‹ De la justice la révolution et dans l'église; (volume 2)Chapitre 7 sur 46 · IÔ · texte numérisé non relu

IÔ

ne l'aî^* pas miw» on franrai^. Tn nous a* fail voir l'ahçnHité des /'plicp^ sri?i*iionniir^s : M>i* tr.inqnint\ nnnii appltqiif^ron^ à ri-*;:li«r inrro |.i r.it.i|iiilU'. Tu m- [wHivais Fouflrir iriHTrliqnrs: n«»ii'i ni' «iiuffrimns pi»» mt'nir «l'orihridoxp^... Mais tnii pr.'Uiit ot\lr, tini^tnn iiiimiIi' inrnrnparaMf', nous n-slf, rrimni»- 1»»» fMiiiîr-.n^rl li'siii:iirir«*stlr GutenUT?; mais ton ('liri«li:iiii*>iiir « ^t Ir r1ii'r-«r«ru\rr(le hsnnboliqno Inimaint*: tu sul»^i*>tf^.tM ^1*^. tandis qur|p!i Qiâteauliriant, los<)o Mni^^lrr. h'< A*" pHnnlil, n'unt ili* valeurquc par la Révolution, ipril < «^iu^'t-nt i-n la rontn '«lisant. Un aiiln* Irait «In la pli>«inn«>niif' <!•■< rrri\;tiii«i français pst W-nr nnivrrfali*>nii'. naii<; l'iilinnit* savant rprifs ffpent, rommr «lan*: \r< suji't<i qu'iU ii tifi iit, iU ali-orbenl, s'assimilent, latine, fm-r^, orientaux, italii'n<i>n«iuilc et espagnols, tout ce qno I»'S laii::ui'S ri\ili«''i»s ofTront de plus br»au on fait ilr tnurs, «Ir li;;urr«i, «]«• |ion<ii'*i*«, i!r» rnn«tructi*»n«i. l/i'st la Irurralliojiril/* à iiix. Où xmit-iNT TK'lli^ p«'n*»«''* • *t la !• iitT «jii" II'' • *t 1 r\\f fii-jiin mi i t^xu* '* Tiïii^'u'U .\.. (.'' îi «-l l'a- II!. M ijn'iM II-" r \ii>l tiN. t iii-

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qu*à cette condition. L'esprit s^alimente de lui-même» et de quoi grandirait-il, sinon de. ses propres pensées?

Corneille nous donne les Romains et les Espagnols: ses pièces ne me paraissent plus représenlables, tant le mauvais goût de son siècle, les sentiments faux et outrés, le style baroque y abondent. Mais Corneille est Fauteur de quelques centaines de vers les plus prodigieux qu*ait entendus le monde poétique, et qui seul suffiraient à démontrer la réalité du progrès dans Texpression du beau par la littérature et l'art. Or, à quoi Corneille est-il rede- *vable de ces vers? Tout à la fois à la condensation dans sa pensée de Tesprit antérieur, et à la qualité particulière de sa langue. C'est à cette métrique, qu*on essaie en vain de déshonorer depuis qu'on en a perdu le secret, que Corneille a dû ces vers sublimes, taillés d'équerredans un granit qui durera plus que les marbres du Parthénon et les pyramides de Thèbes.

Racine, avec moins de vigueur peut-être, mais avec plus de perfection que Corneille, fait passer dans notre littérature l'âme de Virgile, de Tacite, de Sophocle, d'Eu< ripide, de la Bible, tout ce qu'ont de meilleur les Latins, les Grecs, les Hébreux. Comme Virgile, il excelle à tirei l'idéal de situations horribles, devant lesquelles les an« ciens échouaient. Châteaubriant attribue au génie chrétien la supériorité de la Phèdre de Racine sur^ celle d^Euripide. Faux jugement : Racine eût fait preuve d'un médiocre talent, s'il n'avait fait que reproduire un idéal plus parfait. Ce qui fait son triomphe, c'est que dans nos mœurs, telles quelles, la pensée de l'inceste entre une belle-mère délaissée, qui un moment se croit veuve, et son beau-fils, pensée qui plane sur toute la pièce, est odieuse, tandis qu'elle ne l'était pas dans les mœurs anciennes : témoin l'histoire d'Absalon, qui, d'«* près le conseil d'Achitophel, jouit des femmes de son

