Elle est réciproque
3. Par la pluralité des personnes qui en forment l'organisme, la conscience, commune entre les époux, le devient dans la famille, dans la tribu , la corporation , la cité ;
4. En vertu de cette communauté de conscience, les communiers ou participants deviennent, quant à la délectation que procure la Justice et à la peine qui résulta du mal commis, solidaires. *
5. De même donc que le préjudice matériel causé parun délinquant doit être réparé, l'objet enlevé restitué, de même réparation et restitution doit être faite par lui, non en sévices , mais en actes de vertu et de dévouement, du mal qu'il a fait à la conscience commune. Rien en cela de mystique, d'irrationnel, d'arbitraire, et que puisse récuser le plus effronté malfaiteur : abolition complète du prétendu droit de punir , qui n'est autre que la violation solennelle de la dignité d'un individu, en représailles d'une violation de la dignité sociale.
6. Mais, comme le crime ou délit n'est jamais isolé, comme il a été plus ou moins causé, provoqué, encouragé , toléré, permis, par le système des rapports, plus ou moins exacts et équitables, qui forment la société, il y a lieu pour celle-ci de rechercher en quoi elle a pu être elle-même coupable envers le délinquant, la sanction, de même que la Justice, n'étant complète qu'autant qu'elle est réciproque.
Ces principes posés, venons à l'application.
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damUsaiBtcië<ieni>Cr«*âuk>«ir . !i u . 1 «.i ^n i.u». •• Kjà nous pensioo^ a Iam riMUin*- m Im-i 1 i--«Ktt- .u ! commune cooscimi •* , au i*i»i»tiiiu4ii-iii 1 1 4 i luru le nuire jiistii •*. P- ur n* fnri- un hi .!■: «itiu. un ige d'honneur, j'.u lra%iilir, | «1 ih-hh «aii» uuattiv . ^ suis sevré lie |iUi>ir, .it»nt*iiii il. tiilu|iii*, |4i9ii|i* , sans nuirp ans »iiiri*<i. iiini iln iii)ii9hi i-s | ai .4itli imeMinci tn%»r4 Ifn l»lii^ i-iliM«.ilili 9 m .in.t.iii», ïsuis appliqué, «*nliii, a pin.iiiii liitiimii • •!• «aul itii le je voulais i|nif tu fu.<«^<t i.»<i' 1 n ji itii. .|.ii au uitorisf^r à riiiunii Ui«- 1 1 11' VilniH .*• Uimi 'i'ii t.. i au rii*ui' ri riii.* minri •!• htiiiii ' i.ini 1 in.ttii n.pic l'ai*ji: «Il fil II/. .' l'.ifh-, .iMt •jMi ji 1 1 • 1.1,11.11^ tort, et (}u'a\aiil il'- t<- il< iiLiii 11 1 «aii^l .> iii'ii. 1 In. dcvjiit lu j«'iiiii--^« iiii'» f !•• VI tj\ lii.t.i. >. >.ii< l>i dans la voif* ou lu «niit^, il n v .i •! \-:^.n i|i»i i>
*i'lu? (>'lui qui «ic><>lf la loliMli-llii- lie :ii|l |Mii
-liiiiluit tôt on tiiil a lui 1 t«-i Ij m*-, uliii lii- m- *1i li le se^ r''{iri*<'li< ^. J«: ii'i fit< U'i*» pa> liiiiiiiln-j l.i lii-i U\
veux ni t'ilijUIlM lil t« !':• tni : inai:^. «iiihl/' l'll\l■l^
conM^'i<:iji I- iJii:i.i^M>iii: . tu in- |mu\ li- n « oin iln-i elle qu^' par uii«' it-i'..*. .\\*}:: : « i^t 1 • lli- njaralioii
; le d'TliainJi'jCOIIlUi». Ji* ^lil^ pn"t a 1» |iiUl iin-a loil ,
mériV»- iJ«.' la pail «jin liiu»- i.î^irm-. J'..i M'U'o» i 11 !*■
aLt 1 »M^l••làc♦•, pi».»Jiiin- un huiiiun : n'ipir lu uj»
M un hi-Xp li^slial. A li»l dr xoir :i qiirl |»ll\ (11 |mMIm*s
reconquérir ma tendresse, ou si » dès à présent , je dois procéder à ton égard comme avec un étranger, un ennemi. »
De deux choses l'une : ou le fils, saisi de remords, reconnaîtra cette communauté de conscience invoquée par son père, il avouera sa faute et se mettra à la discrétion de son juge; ou bien il niera le droit paternel, déclarera la communauté rompue, auquel cas le père n*a plus qu*à prononcer la formule d'exhérédation , au besoin et selon la gravité du délit, à frapper le monstre.
