‹ De la liberté du travail; ou, Simple exposé des conditions dans lesquelles les forces humaines s'exercent avec le plus de puissance;Chapitre 35 sur 80 · LIV iXf eu. V. LlB£aTÉ I>£S ARTS QUI TRAVidUJBIiT · texte numérisé non relu

LIV iXf eu. V. LlB£aTÉ I>£S ARTS QUI TRAVidUJBIiT

dont le nom se preod en mauvaise part et que Ton qualiûe ordinairement de malfaisantes. Quel meilleur sentiment que la hamê lorsqu'elle est dirigée contre le vice? Quoi de fins beau pour un prince que de se montrer avare du sang et de Fargent de ses sujets? Vwrgueil peut nous préserver de beaucoup de bassesses* Il y a des vanités bien placées. Pareilles à ces poisons qui , administrés arec de sages ménagemento, font Toffîce de médicaments salutaires, toutes les passions peuvent ainsi produire sur nous d'beureuxe&ts. Mais toutes aussi peuvent servir à nous avilir et à nous rendre miséia^ bles; toutes, même les plus bieuiaiâaates, peuvent avoir d'affireur réi^ultats. Quels désordres abominables n^a pas produit Texaltation et la mauvaise direction du sentiment rdir giffux ? Combien une charité mai enteuduc ne peut-elle pas fomenter de vices et de misères ? Que de fureurs et crint^s n'a pas engendré Vamour la plus tendre pourtauiet la plus bienveillante des passions? Toutes nos affeolioos sont donc alternativement bonnes ou mauvaises, salutaires ou malfaisantes, suivant la direction que nous savons leur donner. Eh bien 1 e*est un effet de la yertu et des arts élevés qui la font naître, de leur ôter, en les renfermant dans de justes limites, ce qu'elles ont de malfaisant Le propre de ces arts est de substituer de bonnes passions aux mauvaises, ei demodilier nos penchants de telle sorte qu'ils nous porteat toujours k agir de la manière la plus conforme à notre viii bien.

S'ils agissent utilement sur les passions, ils n'exercent

pas sur la raison une influence moins salutaire. Le gra'wJ défaut de la raison, considérée en elle-même et séparée de tout sentiment, est de n*être qu*one lumière, de ne pas être une force, d'être faible et impuissante comme principe d action, de n'offrir contre les passions, au moment du besoiiii

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