A LA. FORMATION DES IIAB. MORALES. — ÉDUCATION
cloil aujourd'hui suffire à tout par l'instruction , dont on avait cru pendant longtemps devoir tout craindre. Instruire^ c'est momliB&w; mslroire, c^est âever; donner de Tédaca- (ion à son fils, c est, pour un ouvrier, lui apprendre à lireel k éerire; pour «u industriel aisé, lui faire commeiicer sod latin ; pour tout le monde, le rendre plus ou moins savant et halMie: personne, depuis cinquante ans, n'a guère- songé ((u'on eût k demander h Tédneation autre chose que de Fart et des lumières ; et personne n'a douté que lorsqu'on en avait olnenu cela on n'eût acquis tout ce dont on avait besoin* Que n'a-t-on pas dit et espéré du iiiaitre d'école? et comment ottbtter qu'à une date bien récente, la seule cbose qui parùl nécessaire pour l'améfioralion des classes inférieures c'était de leur procurer une certaine instruction? Qui ne se souvient des efforts que Élisaient, pour le prouver, dans les derniers temps de la Restauration, une certaine géographie et une eertaiae statistique ?
Cette disposition à tout attendre de l'instruction, que je signalais, il y a quinze ans, dans un travail dont une bonne partie de ce ehapitre n'est que la reproduction littérale ( ^ ), a été maintes ibis reconnu iiepuis,etdanscesderniers temps en partieulfer, par des écrivains qui ont fait remarquer le peu de place que Téilucalion proprement dite obtient, comparativement à rinstruction surtout, dans les établissements publics et privés ooiisaerés h l'enseignement. Il n'est seulement pas question d'éducation dans ces établissements, a-t-on ob- ^é, et le ministre , chargé de les dirige, ne se dit mi- 'bistre que de Vinstructwn publique et point de Veducatim» I>ans les instructions otticieiles émanées de cette autorité^
C) F. lal{«o.«ii£y^.d'aoûtlS50.