‹ De la légitimationChapitre 18 sur 30 · l'enfant est adultérin par son père · texte numérisé non relu

l'enfant est adultérin par son père

Alors que l'adultère du mari constitue, en dehors de toute instance en séparation de corps ou en divorce, un obstacle radical à la Légitimation, la faute ne revêt plus le même caractère de gravité après l'ordonnance. Les époux ne cohabitent plus; il n'y a plus à supposer que le mari poursuit un. commerce parallèle avec son épouse et avec sa maîtresse; la première est présumée abandonnée. Evidemment, les relations qu'il entretient

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avec une concubine heurtent à la fois la morale et le principe de la lidélilé conjugale, mais si la naissance et la Légitimation d'un enfant les vient révéler, du moins ces faits ne feront-ils pas éclater ce scandale d'une bigamie de fait. Aussi la loi permet-elle au mari d'effacer les derniers effets de sa faute par la Légitimation.

A la rigueur, on peut concevoir cependant que le mari soit frustré du bénéfice légal; ce résultat se produit lorsque, à la suite d'un commerce postérieur à l'ordonnance, un enfant est né de sa concubine avant le 3oo* jour. Pour éviter une « turbatio sanguinis », la loi a assigné le délai de gestation le plus long, c'est-à-dire 3oo jours; une naissance antérieure laisse survivre dans toute sa force la présomption de paternité du premier mari. La même observation, d'ailleurs, concerne les relations de la femme dans les mêmes circonstances, à cette différence près que le premier mari peut, par le désaveu, rendre l'enfant légitimable.

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