae U tlbctU-, 1 <at:jl, par
toute liqiique et lout empirisme : est-ce une rnisoii subordonner U logique et l'expârience? Loin de là, lit ne se soutient luMudme, ne mirclie et ne grandit, q par la «mnaissance de plus en plus parfaite de la rais des choses.
L'idéal, transformant en nous l'instinct obscur dA ciabilitâ, nous élève & l'excellence de la Justice : <■ une raison de prendre nos idéalités politiques et so^ pour des formules de jugement I Tout au contraire, ce Justice idéale est elle-même le produit de la détermii tion de plus en plus exacte des rapports sociaux, ot» vés dans l'objectirilé économique.
Ce n'est pas l'idéal qui produit les idées; il ne fai les embellir. Ce n'est pas lui qui crée la ricbet enseigne le tnvail, qui distribnc les services, qui dèro les forces et les pouvoirs, qui nous peut dirii dans la recherche de la vérité et nous montrer les Itùe la Justice; il en est radicalement incapable, il n'y que d'embarras, n'y produit que de l'erreur. Mais, Il vniloi^nisé, la richesse créée, l'Ëlat constitué, la sd faite, le droit défini, l'idénl apparaît au sein de I Ces créions comme leur efQorescence ; et c'est ali nous apprenons à donner & nos idées , à nos prodt notre otyle et jusqu'à notre verln, ce caraclère rs dissant, cette gloire qui nous ravit hors de nous-fl et nous fait rêver de l'infini.
Or, ce que l'idéal est impuissant par sa nature i ner, je veux dire la solution des 'problèmes social règles de la raison pratique et les lois de la a l'homme, par l'effet de la séduction dont noua' rendu compte, s'obstine à le lui demander, et d recours & l'idéal, c'est cette idoUlrie, quicon''''" moi, la véritable cause des rétrogradaUoas ic
La doctrine du Prt^rès se résume lîiiii c
C'est lui qui détermine toutes les passions de Thomme, M8 afiainements et ses enthousiasmes. Toute jouissance estaccompagnée d'une délectation idéaliste ; toute satisrao- (iço des sens, recherchée, obtenue, en dehors du besoin, est on effet de l'idéal. Dans tous les actes de sa vie, qu'il aime, qu'il admire, qu'il désire, qu'il espère, qu*il combatte, qu'il triomphe, qu'il regrette, qu'il jouisse, l'homme obéit à l'idéal. La religion s'emparant de cette catégoriet en personnifiant le principe» tantôt sous des noms divers, tantôt sous une dénomination unique, achève, par cette réalisation transcendante, de consacrer la prépondérance de l'idéal dans les actes de la raison pratique et du jugement.
Un peu de réflexion cependant nous démontrera dans quel piège nous entraîne cette adoration de l'idéal.
Logiquement et chronologiquement , l'idéal, de même que les concepts de substance, cause, temps, espace, naît en nous à la suite de l'aperception sensible. Son existence, comme celle de Tabsolu, est toute métaphysique, i eonceptualiste, toujours et nécessairement consécutive à l'impression des phénomènes.
Que l'idéal donc nous serve de mètre intellectuel pour Testimation de la qualité des choses , il est dans son lôle; qu'il vienne comme moyen d'exciler la sensibilité, de passionner le cœur , d'aviver l'enthousiasme , à la bonne heure : l'erreur est de le prendre lui-môme pour Taison^ principe et substance dos choses, d*aspirer à sa possession comme d'une chose, ce qui est aussi absurde que de prétendre, à Texeniple de Deucalion et Pyrrha, fabriquer des hommes avec des statues, faire couver à une poule des œufs de sucre, planter un jardin de Heurs artificielles, ou semer dans une forêt des glands de chocolat.
Produit de la liberté, Tidcal, par sa nature, déi>assc
nent avec leurs semblables, oomme les non-croyaali (l*après les enseignements de Texpérience, les eâM de l'algèbre, les déductions de la Ic^que et les appHn lions de la Justice. Croyez, leur dit-elle, espérez, priH c'est voire affaire. Quant aux déterminations du droil< de la morale, vous les demanderez, non à rAbsolv II ses anges, mais à votre raison pratique , formée à poli riori et exclusivement sur l'observation des acte!l spoi tanés de l'homme.