Le droit de justice^ comme on disait avant la Révolntion, c'est-à-dire, non pas le droit de punir ou châtier , puisque, à quelque degré que ce soit, un pareil droit implique contradiction, n'existe pas; mais le droit d'instruire contre l'individu qui s'est écarté de la Justice, d*en exiger réparation, sauf à lui donner à lui-même satisfaction, s'il y a lieu, ce droit-là, dis- je, est inhérent à la dignité da père de famille; c'est de lui que la société le tient: il est étrange que dans un siècle aussi raisonneur, aussi positif que le nôtre , cela ait besoin d'être démontré. Et ce droit n'a rien de mystérieux, d'exorbitant, ni d'arbitraire : ce n'est plus cette prétention aussi impertinente que ridicule que s'arroge une soi-disant autorité divine ou humaine d'amender un coupable en le soumettant à une discipline injurieuse ; c'est le droit que possède incontestablement tout être moral de se préserver de la contagion du crime, en exigeant du criminel, avec la juste réparation du dommage matériel qu'il a causé, des œuvres satisfactoires qui effacent sa coulpe. Ici, encore une fois, plus rien qui offense la personne : le législateur, hypocritement charitable, ne prétend point exercer snr la volonté du pécheur une action; c'est à sa liberté qu'il fait appel. La mort même, j'admets, par hypothèse, qu'il s'agisse d'un scélérat endurci et désespéré ; la mort n'a
8 le caneUfe m twmt fémt . m iuart.
Deexpiatkio ; fl est mé çv'-î£afr %»A ytst ûà^ft:su«& I réparation : e est os fait %t tvxtk, ia^^acr^ iz^tf^n^ par la révolte do ModasBBé. Lu» tfocme <#c iK«rir, bnerdamlarniHiwyiMi âa ««Kr^L-s&ai^ jor on sor- It de justice oa eo fortxr par ai Bnzç-iMfz : to^iî, sans I de discours, ee qa'est la £Ub!Xjo& p^xuie. ee qoe »le l'e^B^dilMMi â ihotI, aele sapr^tne d«; la juiidieticn lestique^ de laquelle dérire toole aotr« jaridjctioo. >n Toit par 11 ce que peut être le ^ard^m oa droit <fe p0y ainsi que Yûmmiiâie^ le plus bd apanage de la raraineté.
e pardon, si doux an oœar des pères, n*est autre que bli de la fanie commise, en considération du repentir a suivi; oubli qui, à cette condition, est de toute jus- , puisque ne pas pardonner au repentir serait exiger \ que la dette et se faire pire que le débiteur; mais li qui ne peut pas aller jusqu'à la dispense du repentir ne, puisque ce serait un permis d'immoralité. Grâce coups et sévices, toujours; grâce de l'amende et des unages-intéréts, tant que vous voudrez; grâce de la sfaction morale, jamais.
!uant à l'amnistie, comme elle n'est relative qu'aux ensions de la politique, elle est essentiellement réci- ]ue. Le vainqueur, dépositaire actuel du pouvoir , en int à ses adversaires prisonniers ou bannis l'anmisla demande pour lui-mftme : hors de là, elle est ineuse et inacceptable.
e Droit de la guerre est une Justice négative, consint en une sorte de convention tacite de s'en rapter à la force. ..
ous les peuples ont eu leur symbolique expiatoire.
