Que la «anctloii de la ^ii«llce a («on foyer dans
la conscience.
D'après la notion que nous venons de nous faire, la loi et le législateur sont un ; or, cette loi et ce législateur ne sont autres que Thomme : donc Thomme est la loi vivante, consciente, personnifiée. La Justice, en deux mots, est rhumanité : voilà un premier point. Mais la sanction pénale inhérente à la loi ne fait également qu'un avec la loi. Si donc la loi est violée, qui souffrira de la violation? qui élèvera la voix? qui portera plainte? La loi elle^ même, c'est-à-dire encore, l'homme.
Ceci va nous expliquer un phénonvtjne d'un merveilleux intérêt, sur lequel la phijosophie a discouru jusqu'à présent sans rien dire, je veux parler de la délectation qui
accompagne dan» le t)9*u! (h l'hunmu ! ;i.\Mip:iiNs:^inM![ de la Justice, et «Ju rem:*râf ?u « s: ;; i;. M.Vîûtu'^r. . Tous les peuples cn:t tru. cur. >:Tii.r.i:ri sni^ntnin-. qu'en ce qui concerne pa?liculièrtn»tT.t 1.^. Um ^^\Wî\\^\ lorsqu'elle est fidèlement fil»sené?. il y a iinoïqn'nn .\\\\ s'en réjouit; lorsqu'elle est foulée anx vii\iN« qiu^lqu'nii qui s'en offense. Et ce quelqu'uu, iniiformomonl i^ lours habitudes mentales ils l'ont placé dans lo i iol. 1 ;VI)anl, dit Job, est celui qui me regarde et qui nott' ro ipir je fais : Ecce enim in ctelo testis meus^ rt vtuhwms meus in exceUis. Pensée sublime, devant laquelle rupi uion des déistes, qui font Dieu indilTén>ni aux alVain»: humaines, paraît du dernier al)surde. (Icrlrs, h'jI l'Mt un esprit infini, une âme universelle, qui piTHiinfiiflc fii mu la loi des mondes, cet esprit s'atlV^rte (l«i lont rc rpii ai rive dans la. création; Dieu, le bioriheureiix d^n Uwu heureux, est en même temps le plus maWxoMWMi d/s t-Uh^. Hais que signifie, pour noui» qui cornuU'ftm^ miiUmi iJuDieu la conscience de l']iui(i'^n.K<r, tji rfèHyr.iU^^'if- </ft bole? C'est que Thomm-, c'Jir.d 1% *«:;'. .■' -î/./ / f «|ue le péché le \ounnen\i:, «rr :>.. ■. * "\ • " - :/♦ f qualité de serf ô^ h '.A. r.:^r:..i-* ;..- .•.- '.-, #/.//. pense de son soot^tLz. 'y.rr.rrjh .*. '.'• -•■ • les moralistes : ii b'Ji^Tr - v* - »n ',.,.•.. *.. ./y;*/', feirr. C'est p&rtfc ri»* -Vr^ r.» *f-i .» i. •: «. , ,. '.. CDqui elle exfis^. ir.cMi*: ' tt: '.é.r.r ', , v.... /.. que le crime oicciCi.^ :;kr -.•.»•;!-•.. ,r ■,.«..., ne le trouve jsjisis /:.i.'f>-r <: ^•- f. lui-même; î'*sr •« :.-. v >\ :;-:
c'est sa per&rcT^. i:T <... xr.-.-- ,-. ^. nées (£t&ire< S,^ " • > i -' ^ . se joindre iLunz^j^g:! .< - . . philosophiott» > ^ . ^ nmmanentt i i^.-. > x-. -
Joie de la vcilu, remords du péché» c'est si peu de chose dans les livres de morale, si peu de chose dans noire misérable vie, que les enfants eux-mêmes n*y voient que des fables, et que les philosophes n*en parlent plu que pour Tacquit de leur conscience. Je me suis demandé si ce tressaillement plus ou moins sensible de rftmeqai suit la perpétration du bien et du mal n^avait pas ea quelque grande manifestation dans l'histoire des sociétés: le résultat de mes recherches sur cet intéressant sujet se trouve résumé dans le fragment ci-joint d'un commentaire que j'ai commencé sur les Psaumes.