La théologie fait juste le contraire de la science. H a la prétention de déduire d'une communication dirM avec ridéal, dont je n'ai pas à discuter ici la réalité i le prestige, les préceptes de la morale et du droit ; ce q est exactement comme si je prétendais moi-même tif de cet idéal, impuissant à me les donner, les lois de Vie nomie politique et tous les procédés de l'industrie*
L'idéalisme, pris pour principe de la raison pratiqi devient ainsi la destruction de la raison pratique dl même : la Philosophie de ^absolu, soi-disant nouvel Ta prouvé de nos jours, comme elle l'avait prouvé M! d'autres noms dans le passé. Tant que la foi anime conscience, la Justice se fait respecter et la sodélé soutient ; mais bientôt, la foi éteinte, l'idole mépria le Dieu insulté, le droit ne tarde pas à être foulé I pieds; à l'idolâtrie religieuse succède celle des joo sauces. Alors c'est fait de la nation, devenue la proie son idéalisme. De l'idéal divin à l'idéal épicurien la d tance est franchie en un saut; parvenue à ce dem période, la maladie est incurable ; il faut un renouvd ment de générations, qui ne suffit même pas toujoo C'est la paralysie du travail, l'apoplexie de la Justiîse, léthargie de la liberlé, la démence du pouvoir, la gi grènc sociale, le suicide des Églises, formées pour l adoration et son enseignement.
<tlr
de ndéal
es que de FaboadaMe ée «mi îAéiiaM; c'«l e que j'aeane BÊtUm/L ée franîser 1 waif^Ami de , et congéqqfmmfl d^èlie le gnmàt mèmommièn nyslificatioo universeUe, dool le denier bmI^ |eopar eUe-mème, esl déchéuioe.
t donc par TÉgUse <pie nous aUons eommtmtw eYue.
.1 existe , par delà le monde visible, un monde do u, dont les existences, vivantes et non vivaules« nt dans leur corps, leur âme, leur vie, leur intelli* , leur société, leur action, toutes les beautés et Qcences que nous concevons par Tidéal, o^est»
une fois, une hypothèse que la science ne discute e qui sort de la sphère des réalités naturelles et no
aucune prise à Tobservalion, la science ne le nie pas plus qu'elle ne nie l'absolu ; elle le regarde 3 non avenu pour elle et le renvoie à la métaphy-
icience va plus loin : elle soutient que les croyant*, lie n*a garde de combattre Tespérance, sont tenus, e de folie, et, s'il s'agit de Justice, à peine d'im* té, de se comporter dans la vie usuelle, dans les X qu'ils exécutent et les rappoils qu ils soiiliefi' m 4
qucmment quo la délcctalion rcligicuso, de même que! dclcctalion éroliqnc, le dilettantisme littéraire ou autr recherchée pour elle-même, comme Tact^ le plus élo de notre nature, est le principe suprême de la comiptk des consciences et de la décadence des sociétés?
Ce n'est pourtant pas Tcxpérience qui vous a manqn A toutes les époques, vous avez eu vos communistei vos gnostiques, vos adamites, vos quiétistes, vos md nistes : toutes gens qui ne faisaient que tirer la coDfli qucnce du principe de Tamour pur, des gens, en un mo' qui suivaient Tidéal. Dans l'Église, la corruption est f permanence, pourquoi? Parce que dans rÉglise Tatln de la Justice ou Tidéal est pris pour raison de la Justio parce que la contemplation tient lieu de justificatioi parce que la foi est chez vous supérieure à l'œuvil et que, le chrétien trouvant tous ses motifs dans la fi) son activité est épuisée, sa destinée atteinte par un sa acte de foi. D où est venue la dissolution monastiqiM sinon de cotte morale retraitée en Dieu, dont le fanM livre de V Imitation nous offre le chef-d'œuvre?..,.
