A LA FORMATION DES UAB. MORALES. ^ ÉDUCATION
tous les autres plus faciles, et qu'ils leur fournissent, en faisant naître de bonnes habitndes, un des ingrédients les plos essentiels de leur liberté. Ils ont une importance plus immédiate: comme tous ceux qui agissent directement sur l'homme, ils ont Tavantage de travailler directement à sa coltore; et peut-être sont-ils, de tous ceux à 1 action de^uels il se prête, eeox qui contribuent le plus & son perfectionnement
11 est sûrement d'un giaud intérêt pour l'homme (\u \\ y ait des arts qui s'occupent de Tamélioration de sa nature physique, que d*antres traTatllent à Tentretien de sOn imagination et de ses affections, que d'autres s'appliquent au développement de ses facultés intellectuelles; mais 5*il lui importe de devenir beau, sensible, intelligent, qui doutera qu'il ne lui importe davantage encore de devenir vertueux ? et que les afts qui Ini apprennent i soumettre son imagination et ses sentiments aux directions d'une saine intelligence, ne soient, de tons ceux qui s'occupent de sa culture, ceux qui travaillent le plus efTicacement à sa dignité et à son bonheur?
La vertn, cette force intérieure qui, sans étooffer aucune Je nos affections naturelles, nous rend capables de les contenir toutes dans les bornes que leur trace une raison exercée, la vertn est de nos hcnltê» la plus noble et la plus précieuse. Sans elle il n'y a que désordre et faiblesse dans nos actions ; de seule a le ponvoir d'empêcher que la raison ne soit un présent stérile et les passions un présent funeste. Elle ôte aux passions leur venin et à la raison son impuissance; elle Ml servir le sentiment li animer, k échauffer la raison, et la maison k éclairer, h diriger le sentiment; elle corrige ainsi ces d^xordres de facultés Tnn parFautre, et elle les perfectionne «gaiement tous deux.
Les passions, contre lesquelles on a tant déclamé, peuvent contribuer toutes à la perfection de notre être, même celles