père aux applaudissements de tout Israël; témoin œtte autre histoire d'Adonias, frère aîné de Salomon, qui, aspirant à la couronne, demanda pour femme la jeune Sulamilc qu'était censé avoir possédée son père, et fut mis à mort, non pour sa [»eusée incestueuse, mais pour sa maladroite ambition.

Molière, dont Toriginalité est si vantée, ne fait pas autre chose que Racine et G)rneiile. Nourri de la substance des anciens, qu*on peut se dispenser de connaître qnand on l'a lu, il les recrée dans sa langue, et le même hexamètre qui avait servi à Corneille pour le sublime deyient entre ses mains un instrument qui , par le comique, semble reculer les bornes du sens commun.

Celui que j'admire entre tous, non \x>ut sa puissance poétique, mais pour l'intégrité de sa raison, est Boileau. Quand je songe à l'état de platitude et d*aflectation où était tombé, par la prostration catliolique, le génie français au commencement du 17* siècle; quand je vois cette obstination de mauvais goût et de pédantisme qui distinguait un Scudéri, un Cotin, un Scarron, un Clia|)elain et tant d'autres qu'accueillaient avec délices e/ ia cour ^ia ville ^ j'avoue que je suis tenté de donner la palme aa ferme esprit qui seul fit face au torrent, et à qui l'on ne peut reprocher la plus petite transaction.

Boileau certes n'est pas lyrique, et je lui sais presque iQtant de gré de son ode sur la prise de Namur qu'à Voltaire de sa Henriade. Le lyrisme, grâce au ciel, n*est pis de notre littérature ; comme la poésie épique, il appartient aux époques religieuses; il tombe lom s'ouvre l'âge révolutionnaire. Je l'ai dit, nous son chansonniers, rien de plus. I.a Révolution a prodn Maneillaise^ et trente ou quarante chansons de B nlBraient, par les principes déjà invoque la préémiiieiice sur Horace, Pindare e

le Lutrin, ressuscite l'ironie gauloise, bien supérieure au sel attique, nécessaire pour contre-peser les bouffissures de Corneille et les tendresses de Racine, mais que déshonorait le burlesque.

On a regretté sa satire sur les Femmes : j'en voudrais, pour noire temps, une seconde et meilleure édition. Est-ce donc le sexe qui est en cause, et non pas cet érotisnic dégoûtant qui perd la jeunesse et la famille, aujourd'hui comme au siècle de Louis XIV? Boileau estril misanthrope, parce que dans une autre de ses satires il semble faire le procès à Thumanitélf 11 n'est pas plus haïsseur des femmes parce qu'il flagelle, sous une hyperbole de convention , leur mauvaise éducation et leurs : mauvaises mœurs. ,<

J'aime tout Boileau, même la satire sur YÉquitoqji»^ k dont je voudrais, pour l'instruction des contemporains^ \

donner un commentaire. 1^

Au reste, M. de Lamartine, après avoir instruit le 4 procès et dit tout le mal possible de Boileau, a fini par -1 conclure que c'était la conscience la plus probe, l'esprit \ le plus indépendant, l'âme la plus démocratique do j 11^ siècle, et que, quand il s'en mêlait, il faisait lesven comme Racine et Corneille. Puisse la postérité se montrer envers l'auteur des Méditations^ des Harmonies^ de JocelyUy aussi favorable!

Je ne puis me détacher de cette merveilleuse histoifs.