Je n*ai pas hesoin de parcourir la série de vos abomill tions habyloniennes, comme disaient, au seizième sied les protestants : lliypocrisie du protestantisme n*écM pas moins aujourd'hui que le sensualisme incurable li l'orthodoxie. Tous tant que vous êtes de sectes et d*é^ SCS, qui vous calomniez d'une façon si atroce, vous prM dcz de la même séduction ; vous avez tous pour initiatfll en Belzébuth, Astaroth et Mammon, Tideal....
Qui s^étonnerait, après cela, de voir l'Église pert successivement toutes les nations à qui elle avait pro4| délivrance et sainteté? i
Quand le christianisme parut, la société s'en allaiti d|
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Elle pouvait se relever, apporlanl à la fédération 4 genre humain six mille ans d'annales, et une sageii quatre fois plus vieille que celle du Sinaï. Elle avait Hl sisté, malgré ses actes, malgré ses prêtres, à toutes M invasions, à tous les pillages, aux Grecs et aux Pern comme aux Hycsos. Elle demandait la Justice. La pH mière elle accueillit le christianisme : qu^avez-vous fU de TÉgypte?
Laissons la Judée : vous me diriez qu'elle a péri jurti ment, sous les coups de Tite et d'Adrien, pour avoir n poussé rÉyangile ; Sanguis eju» super wt et super fjUi nostros !
Que sont devenues la Syrie, l'Ionie, l'Asie Mineure ta entière, Babylone et la vieille Chaldée ? Tout cela fioif sait, autant que des races idol&lres pouvaient fleurir» l temps de Jésus-Christ; suivant vos traditions» plnsiea des apôtres y portèrent la parole. Longtemps les Géss défendirent par leurs armes ces antiques eités, bcawsl vénérable de la civilisation occidentale. Quel appui ftvf vous prêté à César 1 Qu'avez-vous fait de l'Asie ?
La Grèce a retenti de votre prédication, de vosdispnl ot de vos scandales. Corinthe était rebâtie, Athènes riq et paisible , les Iles rayonnantes de beauté. La natio|i litc, vive encore, n'eût demandé qu'à renaître sous l'i) pression agrandie et épurée du droit. Avez-vous révej le patriotisme de l'Hellade? Pour vous Constantin a l'empire grec : qu'avez-vous fait de Byzance ?
Qu'avez-vous fait de Tltalie, de la Gaule, de l'Espagn Pendant quatre siècles, vous eûtes )e temps de vous : staller dans ces riches» populeuses et vaillantes contré d'en renouveler l'esprit et les mœurs. Qu'aveihvops | de Rome, noyau de l'empire ?
Vous accusez le flot barbare» déchaîné par la vengeai divine : Gotl^s» Visigotb^» Ostrogoths, Huns » \%d^
rompue par Tidéalisaie et les TÎeilles religions; comnie an temps de Noé, le monde, engagé dans fai Toie idéaliste» était arrivé à la dissolution : Omnis quippe caro iûnupe* rot viam suam.
Le christianisme arrive» saorenr attendu : il accuse IWâtrie; il sait donc où est le mal. Une école se forme dans son sein pour écarter le dogmatisme, la théologie, la gnose et ses subtilités, Tidéalisme et toutes ses contemplations; elle réduit la religion à la pratique des bonnes oeuvres. (Test Técole de Pierre, Jacques et Jean, qu'inquiète, qu'indigne la métaphysique de Paul, éi qui proteste de toute sa force contre les spéculations de ce transcendantaliste.
Mais quoi! le christianisme n*est-il pas aussi une reli* gion? Le seigneur Jésus est-il venu seulement pour faire de la morale? La foi n'est-elle rien? la rédemption, rien? la résurrection, rien? Les prophètes,, les patriarches, la tradition messianique, le Saint-Esprit, tout cela n*est-il rien?... L'argumentation de Paul l'emporte sur la réticence des autres : il ne s*agit pas de rejeter tout l'idéal, dit-il; il ne peut être question que de changer l'ancien, qui s'est dépravé, contre un nouveau, que nous savons incorruptible.
Sous le nom de Christ, l'idéal fait donc flotter de nouveau sa bannière sur le monde... Faisons, s'il vous plaît, le tour de cette quatrième monarchie, qui devait, selon Daniel, restituer toutes choses, et conduire l'humanité par une transition merveilleuse à la félicité éternelle.
