SAS HAE KP
légitimation, qui serait possible, au cas où le mariage des parents serait irréalisable s’il n’existait pas d’enfants légitimes, et, même au cas où il y en aurait, si ceux-ci étaient majeurs, non interdits ou bien émancipés et s'ils déclaraient, par acte authentique, ne pas s'opposer à la légitimation. Le seul argument que ses adversaires font valoir consiste à dire que procéder ainsi serait diminuer pour les concubins l’utuilité du mariage, ces derniers escomptant la possibilité de légitimer leurs enfants sans se marier eux-mêmes. À ceux-là nous répondrons que raisonner ainsi c’est peut-être se placer à un point de vue bien étroit : la légitimation ne se justifie pas seulement par le désir de pousser les concubins au mariage, mais aussi par l'intérêt des enfants naturels, or quel avantage y a-t-il à ce qu'ils ne puissent être légitimés, lorsque le mariage de leurs auteurs est devenu impossible ?
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