‹ De la justice la révolution et dans l'église; (volume 2)Chapitre 38 sur 46 · Ce ne fODt phra.«« s ni iiaroU-s · texte numérisé non relu

Ce ne fODt phra.«« s ni iiaroU-s

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orientale et primitive^ la gloire est le mantean broché d'or et Berné de pierreries^ insigne opulent de toute migesté^ dif ine et humainç. Ce mot est doTonu pour nous YÎde de sens. Qu'entendait Napoléon lorsque^ parlant du bruit de ses batailles, il disait : De la gloire, j'en ai fait litière ? fl ne Teût su dire. Saint Jérôme ne se comprend pas mieux lui-même, lorsqu'il traduit les deux premiers mots de ce psaume par CceU enarrant, les cieux racontent. La gloire, en hébreu, ne se raconte pas; elle . se déploie comme un manteau; elle se déroule comme un parchemin (un livre), ainsi que l'a parfaitement compris l'auteur de l'Apocalypse, lorsque, pour peindre la disparition du ciel^ 11 dit qu'il fut roulé comme un livre. C'est le mot même du psalmiste, me-saphrim, dont le radical est êepher, volume^ (sphère?) qui a fourni à l'écrivain chrétien cette comparaison.

Le ciel bleu, donc, voilà le manteau impérial de Jéhovah, voilà sa gloire ; ces astres, ces étoiles, voilà ses trophées. Vous demandez s'il pense, s'il parie : certes il a aussi une voix, voix qui se répète du jour au jour, de la nuit à la nuit, et qui rem'jplit le monde. Où est sa tente? dites-vous. Làrbas,à l'orient, au-dessous de l'horizon. — La Vulgate pmte : In sole posuit ttÂemaculum suumy il a dressé sa tente dans le soleil ; c'est-à-dire que pour masquer ce fétichisme splendide, qui eût scandalisé la spiritualité chrétienne, le traducteur a commis de propos délibéré un non-sens. La tente de Jéhovah dans le soleil! absurde.

EnHn, le dieu parait, le voici en personne; il sort de sa tente comme un époux au matin de ses noces. — Dans un épithalame attribué à Sapho, l'époux est comparé au dieu Mars, au soleil : c'est la même pensée retournée. — Sans doute, il est loin de vous, ce Soleil ; mais ses flèches vous atteignent, elles vous brûlent, et vous ne pouvez y échapper. Yoilà votre législateur, enfants d'Israël; cela vous suffit-il? Et qui donc, si ce n'est lui, pourrait vous dire de pareilles choses, des choses si douces, si belles? Qui saurait, comme lui, briller à vos yeux et parler à vos cœurs ? — J'en ai regret pour nos biblistes : le dieu des anciens Hébreux n'est pas un rêve, une abstraction, un pur esprit. qui n'a point de corps, comme dit le catéchisme. Faites donc de semblables définitions dans une langue où le

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