Qu'est devenue l'Egypte, malade, depuis tant de siècles, de sa dégoûtante idolâtrie, mais aussi vivante encore sous les Césars qu^elIe l'avait été sous les Ptolémée et les Perses? La nation avait perdu son indépendance ; mais die existait, avec ses lois, son culte, ses institutions, ses traditions, sa philosophie^ ses livres, sa langue sacrée.
nie devient plus immonde, plus desorganisatrice qu'eU n'avait été même sous un Néron et un Tibère.
L'épuisement, la dépopulation de Tempire, datent sur tout de cette affreuse époque. De Tan 312 à l'an 394, il i été livré pour le compte du christianisme, entre les com pctitcurs païens et chrétiens de l'empire, dix-huit grande batailles, sans compter les séditions, les révoltes» le réactions, persécutions, massacres, spoliations, etc.*.
L'Église accapare Tor, l'argent, le numéraire; dépouill les temples des dieux, que lui livrent Constantin et se successeurs; s'adjuge les propriétés consacrées à Tanciei culte, capte les héritages, fonde des hôpitaux, des église et bientôt des couvents ; jette les fondements de la senri lude féodale.
Tout occupée d'asseoir sa hiérarchie, de préparer i centralisation, elle ne fait rien pour le salut public. El laisse à César le soin de défendre l'empire, consolée d*\ vancG de l'invasion , et aussi prompte à s'attacher ai chefs barbares, Théodoric, Clovis, qu'elle l'avait été courtiser l'empereur.
Le christianisme seul a tué l'empire, en Occident et i Orient, et ajourné pour quinze siècles la régénération! ciale.^Qu'avez-vous fait de l'ancien monde?...
XXVIÏ
Au reste, l'Église a déjà vécu assez longtemps pourvu naître et mourir dans son sein des dynasties et des s tions. Qu'elle en rende compte.
Pendant huit cents ans, l'Espagne lutte contre Maures. Elle triomphe défmitivement de l'étranger quinzième siècle, et par la vertu de son esprit natioi s'élève au faîte de la grandeur. Alors il se passe en i un phénomène étrange : comme elle a combattu au n de la croix, elle attribue à la croix sa victoire; elle
lit de m rcfiçlcNt un idéal |>olitiqiie, d m: ti' râitii». Qa'afcn-Toiu bit de ITs^a^nt!
An iMplirtèra de RHms uiw anlrc mociArdii* iHc dm Pnoa. Nais f«1le niiionrcliiv n'a qn'obc ■ ilian fktilwlMiMt. barlore : rico àe |i)its aâi quetî ifJiiier, d'ùrgaaiwt reUe TOfaoU^. CfiuleiuajnM! H B msUnt ; sprës lui, rcpuvTp esl abamtonniéc. Cn «a-wMs UHsÊÙ lombrr b dj-DH^Lii? de C1>itU T Coi tôt lard, iTex-TODs déserté celle de Charlemaj^c . Do ma de la barbarie |i>c «nrgit enfin , f«niiia
wW^etalMn, lo «TftfiiM Jal. Mais la TMialité cat niable; l'iasiilalioo communale panU, ei l>i«DU<, atac wle dn (idoles commun«a. m* prfalnit, aitr In niiMS dt > noMease et du lier»<élj to monarchie absolue. Ia tiBgioo eeftendant est inv< jn^ par tout le monde. La Malilé, c'est t'Ésiise dai l'idM de u hi^rdiie ; la ■npuDc, c'est la laroiaw aver it% uEnta et aca dmfdbs; la royauté, c'est \e droit ilivjn.
