‹ De la liberté du travail; ou, Simple exposé des conditions dans lesquelles les forces humaines s'exercent avec le plus de puissance;Chapitre 52 sur 80 · FORMATION DES HAB. NOR. — DU GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

FORMATION DES HAB. NOR. — DU GOUVERNEMENT

irsi^siiUe avec fruit à mettre plus de morale et de justice daos les relations, à perfectionner les habitudes sociales, qn^ii mesure qu'il y est mieux préparé et plus stimulé, plus contraint par les idées et les habitudes qui prévalent oa tendent k prévaloir dans la société. Il v a une action et une réaction contÎAueUes du gouvernement sur la société, et de la société sur le gouvernement issu d*elle, et qui est toujours, quoi qu'on &sse, Texpressioa très sensiblemeot exacte des idées et des aentiments qui prédominent dans son sein*

rson-seulement, pour que le pouvoir puisse faire naître e&tre les citoyens des relations toujours meilleures, il faut qu^il y soit aidé par les tendances de la société; mais il faut aussi que la société le respecte et qu'elle vive avec lui dans de bons rapports. Comme tous les arts que Téconomie sociale embrasse, le gouvernement, pour bien remplir sa mission, a le plus grand besoin d'être exempt de trouble. Plus il a à dépenser de forces pour sa propre sûreté , et moins il lui en reste pour veiller h celle des citoyens, et, en général, pour s^acquitter convenablement des devoirs de sa charge. Si les populations doivent désirer qu'îi mesure que le temps avance il se proportionne k leurs nouveaux besoins et mette les lois en rapport avec les idées plus perfectionnées de justice et de sociabilité qui ont cours parmi elles , elles doivent aussi k cet égard éviter avec grand soin de lui forcer la main, de précipiter la marche des choses, et, en travaillant a le modifier, éviter avec grand soin de Taflaiblir^de rioquiéter sur sa sûreté et sur sa durée, et de rien faire qui tende k la dé^truire. Une des pires nécessites auxquelles une nation puisse se trouver réduite, c'est celle de changer son gouvernement U n'y en a pas surtout qui apporte plus de trouble dans toutes ses relations, en particulier dans celles qui existent entre son gouvernement et elle, et qui tende h fiiire peser sur elle un

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joug plus lourd et mieux aileriui. Il est presque impossibie de voir m peuple en voie de révolutioiD, el travaillanl k rcfrverser son gouvernement pour en édifier un raeilleor, sans songer iavoioaUàiremeut à ce baudet qui, porteur d^im iiàt usé, flairait d*on air de convoitise un bàt tout neuf ^ muai d'une solide croupière et de fortes sangles, que le iiasard avait mis b ses pieds. Quelle que soit , en effet, Tissiie d^iiae révolution, qu'elle réussisse ou qu'elle échoue, son inévitable résultat, pour le peuple qui la tente, sera de remplacer som vieux bât par un bàt neuf, dont il n'obtiendra pas de longtemps qu'on relâche les sangles. A la suite de toute révolu* tion, le gouvernement , ancien on nouveau , qui sort de Èa lutte, comparé a celui qui existait avant que la lulte n^eûl commencé, est presque toujours un gouvernement à la fois plus fort, plus défiant, plus ombrageux, plus opposé k Tesfmt de réforme; et il ne redevient possible, ordinairemeoi, de reprendre le cours des améliorations paisibles , que lors^ qu'entre le gouvernement et les partis qui lui sont opposée se sont enfin rétablis des sentiments de confiance rédproqae, 1orsqu*il ne s'agit réellement plus, du coté des partis que d*obtenir des améliorations, du côté du gouvernement que d'attendre le moment où elles seront devenues réaKsables, et qu'entre les uns et les autres existent de ioyables et sûres relations.

Reconnaissons donc qne les bonnes habitudes sociales nécessaires au libre exercice de tous les arts, ne le sont pas moins ii celui qui a spécialement pour objet de fimner ces habitudes mêmes, et que le gouvernement a besoin, à tous égards, iioii-sealement d'avoir des idées justes des rapports qui doivent exister entre les individus, des individus a lui, de lui k la société , mais encore de trouver <bms la société de Justes notions des mêmes rapports, et des habitudes con-

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totmteA au noUans qn*on en a acquises ; que plus il y a, ea

générai, de bonoes habitudes sociales établies, et plus il lui est aiaé de réprimer ce qa*il peut rester encore de volontés iuj listes, et de tout ramener k l'observation du droit commun.

