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mouillé d'avance. L'évaporatiou de la solution aqueuse laisse
la caféine pure et cristallisée.
Cazeneuve et Caillot (1) ont extrait la caféine du café en ajoutant de la chaux à la décoction aqueuse. Ils font sécher le mélange au bain-marie, le tassent dans le digesto-distillateur et l’épuisent au chloroforme. Ils distillent, obtiennent un mélange de caféine etde résine chlorophyllienne. Le résidu repris par l’eau à 100° et filtré sur papier mouillé donne de la caféine cristallisée.
Legripp et Petit (2) opèrent ainsi: versez sur le thé réduit en poudre grossière deux fois son poids d’eau bouillante ; laissez macérer quelques instants à la chaleur du bain-marie ; introduisez la poudre humide qui résulte de ce traitement dans un appareil à déplacement et épuisez par le chloroforme. Le déplacement se fait très bien ; on s'arrête quand le chloroforme ne passe plus coloré. En distillant le chloroforme, on obtient un résidu de matière huileuse et de caféine qui, traité par l’eau bouillante, en quantité convenable et en présence d’une très faible proportion de noir animal donne, par filtration et refroidissement, de magnifiques cristaux de caféine incolore.
Heckel et Schlagdenhauffen (3), pour retirer la caféine de la noix de kola, ont opéré de la manière suivante:
«a. Traitement à l’eau.— La noix de kola desséchée, réduite en poudre, bouillie avec de l’eau pendant deux à trois heures, fournit un liquide rouge parfaitement limpide. Le liquide mucilagineux, filtré à la trompe, traité par l’acétate triplombique, fournit un abondant précipité brun-clair et un liquide incolore. Dans le précipité, on ne trouve pas de caféine.
(t) Cazeneuve et Caillot, Union pharmaceutique, 1877, p, 170. (2) Legrippet Petit. Bulletin de la Société chimique, 1877, p. 290. (3) Heckel et Schlagdenhauffen, loco citato.
| — kh — | Le liquide de l’opération précédente filtré, traité par l’hydrogène sulfuré et concentré, laisse déposer de la caféine en cristaux. Le liquide rouge évaporé fournit 23,70 p. 100 d’extrait sec renfermant 22,60 de matières organiques (caféine, tannin, matières amylacées et colorantes), et 2,20 de sels fixes constitués par du sulfate de chaux et des chlorures alcalins. Cet extrait étant traité par l’alcool, ce dernier lui enlève le cinquième de $on poids constitué par de la caféine et de la matière colorante jaune. Lasolution alcoolique concentrée donne un extrait, dont la caféine est dissoute par un traitement à l’eau bouillante, et il reste à l’état insoluble une matière colorante qui, pour eux, semble constituer un produit d’oxydation du tannin et qui a une grande analogie avec le rouge cinchonique. |
» b. Traitement à l'alcool. — L’épuisement de la poudre de la noix de kola par l'alcool à chaud, donne un liquide qui ne fournit que 6 p. 100 d’extrait sec. Cet extrait jaune clair renferme une grande quantité de tannin et des matières grasses et résineuses. Cet extrait alcoolique étant repris par l’eau, la caféine se dissout dans l’eau et le mélange des matières grasses et résineuses surnage. En traitant ce résidu un grand nombre de fois par l’eau bouillante et en le desséchant au bain-marie, il finit par se réduire en une masse sèche et friable, presque insoluble dans le chloroforme, soluble entièrement dans l’aleool et la potasse qu’elle colore en rouge vif. Cette substance chauffée dans un tube à essai, donne des vapeurs empyreumatiques, et dans la partie refroidie du tube on voit se former une abondante cristallisation d’aiguilles de caféine. Traitée par la potasse, elle donne un liquide rouge intense, ce qui ferait croire à la présence du tannate de caféine, mais cet alcaloïde se trouve seulement à l’état libre dans la noix de kola. Donc, la caféine est ici retenue mécani-
— À5 — quement par la matière résineuse. Celle-ci doit être un produit d’oxydation du tannin et elle a une grande analogie avec le rouge cinchonique (1).»