Comment avez-vous abandonna à sa (lourriliirc la nofese! r.ommenl n'avpz-vons rcssé do ii;iliir la comjlnne? Commonl avez-vous |iou«s(^ la ninnarrliio àu pré' iBpireîQu'avTez-vousfail de la Kranrc avant 89, el qu'en Ules-VDUS aujourd'hui T
Tout ce que vous touchez est à l'instant frappé de >»rl... Eh ! se pourrait-il aiitrcmcnl ? L'É;,'li5e, à qui il a tlé promis qu'elle serait le sel de la Urrf, [lar qui toute iwiélé doit èlrc garantie tie la corrupliim, l'iv-ilipe est iopuisianle à cnnsrrver sa propre chair. 1:1 le scrail morte 'inglfois si la socit-lé, qui sn rennuvrllr inri'ssaiiirnetit Frses crises, ne la pui[;i;iiil 'll.'-mi^mi', et npirs l'avoir f'jfHnic ne lui porlait encore, niniinc à son Sauvi;iir, si-s
tmercimenls et ses offcaniirs.
l Ilrt le troisième sièrle, nous la voyons an dissoudre I Oins l'orgie de ses idées. Le nom seul des gnostiques.
nie devient plus immonde, plus désorganisairice qu'elle n'avait été même sous un Néron et un Tibère.
L'épuisement, la dépopulation de l'empire, datent 8itf« tout de cette affreuse époque. De l'an 312 à l'an 394, iU été livré pour le compte du christianisme, entre les compétiteurs païens et chrétiens de l'empire, dix-huit grandes batailles, sans compter les séditions, les révoltes, lei réactions, persécutions, massacres, spoliations, etc...
L'Église accapare l'or, l'argent, le numéraire; dépouille, l'es temples des dieux, que lui livrent Constantin et ses successeurs; s'adjuge les propriétés consacrées à Tandea culte, capte les héritages, fonde des hôpitaux, des églises et bientôt des couvents ; jette les fondements de la servitude féodale.
Tout occupée d'asseoir sa hiérarchie, de préparer sa centralisation, elle ne fait rien pour le salut public. Elle laisse à César le soin de défendre l'empire, consolée d'à*. ^ vance de l'invasion , et aussi prompte à s'attacher aux chefs barbares , Théodoric, Clovis, qu'elle l'avait été i courtiser l'empereur.
Le christianisme seul a tué l'empire, en Occident et en Orient, et ajourné pour quinze siècles la régénération sociale. Qu'avez-vous fait de l'ancien monde?...
XXVIÏ
Au reste, TÉglise a déjà vécu assez longtemps pour vmr naître et mourir dans son sein des dynasties et des nations. Qu'elle en rende compte.
Pendant huit cents ans, l'Espagne lutte contre les Maures. Elle triomphe définitivement de l'étranger au J quinzième siècle, et par la vertu de son esprit national [ s'élève au faite de la grandeur. Alors il se passe en die '; un phénomène étrange : comme elle a combattu au nom '. de la croix, elle attribue à la croix sa victoire; elle
qu'oQ Tiendra parler encore de trai et de faux vraie et de fausse religion!
Dieu, ou l'idéal, el sa religion, sont les mAînav' toutes les professions de foi. C'est toujours Ti contre la nature humaine; et il n*y a qu'une rdigion terre, un seul dogme, une seule discipline, un seul lisme, lequd se résout toujours dans l'abandon de la tice et la confiscation de la liberté.
Quand on nous referait un dogme cent fois plus fond que celui de Thomas d'Aquin et de Scot, à servirait4i, si, comme je Tai démontré à satiété, IV de la religion et sa tendance sont immuafiles, s'il s'i toujours, au nom de l'Absolu, d'humilier l'homme, dej vemer par la raison d'État, de rompre la balance mique, éL de maintenir, par autorité de m; l'inégalité!
Le rôle des religions est fuii : elles sont eopi d'incapacité morale et juridique par essence ; n qu'il faut opposer sans cesse aux nouveaux re|i| naires.
Et pourquoi, encore une fois, incapables! Parcacomme il a été observé plus haut, l'idéal est d< plutôt suggéré par le réel , non le réel par l'idéal n'est pas dans le del intelligible^ comme disait qu*il faut chercher la cause du mouvement et de la tion; c'est dans la création, au contraire, qu'il fiuil cher le ciel intelligible. De même pour Tordre que l'idéalisme s'appelle théologie, poésie, art on que, il est la glorification de la conscience; il nei être pris pour sa loi.
