HvuUiédv la raUon publique
Mais quolle idéo so faire de cette raison collective» qui ré^i^tu avec tant de force et un succès si complet aiii fantaisies do la raison individuelle? Est-ce une Âme, un esprit, une ontéléchio, quoique chose comnie ce que nous imaginons quand nous parlons de l'esprit divin, des iutelligoncos célestes, do notre ûme immatérielle elimniorteilo?
Kt pourquoi non, si notre onlcndoment ne peut conçu voir autrement lu chose? L'intcUigcucc est parloiit,
l&iaiit :<î ^onscieoto, avonwi'.'» '.s.i«i ■ j.. • i Ce r-je i5u*i en autres terriKs ** O '-•- » ■ i
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pas ainsi que la Révolution, % .poser sa raison et proc6J«rf -% .> : ;» .
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produire une résultante différente en qualité des forces qui la composent et supérieure à leur somme ,
De même le conflit des opinions engendre une raison différente de qualité et supérieure en puissance à la somme de toutes les raisons particulières qui par leur contradiction la produisent^
Je dis différente de qualité : c'est prouvé par l'antagonisme des deux raisops. J'ajoute supérieure en puissance : le progrès de la société le démontre.
Si grande, en effet, que vous fassiez la raison de l'individu, toujours elle sera mêlée d'éléments passionnels, égoïstes, transcendantaux, en un mot absolutistes. Gela s'observe dans les mouvements de la multitude, les préjugés nationaux, les haines de peuple à peuple, si souvent décorées du nom de patriotisme : .toutes choses qui ne sont que* de l'absolutisme individuel, multiplié par le nombre des coquilles d'huîtres qui l'expriment. C'est par là que le genre humain a été victime si longtemps d'institutions et d'idées qui semblaient recevoir leur autorité de la Raison publique, en qui se révélait, pensait-on, la volonté des dieux, tandis qu'elles n'étaient que de monstrueuses excroissances de la raison individuelle.
Or, nous voyons la raison collective détruire incessamment, par ses équations, le système formé par la coalition des raisons particulières : donc elle n'en est pas seulement différente, elle leur est supérieure à toutes, et sa supériorité lui vient justement de ce que l'absolu, qui tient une si grande place chez les autres, devant elle s'évanonit. Convenons donc que la l'aison collective n'est pas un vain mot : c'est d'abord et indubitablement un rapport. Or, comme le rapport ou la raison des choses est en toute chose le fait capital, la plus haute réalité, je dis que la raison collective résultant de l'antagonisme des raisonif particulières, comme la puissance publique ré-
suite du concours des forces individuelles, est une réalité au même titre que cette puissance; et puisqu'elles se réunissent dans la même collectivité, j'en conclu)! qu'elU^i forment les deux attributs essentiels du même être, la raison et la force.
C'est cette Raison collective, théorique et prati<|ue k la fois, qui depuis trois siècles a commencé de dominer le monde et de pousser dans la voie du progrès b civilisation; c'est elle qui a fait prévaloir le principe de tolé' rance religieuse, créé le droit public et le droit des gen», jeté les fondements de la confédération européenne, déclaré régalité devant là loi, rendu la philosophie aum sacrée que la religion elle-même. C'est elle que k» trilKi* naux et les eoi^ savants s'efforcent d^esfirimer dans leur stjle, et que tout écrivain, tout artiste, après avoir dans la composition de son onivre dom^ carrière à sa sab}eelh'ité, invoque eo dernier ressort*
Cesl elle que nos pères, dans ou jour d'enthousiasme , firent sioBler sur 1 auld ila Christ et saluèrexd eoaaue leur déesse et leur reâne : Eh DU M, Itraei! Xon que œlie figure refséseot^ i leurs jeux une âa»e du utooàe^ un ^seic^ vm Veiiie* m Es^a-iU un I>ieu« ctAnuim celui dont les eoQfierenrB et les papee se direut let bémuti^ : il y a llnfiiii entre k l&aHon de V3 et rtAi'^ hU\4^iiuM: à/h 94. Celait rSnaanité, juste^ juBleiiii^Keiiie et iiiit^^ qu^ii^ p*/i la jAnc/e de la vieille idoie. // «> a rieu Iv^kaui, aveenB ^«sie iuaçuîiique (;e jeuu^ oumi*?; qu<. ii fMet eosrwiisauMiti^ v^miwamh Tat puhh^. pour oént cU, élé fififaêie;^ c/w a lu JiÊUStivi. Aiiih. it. ht-vuiuij'^ii «us pei^de^ ^at leur iuouti<iUl in ]ii>*.rî> huut ••.* Irutedeia JiottiBie: «il ny arî«ij la^iiaul uu^ <^j x^xa vuur c f avex suis, c^eat^dtse MMiS4U<^smeh. Htmjujeb i^é^%«'/^ « ii«K; «HhKK ia liherié et eru%«c à b JmsU'>t. à
H&»*.€envhii qu'un éebiii*:> JK'Huitiiivn' r ««Uni pat^
en nombre. Le fanatisme, la sottise envieuse et bavarde, étaient les maîtres. La Raison déifiée flit par Timbécilo. messie de Catherine Théot déclarée suspecte, et le Suprême fit éclipser la liberté.