INDUSTRIELLE
Résumé des propositions établies dans le volume précédent,!. — Parvenus à la vie industrielle, nous avons considéré cet état dans son ensemble : il nous reste à l'envisager dans ses détails, ^. — Quels sont les ordres de travaux et de fonctions qu'il embrasse? ibid. — Fait naturellement partie de la société industrielle tout travail qui contribue à la production : qu'est-ce qu'un travail productif? 5. — On n'accorde généralement la qualification de travail productif qu'aux travaux qui agissent sur le monde matériel, ibid. — Opinions de Smith, Traey, Sismondi, Malthus, Mill, sur ce point : aucun d'eux ne reconnaît de productifs que les arts qui agissent sur les choses; tous pensent que ceux qui agissent sur les hommes ne produisent rien, 4. — J. B.Say, qui ouvre un autre avis, dit au fond les même- choses, et plu< fortement, 7. — Réfutation sur ce point des doctrines établies, et ex position d'idées plus justeset mieux démêlées, 10. — L'erreur de Smith et. de ses successeurs est venue de ce qu'ils n'ont pas distingué le travail de ses résultais ■. toutes les professions font un travail qui s'évanouit à mesure qu'on l'exécute, et toutes créent de l'utilité qui s accumule à mesure qu'elle s'obtient, 11. — Ceci esl vrai-à dire des arts qui agissent sur les hommes, comme de ceux qui agissent sur le- choses : exemples, ibid. — Il n'y a point à objecter que les facultés développées dans les hommes sont des produits immatériels : en créons-nous jamais d'autres ? la. — On ne peut dire des produits développes daus les hommes qu'tfo ne s'attachent à rien. qa'it est impossible de les vendre, qu'on ne les peut accumuler, qu'il y a du désavantage à les multiplier, que la dépense faite pour les obtenir etl improductive, qu'ils n'ajoutent rien au capital national, 13. — Les mêmes économistes qui refusent aux arts qui agissent sur les hommes le titre de productifs d'un coté, le leur accordent tous d'un autre, 16. — D'où est venue cette contradiction, et combien elle est singulière, 17. — La vérité, pour les arts qui agissent sur les hommes comme pour tous, c'est qu'il n'y a que leur travail qui s'évanouisse en s'opérant, et, quant au résultat de leur travail, qu'il forme un produit aussi réel, aussi échangeable que tout autre, 18. — Smith, Say et les autres ont donc visiblement tort de présenter leur travail comme improductif,et de réserver exclusivement cette qualification pour les arts qui agissent sur la matière, 19. — Avec quelle
lenteur ou est parvenu à déterminer la part que prennent à la production tous les arts qui entrent dans l'économie de la société, 22. — Si tous peuvent participer à la production, tous peuvent aussi n'y pas concourir .- cela dépend de la direction qu'ils donnent à l'emploi de leurs forces, 24. — C'est également abuser des termes que de restreindre la qualification de producteurs à de certains hommes, et que de l'étendre à toutes leurs manières d'agir, 27. — 11 n'y a pas d'ordre rigoureux à assigner aux arts que l'économie sociale embrasse. Il n'y a, à vrai dire, ni premiers, ni derniers, 50. — Tous ont l'homme pour objet, mais tous ne l'ont pas pour sujet : je parlerai d'abord de reux qui approprient aux besoins de l'homme le monde extérieur, et puis de ceux qui agissent sur L'homme même, 51. — Je traiterai en dernier lieu de certaines fonctions qui sont communes aux travailleurs de toutes les classes, et sans lesquelles toute activité sociale serait à peu près impossible, tels que les faits des'associer, d'échanger, détester, 52. — Avant tout pourtant, il faut exposer les conditions auxquelles se lie la puissance des arts et des fonctions qui viennent d'être signalés, ibid. — Il n'y aura plus après que des applications à faire, 55.