J'ai dit la physionomie générale des combattants, et j., décrit leur armure : quel()ues mots sur les opérationSi De Gargantua au Mariage de Figaro^ 1533-1785, h campagne est conduite avec un ensemble, une persM* rance, qui feraient croire à de la préméditation, si nM ne savions que rien ne ressemble plus à la préméditatiei

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int-il< l>^ Imt lie Imn Innu* VUé* m ImiikUc |M«obt leur ffmwxt Non, «1 c'aM fww flA ■H um de criûi|ue> ool |irU U blUfmUm CraoçiJM kpr «ni tUténtm d'ainalviin.

mIm HciMH, Bonèra, VlrcUe, atiienl Inir BulUrt jba£c daoi la lobélè «onletoïKinuiw «I U imliliMk IpiteinMC Imictii. an coainif*. oBl |<o«ir minèno 4*

pSadde. daat aei mnai, M guerm. tea iiMilaiwtM «t

tiUn de b Grèce de» Hindiàes, de la Hunu- {lalncfinne ; (1, je i'ai dii, la muse vf>ir]uf ae m ri-\-U: |at. >ili<> «In^ lelL^ûe, U rraoR; Ju moven jnn '-M (rfinr W l^ltrM n anti-chrût. (lurkibajite '-U <l«^<:nu riivltCft<>{(K)iM<, «n'en coasatt f» b^ok La Un^'i*.. \^ rr'>H*W Mftf nUices. ensei^in 4uk k r«MM)tim<>nt iW f^\nf** m ' lies peopte; b ratfr» •> <«.*. i.-vt, l-^nr." ■'. »f • .^ Iw.

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en ont essayé est miracle. Ce qui les arrête, et qu'on ne veut pas voir, est la dépression des esprits, le retard du siècle ; c*est que la réalité nationale , le sujet épique duquel doit rayonner toute œuvre de poésie, n'existe pas.

Nature, humanité, patrie. Justice, raison, tout s'était at^aissé sous Tétreinte du catholicisme. Avant de chercher leurs rimes, les poètes avaient à relever le monde.

Pendant trois siècles, la Révolution fut leur rêve. D'abord, avec un sens parfait et une raison supérieure, ils détournent la France du protestantisme.

La littérature moderne a fait ses preuves en matière de tolérance : il suffit de rappeler Voltaire et les auteurs de la Ménippée. Mais, après qu'on a gémi sur les persécutions et les massacres, il faut avouer que le. protestantisme avait au moins le tort de fausser la marche de Tes- : prit humain, et revenir, sur le compte de la Réforme, i ; l'opinion des lettrés, exprimée par Henri IV : Paris (Il Révolution) vavt mievx qu'une messe.

Sous Richelieu, Mazarin et Louis XIV, les lettrés se rangent du côté de la couronne contre la féodalité. Aux funérailles de celle-ci ils ont tenu les coins du poêle; grâce à eux surtout, la royauté française s'est reconnue. Quoi qu'ait écrit Saint-Simon, avocat d'un ordre de choaei évanoui; quoi que ressasse à sa suite une démocratie absurde, notre jugement sur Louis XIV doit être celui de Voltaire. Avant lui, il n*y avait pas eu véritablement de roi de France : c'était toujours un chef féodal. Il fallait un homme qui, faisant tout plier sous le niveau d'une loi commune, ralliât la nation et grandit la royauté en si personne de tout rabaissement de la noblesse. Pour es i rôle d'orgueil, qui enchanta nos pères et servit de tran* , sition à d'autres fins, Louis XIV fut sans pareil. lA religion, les traditions, les idées chevaleresques, eosseat

pu le faire mollir; L'applaudisscihent des lettres lui fit m cœur d*acier. Quand il prit M™' de Maintenon, rhomme ne pouvait plus s*amendcr : dans la voie où il avait fait entrer le despotisme, les ordres supérieurs anéantis, il n'y avait 4*issue que la Révolution.