ce qu'en savent nos moralistes théologiens < liiteurs. Dans cette pénitencerie, dont le prir riiomme n^a de pardon à demander qu'à Di( facliou à donner qu'à Dieu , il y a sans doul idée de la dignité humaine; mais il y a en i une grande cause de démoralisation. En fait envers la famille et la société que le pécheu l)le ; c'est à elles qu'il fait tort : l'envoyer s; dieux» c*est prêcher le mépris de toutes deux Actuellement la symbolique est usée ; tou cérations» dont les frères déchaussés et men olTront en plein Paris le spectacle, est su| indignité. Le vrai pénitent, comme dit Jési lave le visage, s'habille avec décence, cache U peau ot le poil de ses jambes , se discipline vail , l'étude » la moilestie, le renoncement I son stMis privé , rcmpressement à servir , l'j ment do$ labeui^ répugnants et pénibles , la siduo du dévouement. Le vrai pénitent es chaque instant de sa pénitence fait dire de lu \\x\xW\ Il irait jusqu'à préférer, sa réparation 1er toute sa vio pénitent, si le grand combat
Im BMilre dit i too Y«let qui la folc : Vm If /«Irv tUtêwn : pub il le chasie» crojant avoir bit preuve (raode dignité. El telles aool les coméquencea MMtamnatioo judiciaire» qu'au total il faut anoure » maître. Bref* tout la monde k Tenvi sa déclara ire ; et le malheureiii que menace la Yindicla da il en conséquence. îjt rondaronalion, au point da a dignité, étant toujours capitale, la coupaUa sa somme de raison, conlrp la peine; la guerre qu'il encée contre la société par la toI et la débauche, Blinue derant U cour d'assises par la maosonga ocrisia, pour U reprendre ensuite par la brigan* l'assassinai.
reviendrai pas sur ca que j'ai dit da la solide* raie : elle se fait sentir, au moins dans la faar la respect que nous inspirent nalorellament li nous touchent, par l'orgueil que nous res* da leurs belles actions ai le chagrin que leurs ous causent. Quant à la contagion qu'entraîne »lidarit€, elle devient manifeste par la dissolu- \ mœurs, publiques, consistant rn uiie sorte ilo icite que nous nous donnons mutuellement de
int sur lequel on hésite, moins par l'effet d'une on établie que par paresse de raison et da eoBor, roplicité morale de la société. On trouva eieesaif re la conscience publique* responsable, |iour si ce soit, d'un acU.* auquel chacun se rend le lô» ;e d'élrc étranger; ci c'est en vertu de cette pré- D d'innocence '<le la roUectivité qu'on trouve le de réduire la pénitencerie à une chasse vigouivers les individus que 1«^ déflnitions légales ré- ^Is délinquants et malfaiteurs, ccln, je le ré|K'l^, c^\ \ luli'it d" l'habitude que de la .
Les actes en sonl coonus : se baigner dans Tonde lustrale, passer par les flammes, se flageller, se couvrir de cendre, porter le ciliée , aller nu-pieds , jeûner, Teiller, garder la retraite, réciter des psaumes, etc. N*en rions pas : ce fut la première manifestation de -la Justice au point de vue de la réparation du péché; et c'est encore aujourd'hui tout ce qu^en savent nos moralistes théologiens et nos législateurs. Dans cette pénitencerie, dont le principe est que l'homme n'a de pardon à demander qu*à Dieu, de satisfaction à donner qu*à Dieu , il y a sans doute une hante idée de la dignité humaine; mais il y a en même. temps une grande cause de démoralisation. En fait , c*est bien envers la famille et la société que le pécheur est coupable ; c'est à elles qu'il fait tort : renvoyer satisfaire am dieux, c*est prêcher le mépris de toutes deux.
Actuellement la symbolique est usée ; toutes ces macérations, dont les frères déchaussés et mendiants nous, oflrent en plein Paris le spectacle, est superstition et indignité. Le vrai pénitent, comme dit Jésus-Christ, se lave le visage, s'habille avec décence, cache aux regards la peau et le poil de ses jambes , se discipline par le travail , rétude , la modestie, le renoncement temporaire à son sens privé, Tempressement à servir, l'accomplissement des labeurs répugnants et pénibles , la pratique assidue du dévouement. Le vrai pénitent est un héros; chaque instant de sa pénitence fait dire de lui : Heureuse faute! Il irait jusqu'à préférer, sa réparation finie, de rester toute sa vie pénitent, si le grand combat de la société n'exigeait qu'il reprenne son rang parmi ses frères. C'est pourquoi, dit encore Jésus-Christ, il y a plus de joie dans le ciel pour un pécheur pénitent que pour quatre-vingtdix-neuf justes qui n'ont pas besoin de pénitence.