Aiosît il n'est pas un ordre de moyens, de la classe de ceui qui tiennent aux personnes, et qui se composent des facultés naioreUes ou acquises des populations , de leur génie pour les affaires, de leurs aptitudes sous le rapport de Tart, de leurs habitudes personnelles, de leur morale de relation dont on ne Ironve à Taire une application directe et étendue dans Tari élevé qui nous occupe, et qui ne contribuent, d'une manière wible, à accroître la puissance et la liberté de son action.

Autant il en faut dire des moyens qui tlenneat aux choses, et, par exemple, du choix des lieux dans lesquels le gouvernement se place pour exercer son action , de Tbabile organisation des établissements dans lesquels il Texerce ou des corps il qui Texereice en est confié, de la manière dont le travail s'y distribue, de ia nature et de la puissance des ins* truments qu*ou y emploie, et, en général, de tout ce qui tient à Farrangement matériel des choses, el qui constitue le iouds d'objets réels.

Comment méconnaître, par exeujple, Tinfluence qu'exerce sur la puissance de son action le choix des lieux dans lesquels il s'établit pour agir. Ce n'est point, comme Ta cru lioDtesquieu, par un heureux hasard, par m bo$iheur ad^ mirable (•) , que la capitale dn royaume s'est développée an point topograpbique où nous k voyons établie. U n'y a eu riea de fortuit dans le choix de cet emplacement, non phis

(1) £«2». iu Mêf IW» IX, eb. 6.

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que dans celui des lieux où se sont élevées la plupart ▼illeK coDsidérabies de notre pays et de beaucoup d^aita La constitution naturelle du sol elles iiisûncls conservaient^ de Tespèce ont en presque toujours sur ces choix aoe iafluence décisive. Les savants auteurs de la carte g^éolog)qi>? de la France ont très clairement expliqué comment la stroctore géologique du territoire national, symétriquement divisé en deux parties presque circulaires, autour desquelles tout le reste se coordonne comme autour de deux pivots : le ddac couvert de neige de l'Auvergne, pôle élevé et répulsif, d'oii s'éloignent, en divergeant, les eaux, les routes, les popalafions même, qui, pendant une partie de Tannée, émigrent vers des régions moins sév ères ; et le bassin de Paris, pôie creux et attractif, formé d'assises concentriqaes, vers lequel convergent une loule de bassins et de rivières, foyer de population, de richesse et de civilisation; ces auteurs, dis-je, ont très bien expliqué comment cette structure du sol avwf dû naturellement délermiuer la construction de Paris au lieu même où il se trouve et qui forme le vaste bassin auquel il a donné sou nom. Des raisons analogues, plus ou moins distinctement senties, ont pareillement décidé du choix des eaipiacements oà se sont élevées une multitude de villes de second ordre, et il n'y a en, encore une fois, rien d'arbitiaire et de fortuit dans ces choix.

Partant, ce n'a pu être abstraireiueui uou plus qne le gouvernement a choisi les lieux où il se placerait pour accomplir sa tâche. Chargé de maintenir Tordre et la paix dans les relations intérieures et extérieures du pays, il a du s'établir, par une détermination presque instinctive, dans les Neox les plus favorables à Faccomplissemenlde celte double mission, c'est-k-dire là où des populations plus nombreuses et des relations plus actives et plus multipliées exigeraient plus

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îOBStamment san iotervention ^ et Ik aoasi où il seraU k It plus aécessaire et plus aisé de veiller a la sûreté extérieure da territoire. Il n'y a pas eu plas de hasard dans ces