Mais, tout dévoués qu'ils se montrent à la monarchie et au prince, les lettrés forment une société indépendante et égalitaire; placés sous la protection des muses, ils se constituent en république, et ni Richelieu, ni Louis XIV, ni Napoléon, n'oseront le leur imputer à crime. République des lettres ou liberté de penser^ c*est tout un, qu'en dites-vous? Les lettrés aussi ont leur spirituel; mais,' plus forts que TÉglise, ils convertiront le monde à la démocratie, qui déborde dans leurs KYres,

Il y eut un moment de péril.

L'éclat qu'avaient fait rejaillir sur la religion les sciences et les lettres devait produire une recrudescence de piété, et faire lever un vent dlntolérance.

Je regarde, quant à moi, la révocation de l'édit de Nantes comme un fait d'histoire aussi nécessaire, les circonstances données, que l'avait été cent soixante-huit ans auparavant la protestation de Luther. C'est la France tout entière qui, après les brillants travaux de controverse et d'exégèse de son clergé, se laisse aller à l'idée de rétablir l'unité dans la religion comme on l'avait établie dans l'État, idée tout à fait de notre pays, et que je m'étonne <Ie voir poursuivie de tant d'injures par la démocratie jacobinique. Le catholicisme était si grand, si beau, dans les écrits des nouveaux Pères!... Comme toujours la royauté fut l'organe de la nation : il est absurde de rapporter un pareil acte à des commérages de dévotes. La révocation de Tédit de Nantes n'est pas plus l'œuvre de M»* de Maintenon que l'expulsion des Jésuites ue ^eca

plus tard celle de M*** de PompedooTé Elle est le de notre génie centralisateur, un instant fourvoyé ferveur religieuse.

En ce moment les lettrés dorrat garder le silènes: n'y aurait pas eu sécurité pour eux à laisser iébt un mot de bl&me ; la nation se £bt levée pour la tique royale. Heureusement» la mAme cause qui a^ allumé rincendie l'éteigniu

On avait fait appel à Tunité : le seànon de Bossuet r Unité de VÉglm est de 1681. CMte unité, Louis comme chef de l'état gallican» faillit un-moment4a promettre i propos de la régale, en se brouillant avi pape, 1682» Hais le nuage se dissipe vite : Louis 4 poursuit le plan d'unité, d'abord contre les protestsd par la révocation de l'édit de Nantes, 1685 ; puis ceil les quiétistes, par la condamnation de Féndcm, 16I| enfin contre les jansénistes, auxquels il impose labulle Uà genitus après s'être réconcilié avec le saint-siége, 1711 On n'est pas plus unitaire, disons plus Français, qê Louis XIV: ^

Ce monseigneur do Uon-là Fut parent de Caligola.

11 n'en fallait pas tant pour calmer la fièvre d' Bientôt la littérature , qui n'avait fait que sourire, parler : en 1721 parurent les Lettres persanes; en }! les Lettres philosophiques. Au cimetière de SaintrM^ flnit.sous les huées l'école rigoriste de Port-Royal; apprit au monde la suppression des Jésuites. Sous tien combinée de la philosophie et des lettres» les colonnes de la chrétienté gisaient i terre.

À cette époque, un vent nouveau souffle sur la rature.

Dominée jusqu'alors par le subjectitiane de 1* qui fait le fond de notre caractèi^ et de notre U

qui seul peot iaire tnomfter li nJdOD do fpvTriMilîme moral et spéealatif , et qvi «nstitae FesscDoe de h

Révolatkm, la Miténtare inDçaise «^emLlAÎt f rirée de oe

sentiment de la nature et de rbusiaiiité qoi tkast pins de

rémotioo oigaDÎqoe que de la iaslio&. i.-i. RoDs^eau et

Bernardin de Saint-Pierre 5^ duir^^rËOt de cfjmlAer cette

prétendae lacone. Mais dé)à ron {<jt roir ooirlÂen ce

sentiment affecté de la nature traînait de oorniption à sa

snite, non-seolement p9or les lettres, mais pour Tintellî-

gence de la nation et pour ses moEtiK. L'amoar de la

natare, de même qoe la donceor enTers \ks animaux,

doit naitre, chez Thomme cÎTÎlisé, de la considération de

loi-même et dn sentiment élevé de la iostice. Car, pour

peu que Tons donniez d*es5or à eette sensibilité où la bête

a plus de part qne re«prit, elle ne sera bientôt, comme

lâchante chrétienne, qnlnpocrisie de la conscience,

nuDollissement du cenrean et défaillance dn ccenr.