La solution aqueuse de l’extrait alcoolique traitée par l’acétate de plomb et un courant d'hydrogène sulfuré, donne de la caféine souillée par du sucre.
c. Traitement au sulfure de carbone. — Ce dissolvant fournit un meilleur résultat, en épuisant la matière dans un appareil à extraction continue, on obtient au bout de 24 heures un liquide contenant, comme celui de l’opération précédente, de la matière colorante, de la caféine, ainsi que de la matière grasse dont l’odeur rappelle celle du beurre de cacao. Un premier traitement à l’eau permet de séparer les corps gras, et un second à l’acétate triplombique enlève à la caféine la matière colorante dont elle est souillée.
La solution, débarrassée de l’excès de sels de plomb par l'hydrogène sulfuré, donne l’alcaloïde pur dont le poids est de 1,32 p. 100 provenant de 2,42 p. 100 d’extrait.
d. Traitement à l’éther. — En épuisant la poudre de kola par de l’éther dans le même appareil à extraction continue, on obtient à peu près les mêmes résultats que ci-dessus. L’extrait de couleur jaune citron, orange ou brunâtre, suivant la durée de l’expérience, renferme comme le précédent de la matière grasse, un peu de tannin, de la matière colorante rouge et de la caféine. Son poids est un peu supérieur à celui de l’extrait sulfo-carbonique, 2 gr. 550 p. 100 au lieu de 2,42 : bouilli avec de l’eau, il fournit un liquide qui, soumis à l’action de l’acétate triplombique pour enlever les matières étrangères, donne 1 gr. 275 de caféine pure.
{1) Heckel et Schlagdenhauffen ont donné à ce produit le nom de rouge de kolu.
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e. Traitement au chloroforme. — En opérant avec la matière desséchée au bout de 6 à 8 heures, on a un liquide jaune contenant de la caféine, des matières grasses et colorantes et du tannin. Le poids de l'extrait obtenu est de 2 gr. 983 p. 100; il contient 2 gr. 348 p. 100 de caféine. Comme détail intéressant de cette opération à noter, on remarque que deux heures environ après le commencement de l’opération, il se forme dans le ballon de l'appareil extracteur, à la surface du liquide en ébullition, un dépôt entièrement blanc, et que le liquide, même au bout d’un temps très long, ne se charge que d’une proportion relativement faible de matière colorante. En évaporant à siccité la solution chloroformique et en la reprenant ultérieurement par l’eau, on en sépare une matière grasse dont l’odeur rappelle celle du beurre de cacao et qui est entièrement saponifable par la potasse caustique.
En concentrant la liqueur jaune filtrée, on obtient la caféine à l’état cristallin; on obtient un produit plus blanc en traitant la liqueur par un peu de noir animal. En évaporant rapidement cette solution de caféine et en reprériant ensuite le produit par l’eau, l’éther ou le chloroforme, on né parvient plus à la dissoudre complètement; la dissolution finit néanmoins par s'effectuer quand on emploie une forté proportion de ces véhicules à l’état bouillant, mais il se précipite ensuite à froid un composé cristallisé sous forme de prismes et d’octaèdres microscopiques qui présentent la plus grande analogie avec ceux de la théobromine. De plus, cé corps relativement insoluble dans le chloroforme, séché, puis chauffé dans un tube à essai, se sublime sous forme de poudre cristalline entièrement semblable à celle que donne la théobromine. Donc, la noix de kola renferme de la caféine
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CRT et de la théobromine et tous deux à l’état libre. Voici les résultats pour la composition p. 100 de l'extrait chlorofor-
Amique :
Caféinéie ei ANT PAT 2,348 Thépbhnomine Gi nstlen. 0,023 HN HA diet nes \ 0,027 CODES NN nu 0,585 2,983
Cette même poudre, que MM. Heckel et Schlagdenhauffen avaient traitée par le chloroforme, ils l’ont reprise, desséchée et traitée par l'alcool. Pour 300 grammes de matière, ils ont obtenu 17 gr. 478 d’extrait. Cet extrait brun est s0luble dans l’eau bouillante, mais à froid, il dépose de la matière colorante. Cette solution aqueuse soumise à l’action de l’acétate triplembique leur a donné un précipité et un liquide incolore. Dans le liquide, ils ont constaté la présence de glycose et une petite quantité de sels fixes ; dans le précipité, du tannin et de la matière colorante.