choix qu'il n^y en avait eu dans les motiis qui avaient délerminé la formation des villes. Cest précisément parce que Paris élail desilué, par toutes les circonstances de sa position, k devenir notre foyer de civilisation le pins popolenx, le pins riche, le [>lub aclii , le plus animé, le plus radieux, le plus poissant, qu'il était naturel qu'il devint la capitale da royaume ; c'est aussi parce qu'il était le lieu le mieux choisi pour la déieuse générale du sol ; parce qu'à l'est du bassin, au centre duquel il est placé, une saccession régulière de ckuq ou six crêtes, formant autant de murs de circonvallation, le défendaient contre les incursions de TEurope ; parce (}uen même temps, il était à uoe bonne distance pour agir avec vigueur sur les frontières ouvertes du Nord, et propager au loin, par cette large ouverture, sou influence de ce côté. Ce qu'à toutes les époques, le choix heureux de cet em* placement a donné au gouvernement de facilités pour l'aceomplissement de sa mission politique, n'est pour ainsi dire point susceptible d'être apprécié. Il en faudrait dire autant, ioute proportion gardée, de celui de ses foyers d'action se* eondaires, et, en général, de celui de tous les emplacements où il a dù se tixer pour agii* \ des lieux qu'il a choisis pour le siège de ses juridictions diverses, pour rétablissement de ses tribunaux, de ses prisons, de ses casernes, de ses arsenaux, de ses ports militaires, de ses forteresses. On comprend sans difficulté ce qu'il y a d'importance à voir ces établissements placés d'une manière favorable k l'action qu'ils doivent exer» à voir, par exemple, les tribunaux autant que possible k la portée du plus grand nombre des justiciables qui ont à aller chercher près d'eux la connaissance du droit, la solution

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des dilSeiiltés qui les divisent, et, en général, Tespèeede

façon moiale quils sont destinés à en recevoir; a (rouler les plus grands moyens de poHee et de répression pénale dus les centres de population où il se commet le plus dedéfils; à rencontrer particulièrement sor les points vulnérables du territoire les étaUissanents militaires et les iDstrumente de guerre les plus propres k le dâendre et à châtier Thumeur qnerelleose des populations qui smient tentées de Tattaqner. Ainsi du reste* U n'est pas un ordre d'établissements de h ebase de eeux que le gouvernement iait servir an mainUen de la sûreté intérieure et extérieure du pays, à radminisln* tion de la justice, à la répression des manvaises habitadtt i sociales, k la formatioii et à Pentretien des bonnes reiafion^, qu*il ne soit du plus haut intérêt de voir placés d*une manière convenable.

Il n'est pas d'une importance moindre qu'ys soient haliileraent organisés, et, par exemple, que les divers pouvoirs possèdent des locaux convenablement adaptés à la diversité de leurs services. — Rien n*est moins indifférent au goatfl^ Bernent, pour les divers eiïets qu'il se propose d'obtenir daos une assemblée représentative, dans un tribunal, dans une prison, que de posséder teiie salle ou telle antre, tel prétoire OQ tel autre, telle prison, nominativement désignée, ou uBe autre a défaut de celle-là. Combien n'est pas favorable au résultat cherché par une assemblée législative la possesuoo d'un lieu véritablement approprié a la nature de ses fonctions? et, par exemple, d'un lieu tellement disposé qu'il y \ ait pour les membres facilité d'entendre; pour le i^résià^ facilitéde voir; pour tous commodité personnelle; bien conçu ! la fois pour le classement des partis qui ne pourront manquer de s'y former, pour TinteUigence des débats qui vont s y

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ouvrir, pour le maiiitieii de l'ordre qui doit y régner; tel, par

exemple, qu'on peut se figurer uoe eoceiote presque ovale, eu forme de fer k cheval allongé, garnie de gradins en amphiliiéàtre, uiii aot le siège du président au sommet; au-dessous de son bureau , celui des secrétaires ; à droite et h gauche, des sièges puui les divers partis, avec facilité pour leurs chefs de se placer à leur téte ; ea face et vers le centre, la tribune des orateurs, lelleinoiil placée, que les orateurs, parlant à l'assemblée» puissent s'adresser au chef de son choix qui la préside et autour duquel elle est groupée; présentant d'ailleurs, pour les spectateurs, des loges ou galeries circulaires; un emplacement commode pour les sténographes et les éditeurs de jouroaux; un tableau des princi pales dispositionsdu règlement, lisible de tontes les parties de la salle etdestiné à mettre chaque membre de rassemblée eu présence de la loi qui préside au débat; n'offrant du reste que peu ou point d'architecture, de sculpture ou autres objets d'art qui distraient; mais, dans ses détails et son ensemble, complètement appropriée à sa destination spéciale/.. ne sent l'avantage qu'aurait, pour le travail d'une assemblée représentative, une salie ainsi disposée sur une qui le serait moins bien, où une partie des assistants ne pourrait que dillicilement entendre; où l'orateur mât forcé de tourner le dos au président et ne pourrait parier qu'aux meiubres épars d'une assemblée séparée de son chef; où Ton ne verrait inscrites aucune des règles destinées à gouverner l'assemblée ; où les convenances les plus esseniwUes seraient sacrifiées au goût de la décoration, eie. — Les lieux où s'administre la justice pourraient provoquer des ré* fexioiis du même genre, et, h plus forte raison, les lienx oè s'exàîutent de certains jugements et où sont subies de ceri^ÎAes peines, les prisons. Qui ne sait, pour ne parler que des établissements de celte deriiieie espèce , combien l'effet at-