Qaoi qu'il en soit de Tinfluence de Rousseau et de son école, c'est à partir de la suppression des jésuites que la <lécomposition de la TÎeille société devient générale. A travers les lézardes de la monarchie, la Révolution apparaît. En 1774, elle fait son entrée aux affaires, incamée dans Turgot; 1788, convocation des États-généraux ; 1789, Faction commence.

Depuis lors, nous sommes en pleine épopée. Tous tant que nous sonunes, lettrés et illettrés, ouvriers, paysans, soldats, bourgeoisie et plèbe, nous faisons de la matière épique. Tout gravite, tout roule sur la Révolution. Et cette Révolution est devenue européenne ; elle embrasse la terre dans son étendue, le genre humain dans ses races, la civilisation dans ses principes, la vie universelle dans son action, et toute idée se résout et s'efface dans son idée.

A présent, diles-moï, comment, & peine Ta Rév(| tion éclose, la littérature qui avait tant contribué à produire, a-t-elle fait tout à coap volte-faceï Coinm a-t-elle renié son objet, naéeonna son principe, trâht] cause? Comment, depuis le cammencemenl du siiicle, ; cesse-L-elle de comlnttre lea deux grondes forces d manilé, la Liberté et le Droit?

Tout ce que la littérature française, dans son élabo); tion révololionna&«, avait travaillé ave:: iimotir, i qu'elle avait admiré, glorifié, cooBBcré, on l'a i désavouer ensuite et le flétrir. Elle a démoli ses chdS d'œuvre, abjuré see idées, changé son ^lyle, désartici sa poésie, corrompn sa langue. Elle a quitté Ifi raisd pour la fantaisie , et la Fantaisie l'a conduite àl'infaioM autrefois, organe de la vertu de la niilion, mainlenq l'entremetteuse de ses débauches.

Précisons notre pensée.

La marche de la littérature française, après S tracée. D'après les prindpes posés plus haut, il y avaj| à faire deux choses : 1* élever la pensée publique à b hauteur des événements, en faisant de l'histoire utii selle l'épopée, du verbe aniversel le verbe de la Révc Uon : c'était la partie d'investigation archéologique, | tique, philolt^que, économique; réalité sociale, plus largement conçue, l'idéal correspc dant : c'était la partie plus spécialement littéraire.

La première partie de la tÀche a étié dignement a mcncée : il suffit de nommer, pour la science de l'histoi^ Dupuis, Oaunou, Ch&teaubriant, Guizot, les dem Ttiip Hichelet, Thi«^, Uignet, Poirson, Désobry, H. Har de Bnrante, Ferrari, et une foule d'autres ; pour la {ij logie, Voluey, Abel Rémusat, Eugène Bumag^ laiM9

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oppostîs, ri a ■eaction .cïîH'.jî • mi.* : ... ^: 1:: i.i-.

d'un auxiliaire. ^11 imciirt.;. ' n-. :. — -;.: .. .v- .■

commaniiement. t ,imjii;i r-s^':'.*- :\-.: :..

papiii jeinthement. "1 ils ?■-. .1 m.. . .: ■ .- ;r

lîecce nie a TCienri* r.ini-t»^ -• : . .

LiPiacïf. Muii;^. iir .lîs*:.":. .. :.

Sainl-fiiiair^i . 3icnat. 1 1: .«■

Pouiiliit; ,e lemai.tir ■.:ir:".:i • ..:

cite lÏH memoiro. -î non r"ii:i» :i • . ■•v. .

