‹ De la liberté du travail; ou, Simple exposé des conditions dans lesquelles les forces humaines s'exercent avec le plus de puissance;Chapitre 56 sur 80 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

DE LA LiDËBTÉ DU COMMCUCE OU DES ÉCUAKGES.

Ainsi que je Tai dit ailleurs /, il n y a pas moyeu de lairc subir aa mol commerce une Irausformation assez absolue pour qu'il soit possible de l'appliquer raisonnablement a un art quelconque. Ce mot, sous lequel on découvre sans aucun effort ridée d'échange, ne présente par lui-même aucune idée de travail. Il n'y a point dans le monde une ciiose telle que rindustrie eammereiah^ et i'énumération la plus étendue des travaux de la société n'en présente aucun qu'il soit raisonnablement possible de désigner par cette appellation. Elle ne s'applique ni aux arts qui travaillent sur les choses, ni h ceai qui agissent sur les hommes; ni aux arts divers du mineiii, du voitiuier, du fabricant, du laboureur; ni aux arts non moins variés du médecin, de Tartiste, de Tinstituteur, du moraliste. Faire l'office de mineur n'est point échanger: traosporler, fabriquer, labourer, n'est point échanger; s'occuper, de quelque façon que ce soit , de l'éducation des hommes, de la culture de leurs facultés physiques, aileclives, intellectaelles, morales, n'est pas davantage échanger. Il tombe sous le sens que Tart d'aucune de ces professions ne consiste dans les échanges qu'elles peuvent feire.

Mais si commercer, échanger^ n'est Tiadustrie d'aucune

(') T. Il, liv. vm, chap. 1, p. Ii2.

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