AA. LIVRE IX| CH. II. DE LA LIBERTÉ DES ARTS
sent sar le corps humain puiseot des secours plus réels et plus efficaces.
Quels heureux effets, par exemple, n'a-t-oo pas obtenus de la propreté , c'est-à-dire de ce respect pour soi-même, de cette sorte de dignité qui porte les hommes Si écarter toute souilliire de leur corps, de leurs vêtements, de leurs demeures, el que les anciens cultivaient sous le nom de pureté? Cette bonne habitude, à laquelle on a refusé récemment ie nom de vertu, quoique, à voir combien elle est rare et iraparfidte encore, il soit permis de penser qu'elle ne s'acquiert pas sans beaucoup d'efforts; cette bonne habitude, dis*je, esi peut-être de toutes les vertus individuelles celle qui a le plus contribué à l'amélioration physique du genre humain ; qui a !e plus affaibli rittfiuence contagieuse de plusieurs maladieB plus ou moins meurtrières ; qui a le plus aidé k iaire disparaître, ou du moins k rendre très rares un bon nombre d^iutres maladies plus ou moins hideuses ; qui préserve les générations présentes de la teigne, de la gale, de la lèpre, ûlles impures de la malpropreté , qui dévorèrent si longtemps lea générations passées ; qui a réellement le plus fait pour les progrès de la santé et de la beauté de notre espèce.
Qui ne sait, d'uue autre part, à quel point une certaine activité est favorable à l'entretien des forces et combien de certains exercices sont propres k développer DOS m^nbras dans de justes proportions? Qui ne trouverait dans sa propre expérience quelque bonne raison de reconnaître que l'intempérance est funeste a la santé? Qui n'a vu ou pu voir des hommes énervés, abrutis par la débauche, et des femmes que le même vice avait flétries avant le temps?
Les arts qui s*occupent du perfectionnement de l'homme physique, peuvent puiser des moyens de puissance jusque dans les vertus privées qu'on pourrait croire les plus étran-