K^me Mic,'ni"i "iiinaitr'- -9. xiv,. ...1

la îrconae lai'îiL- iti r:. .. ...:•.

Œïe iiie;iiii:aiifjn lu'ivi-;!- r -. . ■:. ■ ■ «. tholiine. mn«rai. ê-Li:. . ::. : ?"... -- -

nait •i'meanur i amuii.

Sur rieis -ii-.mt^ni: ir-'v.ii :■ -'•.•* Les i^iiitas i'Mieni .ui .. --.... - : .• ...:.-

Uurs ariifcitis ti p'xr: i*. -'»-.. : ..;-.- u . ■^.. .. -

pand'fi^e'ji»* 1 j:»r*ti.-Tir i-r. ;. r:. ... .-- -8^.. -. r-^

déjà un .reai : a ••-iiit=-rj- -'.:.-...«.- . >.i- Teriineli. .1 'l.i.ir- ' s.nt. ;r ■ *.-.«. ......m.^,

Virgile, I-r ic^mutr îni.^r.î . . * r.wt-M^

dans la re.L".* :î.mr.iiî.i.: û-. .. - -. : .- ...«m»?^ ii?

ïâme, a^â.". :st iiii.rif.r >.- -. .- .- • .-a-: .-;sh^

tantôt rc|.u«« hi.l::: iirr^ .n ^ • * . .:.-. . .: :i-. :r i*t i^n-

sée à efiravc! -t iirif>- :■ .i: - 1 i. . ■-.• iiii-. >.i'^t

d^incompaliiiijjit }»;•?- .jqih.. .' t*.».»-.!.^ ^.r •. :.'nniK., iti-i^ m 0.

nomie domestique agricole, la politique des césars, les théories de Platon et d'Épicure. Racine, dans Phèdre, avait suivi cette route, indiquée par Boileau, et dont les chefs-d'œuvre de Tironie moderne, en fermant le retour à Tancien idéal, faisaient pour la littérature une loi.

Le tumulte révolutionnaire apaisé, la critique fournissant de précieux matériaux, la littérature devait donc chercher son idéal dans tout ce qu*avait, pour ainsi dire, abhorré la poétique des anciens : le positivisme de la science, à la place du mythe et de la légende; la Justice inflexible, qu'une tradition des Grecs donnait pour première femme à Jupiter, répudiée par celui-ci pour la riche, et orgueilleuse Junon ; la Vertu gratuite, que la conscience stoïcienne avait trouvée trop lourde; TÉgalité, dont la notion seule met à néant toutes les données antérieures de Tcsthétiquc , et rend impossible la continuation sur l'ancien pied du travail littéraire; TÉconomie sociale, qui sous le régime d'inégalité ne pouvait être connue que do noçi ; le Travail , rejeté par Virgile à la porte des enfers, parmi les sombres divinités de la souffrance et du mal; le Mariage, vainqueur de l'amour, sévère à la poésie, que Virgile ose à peine toucher, qui ne réussit dans Homère que par la naïveté de la religion qui le couvre et que le monde a perdue; les luttes de Tespril humairi, ses angoisses et ses triomphes, bien autrement terriblcs.que les orages de la passion, seule réputée dramatique ; la Mort, enfin : tel était le thème imposé à la littérature par la nécessité de l'histoire et la loi môme de l'art.

En deux mots, c'était la raison juridique, devenue par l'universalité de son application et de son influence principe du vrai, de l'utile et du beau, raison esthétique et raison des choses.

J)ites-inoi maintenant qui, parmi tant de gens de lettres

nde loUr, t romprâ Ip ttroil, (' kMraO; <pi K vMiaUMiKnt voulu >■ lUvnlniip • le pmfAaire.... llV^Uf Irttr rirur r»l mlé <

iiiAe* à'talndÂt ; lli n'nnl pm r.n l'inlrllism ^âide, et ihmm stoésiot» à la {ihM jti»l« romim» * la ibooteoM de* ilfcadeocM.

