‹ De La Lettre MissiveChapitre 19 sur 66 · UE · texte numérisé non relu

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rait reconnaitre aucur caractère confidentiel, auraient le droit de les publier sans l’assentiment de ses représentants ? Je serais porté à répondre affirmativement. Par cela même qu'il se consacre à la chose publique, un homme admet et accepte, me semble-t-il, que le peuplé dont il a, dans une mesure plus ou moins grande, guidé les destinées, puisse scruter jusque dans sa pensée, pénétrer dans ses sentiments, el porter ainsi, sur son œuvre et ses actes, un jugement impartial et équitable. Ses lettres, dès là qu'elles ne sont pas d’un caractère intime, appartiennent comme son œuvre, à l’histoire.

64, Le Tribunal de la Seine, en 1864, eut à se prononcer sur cette même question du droit de.publication des lettres, à propos d'un procès irtenté par les héritiers du père Lacordaire à l’abbé Henri Perreyve, légataire particulier de tous les papiers et correspondances laissés par le célèbre dominicain. C'était dans les termes les plus généraux et les plus larges qu'était cor.çu le legs fait par le père Lacordaire au profit de l’abbé Peyreve. Ge dernier réunit en volume un certain nombre de lettres adressées par le père Lacordaire à des jeunes gens et er effctua la publication. Le frère du testateur prétendit s'opposer à cette publication, en se fondant sur ce que ïe legs n'avail transmis au légataire qu’un simple droit -de possession. Le Tribunal a rejeté avec raison cette prétentior. Le legs ne comportait ni restriction, ni réserve, quant à la nature du droit que son auteur avait entendu attribuer au légataire, sur les choses qui en faisaient l’objet. Dès lors, le légataire, devenu plein propriétaire, pouvait se passer du consentement

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