Que si, par supposition, le coupable se montre obstiné dans le crime, contempteur des hommes et décidément
ckain* Le maibi: tlil ■ son valcl qui le vole : I a iê faire feaire aillemn ; \mi% il le cliafuic, rro} ant avoir fait preuve tToBe gramle di;;nité. tt UA\n sont les ronsi'-qucnces fane condamnai ion judiriïiiro, qu'au total il faut oncore biier ce maître. Bref, tinit le niondi? à l'en^i ms déclare ÎBiolidaire ; Pt le malheureux qui* m«*nace la vmdirtc de la loi agit en mnséquenn>. i^i f-ondnmnation, au |ionit(le voede la dignité* étant toujours capitale, lu coupable se Ubnl, comme de raison, contn* la peint*; la puerrc qu'il 1 eonunencée contre la lïucièlé {lar le vol et la débauche» i In continue devant la cour d'assises par le mensongo cl lliTpocrisie, pour la reprendre ensuite par le brigand^e et l'assassinat.
Je ne reviendrai |ias sur «-e que j*ai dit di* la solidarité morale : elle se fait S4*ntir« au moins dans la faaille, par le respect que nous inspirent naturellement cen qui nous touchent, par Torgucil que nous rcsmtons de leurs belles actions et h* chagrin que leurs butes nous causent. Quant à la ronta^'ion qu entraîne cette solidarité, elli; di*\ii*nt manifeste p:ir la dissolu* tfon des mo*urs. publiques, mnsi^^tant <n une sorte di* congé tacite que nous nous donnons nuitucllenient de Cure mal.
Le point sur lequel on hésite, moins par l'effet d*une conviction établie que |i.ir paresse de raison et de cœtu*, est la complicité morale de la Mx?iété. On trouve i.'xcessif de rendre la conscience publiqui* rt'S|X)nsabie , |iour si peu que ce soit, d*un acto .nhiufl chacun se rend le té* moignage d'être élraiij:er; et r*est vu vertu de cette présomption dlnnoccncc-di' la cnllertivité quon trouve commode de réduire la pénitenceric à une chasse vigoureuse envers les individus que 1rs délinitions légales réputent seuls délinquants et malfaiteurs.
Tout cola, je le réinMo, est ( lutôl dr> j'habiludc quo Je la .
doctrine , mais ii*cii ost que plus difficile à déracinerJedtt donc ci j'affirme que la société a sa part dans tous les enmes, délits et contraventions que la loi réprime; qa*e& conséquence la réparation, pour être efficace, doit être ticiproque , c'est-à-dire que, si le coupable doit satisfaire ï la Justice par une somme de mérites, la société à son toor doit travailler à son propre amendement par une réfision incessante de ses institutions. Je dis que le système de représailles auquel le législateur se laisse entraîner n'a d'autre effet que d'aggraver le mal, d'abord chez le* coupable par l'indignation et l'endurcissement, puis dans la multitude par l'impunité du vice collectif et la contagion; et j'ajoute, appuyé sur l'expérience, que, a la réparation n'est pas faite, pleine et entière, par toutes ])arties', elle sera prise par la nécessité des choses ; qu'alors elle deviendra pour tous , aussi bien pour la masse restée indemne que pour les condamnés, un supplice véritable. Car la nécessité est aveuglé et sourde, elle frappe rtiomme comme la brute; et ce mal, purement moral en apparence, qu'il a laissé passer, elle le convertit en désastre. Alors, on accuse l'iniquité du sort, on se demande comment la Providence peut ainsi confondre les innocents et les coupables ; on fait appel au jugement de Dieu ; on se repose dans la foi à une Justice ultérieure, ou bien Ton tombe dans le scepticisme , avec lequel la démoralisation devient sans remède. Conduite doublement absurde, attendu, d'un côté, qu'il n'y a pas d'innocents, de Tautre, que les meilleurs, n'eussent-ils d'autre tort que celui de leur incurie, mériteraient leur part de la vengeance céleste.
J*ai montré, par des monuments authentiques, comment la sanction morale s'exerce dans les masses au for intérieur ; je vais faire voir , par des faits d'un autre ordre, comment s'exerce la solidarité.
léchant, il ih> rnli* a\cc celU* Ame féroce, placée par lleHDéme hors la loi, qu'un inti>en, re&commuDicalion ileonelle, la mort. Lue senlence de mort est un»,* déclaraon portant que chez ifl individu !■ consTï^nce est morte, a'il est tombé à l'état de tW'tc féroce à visage d'homme, D*U n'y a plus par conséqui-nt qu*à le lurr , comm^ un bjet d'horreur et un fiênl ^irnnanent pour tnud. Reste à ivoir si une semblable d«*?radalion dt* la di;;nilé humaine est possible, ou, pour riiii-u\ dirt*, dans quels ras ; à quelles conditions eli*' <st miM^e eiistf-r. Reste à iToir aussi jus<|u'à quel |i(»int la rârlusitin et lo bagm.* eurent 9 par un reste de piti«\ cire maintenus fiour b*s aturcs dcgradiV-s et incurables , comme un é<|uivalent e la guilloline.