Mm rinfcn^ra <ta recule de BooMean, philamphm, hiM*. Itou de lelln*, k qni la Urhe ^Utt ^hti« de f^ de la rairw «Itr tn rrli^inn la caittc ilu ilniîl, H Imr l'MiHit^ (4 rp<;lh^lti|u<> «ur un |inf>ci[i>! pur de iBiyHidwDi', iM? IrnuTMml rii-n dt minii (pw il» ir de nouveau In nalion à ta M. Vfratt avait Md I^H^ par la fM^ lie rruc-SupHfm^; \v npport dn IÛk des cuttc« l>orlaltii lur le CnnMnlal nui- ■M l'apoataaie. Haioe de Uiran, RoyffT^Collanl , n^o> tanhieM et DAo-chriU{«n«, nVn flrrnt 1rs ifilpr|trHeii. Nt Ion bMit fui dit. La Révolution avait annonce le |H de la Justictr, re qui impliffiiait qiip la Jnsliiv, ffirmaul L'Ilo-m^ED'-. loiti<l>MlrjK-i]>ln.';i l\i\('niril'aui-iin ial, devait senir cllc-in^nic de piinripr pt de sanclinn 'idéal. On nous fil voir, au rontniir'', ipif l:i Justice Hait autre que la volonU- de Iticu l'iljrli'e |>.ir le prince, ié lui-même de Dieu. En vain l'empereur , élu du apte, décrète au nom du peuple et île la Uévolulion;

vain il légifère, codifie, orf/nni'sc : devenu ^llls de iglise, il n'a plus qualité pour commander ri^,tal. Sou lorilé est une autorité nfur/iri'. Ix> droit qu'il procliimc !sl pas du droit, c'est de l'anarehie, une macliiiie in- "nsle dont la liourpenisie allirV de fiO s'est Ir^jitreuse- ?nt senie pour délniirp nobles, prérres el monarque, lisdonl il lui est défendu, ;'i lui iransliiiie de h Itévolion, de tirer rine étincello. Il faut qu'il parte, qu'il <lola place au roi légitime....

Or, le droit est l'àme de l'épopée, la substance de toute

liltérature. Nier la Révolution dans son droit, c*est la nier dans son expression littéraire. £t comme, depuis la fm du moyen âge, la littérature française appartient tout entière à la Révolution, qu'elle n'a de sens et de portée que par la Révolution, désavouer celle-ci, c'est déclarer celle-là bâtarde, nulle.

On n'y a pas manqué.

De Maistre et Ghâteaubriant, les deux bardes de la réaction, donnent le signal. A leur suite, le romantisme commence la démolition. L'idéalité religieuse redevenant le principe et le gage de la société, l'aiïaire principale de la vie, autant élevée au-dessus des intérêts terrestres que le ciel est élevé au-dessus de la terre, l'idéalisme, dans la philosophie et dans l'art, redevient son objet à lui-même, son principe, sa fin, le principe et la fin de la Justice. Comme on a la prétention d'aimer Dieu pour Dieu, de même on philosophe pour philosopher, on fait de l'art pour l'art; bientôt, et ce sera le comble, on enseignera l'amour pour Tamour. Chercher dans la réalité vivante de nouveaux motifs à l'idéal, ce serait l'asservir, placer au dernier rang ce qui doit elfe au premier, convenir que les poètes et les artistes sont dans la procession humanitaire ce que sont dans une armée les fifres et les tambours! L'art pur, la philosophie pure, afiranchis, comme le voulait Schelling, de toute considération d'utilité et de réalité, priment la science et la morale : à leurs lauréats il appartient de régler les droits du travail el de conduire le troupeau des nations.