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tendu de ia peiae de l'emprisouuemeat dépend de la oatuie des lieux employés k la séquestration des eondsomés? Conbieu il est plus ou moins aisé, suivant le système diaprés lequel une prison s été eonstruite, de B*assnrer de la penom

des prisoiiûiers, de les inellre dans rimpaissance de uuire, de retenir par la terreur de l'exemple ceux qui seraient tentés de les indter^ de les amener par la réOexion it la pénitenee, et, s'il y a peu d'espoir de les rendre meilleurs, d*éviter au moins de les rendre pires? Quel ayantage offrent, poor ces divers objets, les constructions nouvelles sur iescoastruciions anciennes, et, parmi les plus récentes, celles où les comlaninés sont isolés d*one manière permanente , sur celles oà ils ne sont séparés que de nuit et où ils travaillent le jour en commun? Quelles distinctions même il y a à foire entre les prisons destinées k remprisonnement solitaire, et coDibi^ d'objections justes on a pu élever encore contre les péniteiiciers réputés les plus habilement construits; contre celui de Milbank, par exemple, où les condamnés se trouvent réunis tour à tour dans les cours où Us se promènent, k la chapeHe» k réeole, à la machine à pomper Teau, dans les corridors de passage, dans les lieux où on se lave les mains; contre cdvi de Glascow, où Us n'ont dans leurs cellules qu'une partie des choses nécessaires, où ils sont obligés d'en sortir poor la satisfiiclion de plusieurs besoin, et où ils ont ainsi plusieors occasions de se rencontrer et de se voir; contre celui de Cherry-Hill même, et contre tous ceux dont la forme n^est pas circulaire, dont les cellules ne convergent pas vers un point central, où Ton ne peut parler qu'à des corridors, et où renseignement n^est donné que d'une manière isolée et particulière/ Qui ne sait eniin que ces établissements se rapprochent d'autant plus de leur destination, qu'ils isolent plus com|lè*

AL4FOBMÀTiOIi DES H Ail. MÛR. — GOUV£RN£MENX. 417

temeot chaque détenu de la «ocîété de ses pareils, et qu'ils le juettent d'une manière plus exclusive, plus commode et plus cootinoe, sous les regards et li la disposition du petit uoiiibre d'hommes liouuctes à qui est conlié ic soin de leur chitimeiit, de leur garde el de leur moralisation ? Telle est la difl'éreacc des eiieu à atteudre des diverses prisons, suivant le système dans lequel on les a conçues, que, par le seul effet de leur structure, les unes satisfont en grande partie au triple objet des pemes« qui est d'intimider les méchants, de réprimer ceux qu'on n'a pas réussi k contenir, et, autant que possible, de les corriger, tandis que les autres contrarient ces divers objets presque de tout point; et s'il est un ordre de cousU'uctions dans lequel se lasse clairement sentir Tinflnence des locaux sur le service auquel ils sont afléctés , c'est assurëmeuL celui-ci , et même, quoique k un moindre degré peut<-étre, la plupart des autres établissements dans lesquels le gouveiuement accomplit quelqu'uiie de ses principales fonctions. Dans le travail spécial qu'il exécute sur les hommes, comme dans tous les autres arts de la société, ee que peuvent, pour la liberté de l'action qu'on exerce, la ferme des lieux dans lesquels on agit, et ce que j'appelle en général la bonne organisation de ratelier,est d'une évidence telle, qu'il n'y a pas moyen de songer le contester. . Autant il en faut dire de la distribution du travail, et il n'y a pas davantage k mettre en doute l'application que reçcHt ici cet autre moyen de puissance, et la iorce qu'y puise le gouvernement. Non-seulement, pour arriver à un but donné, pour produire un certain effet sur les habitudes et les relations des hommes, le gouvernement a besoin d'agir tour à tour comme pouvoir législatif, comme pouvoir administratif, comme pouvoir judiciaire , comme pouvoir exécutif; noia- Mlement son action, sous ces diverses formes, subit encore

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AiH LIV. 1X9 CH. Vif* LIBERTÉ DES AftTS QUI TaAVAaLfi!lI

des coupures i^ariées; mais Teffet assuré de ces divisions ei subdivisions nombreuses, est d'imprimer k soa action m

marche k la fois plus active ei ^lus régulière, plus rapide ei plus assurée.

