CHAPITRE V
De la liberté des arls qui travaiUent à ht formaiion des habituda morales; cl d'abord de celle partie de Véducalion domestique et de celle des collèges qui a pour objet la formation des mœurs.
Il faut à rhomme, potir se déterminer et ne prendre que de bonnes déterminations, quelque choses qui le pousse, quelque chose qui Tcclaire, une force qui le rende capable de soumettre Tinstinct à l'intelligence, 222. — Ces trois ordres de fiicultés ne se développent pas en môme temps; nos premières déterminations sont tout instinctives; vient ensuite rintelligence ; mais la passion ne se soumet que fort tard aux directions de rentendement, ibid. Qujind peut-on dire que nos actions deviennent morales? 223. — Etymologie du mot MORAL, MORALE, tbîd. — Cette (jualification ne se peut appliquer qu'à ceux de nos actes qui sont relatifs à la conduite, et seulement à celles de nos habitudes qui sont dignes de nous gouverner, 224. — Nos déterminations ne sauraient être morales tant qu'elles sont purement instinctives, ibid. — Elles ne le deviennent pas par cela seul que le sentiment chez nous est éclairé par Tintelligence , 225. — Nous ne devenons moraux que lorsque nous accoutumons nos aciions à se régler, dans la pratique, sur les lumières de la raison, 226. — C'est ce travail spécial qui fait l'objet des arts qui nous occupent dans ce chapitre, ibid. — Ce travail se distingue de celui de l arliste et de celui du savant : l'artiste nous émeut ; le savant nous éclaire : le moraliste accoutume nos facultés affectives à agir conséquemmcnt à ce qu'enseignent nos facultés intellectuelles, 227. — Trois classes d'arts dans la société s'occupent de la formaiion des mœurs : Véducalion^ le sacerdoce et le youvernemenl^ ibid. — il ne s'agit que de Véducation dans ce chapitre; les deux chapitres qui suivent seront consacrés au sacerdoce et au gouvernement, 228. — Nullité de l'éducation à l'époque actuelle, relativement à la formaiion de? mœurs. Cet objet est pins négligé qu'il ne l'ait été dans aucun temps et surtout dans les lemps anli<pie.H, 221*. — Trix extrême qu'y attachaient les anciens,