La contre-révolution s'accomplit ainsi dans les intelligences, en attendant que l'heure soit venue de Taccomplir dans les choses. Par l'admiration du gothique, qu'ayail dédaigne le dix-septième siècle, on revient aux roœun féodales; par la religiosité, à la Bible. Le peuple est onbJié, le travailleur mis en suspicion, l'économie violée i

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Taurai occasion, danv '>*•■• •??.

cadence des lettres Oar -k .»lacaiisc, et d'appuy.f :-,»î 'ii . .-

Qu'il me suffiî^. >»r' .-- • • choses : l'une, î:T.o*r* -.- .i . -, rature est en iMeiii- r^f . .mise hors de '.-:»!*i*:-:cii-.'. . . raine n'a rir^ '>:it:.;-: -. •.■ siècles; qu'iiiLii^ri. - .» .*'-^ ^• die s'est rr.r.tf::^- -••

là elle n'i - . :..

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Est-ce le talent qui manque aux littérateurs et aux artistes? Non : ils ont du talent à revendre, du génie même, puisque le mot leur plaît. Seulement il leur manque deux qualités sans lesquelles la Révolution est incompréhensible et le génie moins que rien : Tamour du travail et le sens moral.

Est-ce le goût qui fait défaut? Non encore : le goût est plus exercé, plus sûr qu'il ne fut jamais; la preuve est que, malgré les réclames des coteries, il n*y a pas une renommée qui fasse illusion.

Les études outilles faibli? Jamais, au contraire, pareils trésors ne furent mis à la disposition de Thomme de lettres. Histoire, langues, mœurs, antiquités, littératures anciennes et modernes, du nord et du midi, de Torient et de l'occident; systèmes religieux, légendes, tout a été fouillé, recueilli, mis en lumière; l'humanité tout entière n'aura bientôt plus rien à nous fournir. La philologie et l'érudition ont rempli leur devoir ; à aucune époque elles n'avaient mérité des palmes plus glorieuses.

Le publie a-t-il disparu? Encore moins. Les cent hommes de goût pour lesquels Voltaire sevantait d'écrire seraient cent mille, si Voltaire écrivait encore.

Quel est donc ce prodige, qu'avec des talents au moins égaux, un goût plus exercé, des études plus fortes, un public plus intelligent et plus nombreux, la littérature décline si rapidement?

Comme l'arbre tombe du côté où il penche, "âlfisi en est-il de toute littérature. La raison des choses veut que dans la société l'idéal, au lieu de commander, sene: c'est le principe contraire que suivent nos gens de lettres. Depuis cinquante ans la Htlérature française, aspirant à vivre exclusivement par l'idéal et pour l'idéal, a déserté la Révolution et la Justice ; car celte apostasie, elle a trahi

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Quelques-uns, dites-vous, ont essayé, de notre leni|M d'interroger le peuple, et n*en ont rien tiré. La RévoIO' tiôn a eu ses historiens, le socialisme ses orateurs, l'atelier ses chantres : qu'y Irouve-t-on? Le livre aux sq)l fermoirs a été ouvert ; les pages sont blanches. Ce qiK l'état révolutionnaire des masses a inspiré de mieux, a prose et en vers , se réduit à quelques réflexions d'an "philanthropie sceptique, et rentre dans la littérature dé solée qui sortit des ruines accumulées par la Révolution

A cette objection, je n'ai qu'une réponse : Es^-ce qQ< vraiment la Révolution est faite?...

Oh ! n'attendez pas que le peuple idéalise vos chemin de fer, instruments de sa servitude; vos machines, qa^ en le supplantant, l'abêtissent; vos banques, où s'ee compte le produit de sa sueur; vos bâtisses, que fl misère n'habitera pas; votre grand livre, où il neser jamais inscrit; vos écoles, pépinières d'aristocrates; fo codes, renouvelés du droit quiritaire. Le peuple se son vient de la Bastille, du 10 août et de la réquisition; iii oublié le reste, car le reste ne lui a de rien servi. 11 n^ann pas même un écho pour \os expéditions, soigneusemen dégagées de tout intérêt révolutionnaire. Son cœur, é» séché par vous-même et que ne féconde plus l'idée, es mort à l'idéal, et voire dégradation sans remède.

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