Supposons, par exemple, qu'il s'agisse d'imprimer, surin sujet quelconque, aux habitudes sociales, une directioo douvelle, k laquelle la société aura été plus ou moins préparée L'mitiative est prise par le gouvernement, qui fait, dausce but, une proposition aux Chambres. U faut, avant tout, fie son dessein devienne celui de la majorité de ces assemUéOL Leur intelligence est d'abord frappée par la communicaûoa du projet et du rapport qui le précède. Elle subit une seeoiide préparation dans la discussion des bureaux, et les iiapressioos qui ont prédominé dans ce premier débat viennent se coadenser au sein d'une commission cenlrale, foi mée dos mem- " bres qui ont le mieux exprimé, dans chaque bureau, i'iia- ' pression la plus généralement éprouvée. Le projet, longv^ ment débattu, y est adopté, je suppose, avec ou sans modification , et les idées qui ont prévalu viennent de nonveta allecter la Chambre sous la forme d'un rapport imprimé, | distribué à tous ses membres : c'est la troisième élaboratioa i que son intelligence subit. Arrive après la discussion pu-* | blique, dans laquelle elle est soumise alternalivement, sous j

la direction du président, régulateur du débat, k Faction on*

toire des organes de tous les partis, d aboi d sur la proposiiioa | dans son ensemble, puis sur le détail de ses dispositions et des amendements qu'on propose d'y faire , enûn sur Teo^ semble et les détails à la fois; et l'impression qui la domine avec le plus de force, après qu'elle a ainsi passé, sur les détails et sur Tenseroble, à la libère de toutes les opinions, celle qui se manifeste avec le plus d'autorité dans ses votes deiieat i la règle générale à laquelle tous les esprits devront se pb^*

A LA FORMATION DES HAB. MOB.— DU GOUYEIlM£MLi>( 1. 4iU

règle laquelle nous supposons qa'on avait été préparé dV

vanee^ avec laquelle on s'est encore familiarisé par le dcbal publie qui vient d'avoir liea<, et dont il ne s'agit plus que d'as» surer la pratique. Elle reçoit, eu conséquence, la plus grande publicité. Des instractions l'expliquent et en fiicilitent encore Tobservation. Des agents de surveiliance , symétriquement distribués sur toute la surface du territoire, s'assurent que

les (iisj)Osition8 en sont acceptées et observées. Si des esprits paresseux ou indociles refusent de s'y soumettre, ils subissent une action particulière, destinée à plier leur volonté ou à la rendre plus active. Traduits devant le tribunal le plus pro* ehain , ils y sont soumis b une série d'épreuves destinées k éclairer le tribunal sur la réalité de Tinfractiou dont ou les accuse, sur les motifs qui Tout déterminée, sur le plus ou moins de perversité qu'elle suppose, et, condamnés à la fois pour Texemple et pour leur propre correction, aux réparations et aux peines que la loi a déterminées, ils passent dans les mains d'une dernière classe d'agents chargés de leur administrer le châtiment auquel lésa condamnés le juge, el de les amener, par l'expiation et la pénitence, à l'observation de la règle qu'il s'agit de faire passer dans les habitudes de la nation. On voit de quelles coupures, de quelles divisions et subdivisions est susceptible ce grand travail, quelle multitude d'agents y concourent , et combien la perfection en doit dépendre à la fois de la séparation et du concert de tous ceux qui y participent; combien il est essentiel que le pouvoir qui tait la loi, celui qui en prépare matériellement la mise en action, celui qui rapplique, et, finalement, celui qui l'exécute, en maiptenant avec fermeté la distinction si nécessaire et si nettement tranchée de leurs diverses tâches, agis-» sent néanmoins dans un mène esprit et tendent au même but avec ensemble; combien, en même temps, la séparation

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