Ce serait le lieu de faire la critique de notre Code pénal, e its catégories de déliU «-l de crimes, de sa division es peines en a/jHetires et ttifnmatUeSj ditÏMon qui fait lier le législateur et le ju^c d«* pair avec les scélérats qu'ils eursuivent; enfin de r«-|iou\.intabl*: arbitrain- aicr !«'jiiel on distribue ie« |ii*in»^ et un hs applique. T'I qiif i loi frappe d'une \'i-iw- nrtj'-rUnuwih: l>u'*'rc devrait tre fxroMmirfiie du '.'••nri* hiinuiii; t*-l roi.ibninrà inoit
fait preuve, dan« la {•• rf-^-tiiiti'iii ii<* win r riin#*, de plu% e sens moral que b^.*-» juu''*^ u'»-n oiil niuuirt) dans la cmsmnation. .Nmus retr<i'i\('r;s ii.i a chaque pas la trace de esprit Ihcologiquo «-t ii..il*'ri:iii->lo qui {ir^'hida a la ré> action de ci; codu : \\i*-'t\ït: *U- U Iran^'^ridancc de la )i morale v{ li** |.i ili\iriit*- •!•• «-a «aiulion; tlifVjrie de indignité onginf-li*: li»? 1 h''rjirn'- f:t df: la néc«.'ssilé de cxpur^'er, |iard>-« «• \io'- r\»ii>r% ^ur ïon corfis, suraiNl me et toute sa pfr.yi'.H' . %i.\" idfW.* de la communauté uridique, de la réciprot :t'- .• i-i ^^iti- fiction, delà natoiie lir payement qu'.ip^i'-ii- ia ot-tti: du. crime.... Qu'il nm *iirti^ d'avoir \y ^' U-s prir^-ifie^. et m^mtré, par la pU-
lu 30
lofiophie de la Révolution, ce qu*il faut entendre par ce mot, si longtemps inexpliqué, de sanction pénale.
Qui no Yoit à présent que le principe des institutiou pénitentiaires est le même que celui des réunions et assemblées de toute sorte, les premières créées pour Tmquittement des dettes envers la Justice, débita noiera ; les secondes établies pour l'exaltation de la conscienoe publique? Depuis 80, l'instinct populaire n'a cessé de réclamer, pour ce double objet, organisation et réfomie; c'a été, sous le nom de suffrage universel, le but constant de la démocratie. Mais les choses ont été si bien menéa depuis soixante ans que, sur les deux lignes, la rétrogradation a été égale : en même temps que les philanthrope' des prisons inventaient le régime cellulaire, les réuDJon et assemblées libres étaient interdites comme menaçantei pour l'ordre, et le suffrage universel transformé en nMl^ tier monstre pour le service du gouvernement.
 qui la faute ? dites-vous. — Oh I je sais de quoi vous voulez parler. Mais, dites-moi , Monseigneur, pendant combien d'années, sur soixante, les défenseurSj de l'ordre ont-ils possédé le pouvoir? A part les trois jou^j nées de juillet 1830 et les trois de février 1848, ils Tool possédé soixante ans. Qu'ont-ils fait , pendant tout ce temps-là, pour dégager la pensée de la Révolution , fa^ muler sa doctrine, organiser ses justices, c'est-à-dire forces de collectivité et ses assemblées, rendre la répantion des crimes et délits utile et honorable? Rien : ilsopt entretenu l'état de guerre; ils ont inoculé aux masses b scepticisme .moral, dont ils étaient infectés; ils ont faitdo droit une hypocrisie et de la satisfaction une honte, ftl^ vous vous étonnez que, sous ce régime de guerre, lesria- 1nions publiques deviennent des foyers de sédition, et f^K votre pénitencerie, au lieu de guérir les coupableSia^j produise chez eux qu'endurcissement L..