‹ De la liberté du travail; ou, Simple exposé des conditions dans lesquelles les forces humaines s'exercent avec le plus de puissance;Chapitre 11 sur 80 · LIVRE IX, CH. III. DE LA LIBETIITÉ DES ARTS · texte numérisé non relu

LIVRE IX, CH. III. DE LA LIBETIITÉ DES ARTS

plein des sentimento et des illasûmsqv'ildmleipritter. Reman)tt6z en eilet que se& plus beaux ouvrages, ses ouvrages les plus eonfennes aux lois du goèt, celte souveraine raison

de Tart, soot toujours ceux où il a été le plus véritablemeot inspiré, où it a cédé le plus naivement aux émoUons et aox illusious qu'il se proposait de produire. Enfin, par cela seul que les arts ont un objet différent de celui des sciencesi il est évident qu'ils doivent employer d'autres facultés. Les sciences se proposent d^ développer cette portion de Tesprit humain qui observe leschoses, qui regarde, scrute, analyse, raisonne; et il est évident que pour cela elles doivent employer la raison. Mais les arts tendent à une An bien différente : ils ne sont point philosophes ; ils se proposent, non de prouver, nais de toucher; ils s^adressent surtout k la partie passion^ née et superstitieuse de notre nature ; leur tache spéciale, en nn mot, est de travailler à entretenir, à perfectionner notre imagination et nos affections, et il est évident qu'ils ne peuvent cultiver ces lacultés qu'à Taide de ces fiicuités dlesmêmes.

Des poètes raisonneurs ne seraient donc pas moins cbo« quants que des philosophes poètes : un artiste n*est pas plos chargé de nous instruire qu'un savant de nous émouvoir; et si la science est grièvement blessée d*ttn système de philo-

Sophie (\u\ j)rétendrait faire de l'inspiration un moyen de

connaitre, les arts, si je ne me trompe, n'auraient pas moins h se plaindre d^un code poétique qui ferait de la raisoii la loi fondamentale de la poésie.

Je sais fort Mon que la passion et Timagination ont aussi leur logique; mais cette logique ne ressemble pas toi^ours, il s*en faut, k celle de b raison. L'imagination et la paasUm ne raisonnent pas comme la raison. 11 est une multitude de choses que hi raison repousse et dont l'imagination s'accom-

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