Ne perdcms jamais de vue cet axiome de la logigoai nelle : Nihil est in intellectu quod prius mm sensu ; ce que nous pouvons traduire : L'idéal imM tient que porté par le réel, la raison esthétique neft
Quelles mœiirs épouvantables que celles du clergé fmçm pendant le dix-huitième siècle ! Telle Ait la vertu de93, ijpe le prêtre y retrouva sa conscience d'homme €l de cikiyen. C'est à 93, Monseigneur, que vous devez de li^étre pas morts et de conspirer encore... Sans cette Réi&hitiôil , dont te chef militaire vous rendit Texistence, ^ vcms demanderais : Qu*avez-vous fait de l'Eglise ? qu*afez-vous fait de vous-mêmes?...
XXVUI
De toiMl ces faits^ dégageons Tidée générale I
Certains philosophes de notre temps, ayant observé
fw l'idéal religieux se modifie à chaque révolution de
k société 9 ont cru pouvoir en conclure> d'une part ,
qu'an système transcendantal est, en tout état de cause,
Uispensable au mouvement de la civilisation; en se-
'iQod lieu, que^ l'idéal chrétien étant plus que jamais
«é et insuffisant, il y avait urgence de s'occuper de
I b réforme théologique et de la fondation d'un nouveau
'calte.
Il y a dix-neuf siècles que la multitude circummédherranéenne, qui courait après les messies et les Cé- Urs, faisait le même raisonnement. C'est à ce raisonoânent que Paul, l'apôtre des gentils, dut ses succès ; telle fut la marotte des Gnostiques, de l'empereur Julien, des Manichéens, des Millénaires, des Albigeois, des «Vaodois, plus tard, de Jean Huss , de Luther, de Jean d^Leyde, de Catherine Théot, que copièrent de notre temps Saint-SiBKm, Fourier, et leurs innombrables imitateurs.
Ne flemble4-il pas, en vérité, qu'en changeant sa théologie le m<mde change sa superstition?.... Est-ce à nous, qui avons appris dans nos cours de psychologie, CommetU le$ dogmes eommenceni^ et comment les dogmes unissent,
Le peuple romain a Tidée de la Juàticei un setHi extraordinaire du droit.
Sa Justice est boiteuse, sans doute, telle que po être, au premier âge des sociétés, une Justice qui i distingue pas de la dignité individuelle garantie p religion. Mais il croit à cette Justice de toute son i il ne rêve qu'elle, dans ses assemblées, dans sa polit dans ses guerres, dans ses révoltes» jusque dans ses lances et ses perfldies. Le Romain vit du droit : là-de il ne plaisante pas. Ses historiens ont conservé le sou du scandale qui remplit la ville, quand les philosc venus à la suite de Pyrrhus offrirent de prouva n'existe aucune différence entre le juste et Tinjusl que le droit est un préjugé, un mot.
Rome peut douter de ses augures # de ses pc sacrés, de ses vestales : à l'égard du droit, le sceptic ne prendra pas.
L'idée du droit crée à Rome, au dedans une fon cohésion, vis-à-vis de l'étranger une puissance d'asi lation, et par là une puissance d'attaque, sans ë Chez les Grecs, la cité était organisée surtout contn tranger; à Rome, elle semble faite tout exprès pour troduire. Autant de victoires, autant d'incorporati cette idée passe à l'état de tradition dans la masa point d'alarmer le sénat pour la nationalité rom L'État romain, fondé, organisé, développé par les les consuls, les décemvirs, les tribuns, est le plus dont l'antiquité ait laissé le. souvenir : c'est que, ] à la notion du droit qui en fait la base, la coUec romaine est tout à la fois la mieux, groupée et la compréhensive qui existe.
Le droit, incompatible partout ailleurs avec le n de soldat, est Tâme de l'armée romaine. Les ni avant de se battre, jouent aux dés ou se donnent 1
qn'à l'aide de It raison pratique, el Dieu ne grandit qoe de la Justice acquise de rhomme.
Dieu est Tombre de la conscience projetée sur le champ de rimaginaticm. Dès lors que nous prenons cette ombre pour un soleil, il est fatal que nous nous égarions dans ksténèlNres.