‹ De la justice la révolution et dans l'église;Chapitre 22 sur 45 · LES IDÉES · texte numérisé non relu

LES IDÉES

Monseigneur,

Jésus répond aux pharisiens qui Tinterrogent sur la -oxKne adultère : < Que celui d^cntre vous qui est sans éché lui jette le premier la pierre. » «îe fie puis pas, parlant pour moi pécheur, vous tenir à 'Us archevêque, qui non content d'inculper mes idées '^2 le soupçon sur mes mœurs, le langage que le Saint ^ saints, défendant une pécheresse, se permettait vis-à- ^ des pharisiens hypocrites et fornicateurs. Je ne vous <^tise donc de péché ni vous ni aucun de vos collègues ^ns le sacerdoce; je crois votre vie aussi pure que votre )^ et m'abstiens de toute récrimination. Odiosa restrin- ^^da. Vous m'avez frappé dans ma personne : je n'use [^ de représailles.

Mais voici ce que je vous dis à tous, pontifes du Très- Haut : Que celui d'entre vous qui sait la loi me jette la pierre!

Oui, je consens à toute honte, si vous me prouvez que l'Église connaît la Justice, et qu'ayant été élevé dans son , Sein, c'est par ma faute, ma seule faute, et ma trèsgrande faute, que j'ai été coupable ; je veux, dis-je, être humilié, châtié, flétri, comme si j'étais l'unique et le pro* micr prévaricateur.

Mais vous ne savez rien de la loi ni du droit. Sur toutes les choses de la vie humaine vous manquez de principes et de règles. Je vous l'ai déjà cinq fois prouvé; permettez qu'au commencement de cette Étude je vous le rappelle.

En ce qui touche les Personnes^ vous n'avez point de morale. Voire Décalogue n'est qu'une énumération de catégories; votre Évangile un recueil de paraboles; votre charité le premier bégaiement de la Justice. Bien loin que vous possédiez une théorie du droit personnel, votre dogme y répugne, et sur ce dogme l'Église ayant fondé sa hiérarchie et sa discipline, vos intérêts sacerdotaux s'y opposent.

En ce qui concerne les Bîens^ vous n'avez point de morale : votre dogme y répugne, et vos intérêts s'y opposent.

Sur le Gouvernement^ vous n'avez point de morale : votre dogme y répugne, et vos intérêts s'y opposent.

Sur Y Education, vous n'avez point de moirale : votre dogme y répugne, et vos intérêts s'y opposent.

Sur le Travail , vous n'avez point de morale : votre dogme y répugne, et vos intérêts s'y opposent.

Et je vais vous montrer que pour ce qui regarde les IdéeSy vous n'avez pas non plus de morale ; qu'en ceci, comme en tout le reste, vos maximes se réduisent au pur arbitraire; que Tapplication de la Justice à l'intelligence est incompatible avec votre dogme, et que votre intérêt le plus précieux s'y oppose.

Eh quoi! vous écriez-vous, une morale des idées! Qu'est-ce que cela ? Oncques n'entendîmes parler de morale en telle affaire. Que peut-il y avoir de commun entre les préceptes de la conscience et les conceptions de l'entendement ? Ce qui entre dans le cerveau n'est pas ce qui souille l'homme, mais seulement ce qui sort du cœor.

— ST'l —

Âllez-vous prétendre que la logique, la métaphysique, la

dialectique, sont des branches delà niorale?

Patience, Monseigneur; vous allez voir de quoi il s'agit. C'est uiie découverte de la Révolution. Cela ne s'apprend pas au séminaire, et sent mauvais à l'archevêché.

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