LE GUETTEUR
Saint-Quentin, 22 avril 1852.
Nous, préfet de l'Aisne,
Vu Farticle inséré dans le journal le Guetteur ^ publié à Saint-Quentin, le 22 avril courant, commençant par ces mots *:
« Le Charivari fait ainsi parler le journal de M. Guizot, Y Assemblée nationale : « Dieu merci, nos réclamations ont été entendues, » et finissant par ceux-ci : « proposera prochainement de rétablir la question ordinaire et extraordinaire à l'usage des prévenus politiques et de leur famille ; » ,
Considérant que la publication mensongère qui est reproduite ne tend à rien moins, en calomniant une classe de citoyens, qu'à exciter les plus mauvaises passions ;
Considérant que la publication de fausses nouvelles ou de semblables articles peut présenter de graves dangers,
Avons arrêté et arrêtons ce qui suit :
Art. 1«^ Aux termes de l'art. 32 du décret sur la presse, en date du 17 février 1852, un premier avertissement est donné au journal le Guetteur, dans la personne de M. Ch. Thiroux, l'un de ses gérants, et de M. C. SoupletjSon rédacteur en chef.
Art. 2. Cet avertissement sera inséré en tête du plus prochain numéro du journal le Guetteur.
Art. 3. M. le sous-préfet de Saint-Quentin est chargé d'assurer l'exécution du présent arrêté.
Fait à Laon, lesdits jour et an.
Le préfet de TAisne,
Vicomte de Beaumont-Vassy .
PETIT COURRIER DE LA BRETAGNE
Rennes, 30 ayril 1852.
Nous» préfet d'Ille-et-Vilaine, officier de la Légion d'honneur, vu la loi sur la presse en date du i 7 octobre 4851;
Tu la circulaire ministérielle du 30 mars 4852 ;
YU un petit article du journal le Petit Courrier de Bretagne^ du 30 avril, commençant par ces mots : <i II eo est de même pour l'Empire comme des joutes de coqs, > et finissant par ceux-ci : « Ça se pourrait bien ; »
Vu un deuxième article du même journal, commençant par ces mots : « Quelques journaux s'occupent des cris proférés, » et finissant par ceux-ci : « C'est exécuté comme un commandement de marche ; »