La partie qui se dépose à froid a des analogies avec le rouge cinchonique. Nous avons vu qu’ils l'avaient désignée sous le nom de rouge de kola: Desséché, il est brillant presque noir, soluble dans l'alcool, la potasse caustique, la soude caustique et l’ammoniaque. Les solutions alcalines brunrouge, au bain-marie, prennent une couleur rouge sang; la solution alcoolique n’a aucune action sur les sels ferriques mais est précipitée par l’acétate de plomb. On purifie le rouge de kola par dissolution dans la potasse et reprécipitation par l’acide chlorhydrique faible. On n’y trouve pas de trace de caféine.
Il est une autre matière colorante contenue dans le ligneux et qu’on ne peut parvenir à extraire, avec l’alcool bouillant,
CL pers que fort difficilement. Dans le rouge de kola existe une matière grasse, soluble dans l’éther, le chloroforme et le sulfure de carbone. Dans l'extrait alcoolique, on trouve également du glucose. Si on traite la solution alcoolique par l’eau, il se forme un précipité contenant la majeure partie du rouge de kola. Ce précipité lavé perd cette matière colorante et se réduit en une masse floconneuse d’un brun clair. Cette masse surnage sur l’eau bouillante comme les corps gras; recueillie et desséchée, elle est soluble dans le chloroforme et le sulfure de carbone, ét en évaporant ces solutions on obtient un
COrps gras.
La composition p. 100 de l'extrait alcoolique est: annin ARR LT OPEN Pol RougésdeKOlIa re AAA ERA 1,290 Glucose re. RES ER por 2,819 SELS LES M TM NT STATE 0,070
5,826 Les sels fixes sont des carbonates alcalins, des chlorures et quelques sulfates.
Après le traitement par l’alcool, la poudre, quoique ayant. perdu beaucoup de matière colorante, a encore une couleur ocrée très prononcée. Les dissolvants employés plus haut n’enlèvent plus de matière colorante, tandis qu’avec les alcalis on obtient un liquide rouge sang. Pour doser l’amidon de la noix de kola, Heckel et Schlagdenhauffen ont transformé la matière amylacée en glucose par le traitement à l'acide sulfurique. Nous eussions voulu avoir sous les yeux les moyens employés par Attfeld pour le dosage de l’amidon dans la noix de kola, afin de mettre en regard les divers procédés, mais il nous a été impossible de trouver les travaux de cet auteur sur la noix de kola. Heckel et Schlagdenhauffen
ont fait bouillir 2 gr. 105 de poudre pendant dix heures avec de l’acide sulfurique à2 p. 100 en renouvelant l’eau évaporée; au bout de ce temps, l’iodure ioduré de potassium ne donnait plus de coloration violacée dans la liqueur, ce qui indiquait la disparition complète de la dextrine. On à dosé le glucose et on a calculé que la quantité d’amidon contenue dans la noix était de 33,754 p. 100. Le dosage de l'extrait aqueux avait donné pour poids total des matières amylacées et gommeuses le nombre 36,794; donc 36,794 — 33,754 donne 3,040 p. 100 de gomme. La poudre soumise au traitement de l’acide sulfurique, traitée ensuite par la potasse caustique en ébullition, on à obtenu un liquide rouge. Ce liquide, précipité par l’acide chlorhydrique, a fourni un composé analogue au rouge de kola, mais insolable dans l’aicool. Le poids de la matière colorante a été de 2 gr. 561. Ües mêmes auteurs ont trouvé que 100 grammes de noix de kola contiennent 11 gr. 919 d’eau. Ils ont opéré à la température de 105. :
Pour les cendres, ils ont trouvé 3 gr. 325 p. 100, dont 2 gr. 270 solubles et 0 gr. 605 insolubles dans l’eau. Les principes constitutifs des cendres se composent de: