LVI
Comparez cette mort avec celle du chrétien, entouré de defges, de crucifix, d'eau bénite; à qui le confesseur
parle des jugements de Dieu, que l'on frotte d*lroiles saintes, qu'on accable d'exorcismes, comme si, sorte seuil de la tombe, commençait le supplice du répttm^!
Eh quoi ! voici des hommes, les premiers par le génie et la gloire, comblés de Tadmiration de leurs contemporains, sûrs de la postérité, et pour qui la mort est insupportable : ils sont chrétiens.
Et ce pauvre tonnelier, étranger à toutes les grandoirs, s*éteignant de lassitude dans une chaumière » sourit à si dernière heure; sa conscience lui tient lieu de tout; il est heureux. Ce n*cst pas un impie, l'homme du peuple ne connaît pas Timpiété; mais ce n'est pas un chrétien non plus que celui qui, sur le bord de la tombe, donne une larme au fils qui n'est plus, parce que la mort de ce fils qui Ta devancé le diminue ; qui regrette ses entreprises malheureuses, parce qu'elles lui laissent un vide; qui ne craint pas l'autre vie, mais qui n'en a pas besolni parce qu'il la possède dans son cœur!
Regarder la mort en face, la saluer d'amour, remettre son âme entre les mains de ses enfants, et s*échapper dans la famille en laissant son corps à la terre comme une rognure, cela n'est ni spiritualiste, ni mystique, ni chrétien ; c'est tout simplement de la réalité sociale, c'est de la Justice.
Aujourd'hui, que Tpn n'est ni avec le Christ ni avec la Révolution, on a inventé, pour les mourants, des façmis hideuses. Autour du malade , tout conspire pour lui cacher son état : on l'amuse, on le trompe, on le chloroformise-, on fait si bien qu'il trépasse sans y avoir pensé. Point de dernières paroles, novissima verba; point de transmission de l'âme, point de testament. Il crève comme un chien : Unus est finis hominis etjumenti.'
0 mort! sœur aînée des amours, toujours vierge et toujours féconde, toi que j'ai reconnue dans le premier
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0 mort! si longtemps calomniée, et (]ui n*05 loniMo qu'aux mérhants, seuls dignes dVlro apjvlos nMworr,--/*, ne serais-tu pas IVnigme fatidique duut lo mot <loit loiiv évanouir le sphinx des religions, en délivrant Tlumuniti^ de ses terreurs? Tu ne m\is pas tout dit onroro; tu t\\%> gardes plus d*un secret. Enseigne luoi, et je redirai la garolc; et toutes les nations eonressrroni (pu* tu es !(« seul Christt vivant et véritable.