CHAPITRE VI
Suite des arts qui travaillent à la formation des habitudes morales,
— Du sacerdoce.
DéGiiition du ministère sacerdotal, 275. — H a, comme l'éducation, mission de travailler â la formation de nos habitudes morales, 27g.-" Il concourt à ce but commun par des moyens (pii lui sont propres : il nous exerce surtout à Tobservation des devoirs moraux, en accoutumant notre âme à se mettre en rapport avec Fauteur de toute vertu ét
CONTENUS DAXS LË TOME TROISIÈME.
de loote morale, S76.<»* Pour cela, il s'adresse moins à notre facolté
de connaître qu*à notre faculté de sentir, 277 ; — et cherche à toucher €t ri élever les cœurs plutôt qu'à éclairer les intelligences, 279. — Il suflit, pour s'en nssiirer, de considérer le prêtre dans la plupart des actes de son ministère, 280. — CVst bien ninsi qu'il doif procéder: on altère les vérités religieuses dés qu'un y applique les tonnes du raisonnement, et qu'on en veut faire une matière à argumentation, 281.
n font en savoir comprendre la traie natore, et n'aller pas faire indiscrètement une matière de science de ce qui n'est quim. objet de sentiment et de foi, 285.— Influence qu'on a attribué de tout temps à la religion sur les î^entiments et la ronHîîite; onaété jusqu'à dire qu'il ne ]>eut exister de morale sîins re Iii:ioii/2Sî>.— Rien de moins exact néanmoins : les actions humaines ne stmi [tas bonnes ou mauvaises, parce que Dieu les a ordonnées ou défendue^, mais Dieu les a ordonnées, parce qu*elles sont lionnes ou mauvaises, 385. — Loin qae toute morale ait sa sonree dans la religion, il peol arriver aux meilleures religions d'être entendues d'une manière contraire à la morale; exemples, 286. — Mais si la morale n'a pas sa source dans la religion, elle peut recevoir de la religion les secours les plus eHiraces. 290. — Ce qu'on peut attendre de la prédicaUon^ des cTamens de conscience^ de la prière^ de la confession^ 290.— Appréciation successive de chacun de ces moyens, ibid. — Examen particulier des effets de l'adoration et
rhommeà Dieu, 295. — Difliculteqa^on éprouve à se dérober à toute idée de religion, 294.— Facilité avec laqnrlle notre imagination accueille certaines conceptions religieuses, '2^5. — Les sciences d'observation ont beau s'étendre, les sources de la foi ne sont pns poin-eela taries^ 298. — L'impuissance avouée où sont les seienci.s d expliquer l'on^ine et la ûnde l'homme, ne sulfit pas pour enlever à cesquestions rattraitquileur est naturel, Wt.^ntéréi passionné qu*en de certains moments surtout elles nous inspirent, ibtd,^yiàe que remplissent les réponses ou'y fait la religion, et ce que ces réponses ont de naturel et de plausible,*298. — Elles conviennent à tous les hommes et à toutes les conditions, ibid — \ quoi d'ailleurs pourmitMit-clIcs nuire ? 299.
— Il suiDt pour prévenir tout danger, de renii bit n sépares le domaine de la religion et celui des sciences, ibid. — iiien ti'empéche, aïoyeunant cette précaution , qu*elles régnent et fleurissent ensemble, 50S<
— Comment^ en un sens, la religion peut perfectionner l'esprit sctentifl^, ibid.—Soa influence sur les beaux arts, 505.-^ Moyens particuhcrs qu'elle a d'influer sur la morale, 50 {. — Klle pousse au bien par des motifs supéricnrsaux considérations ordinaires ; elle [Mirifie le fond des cœurs; t llc uiiii fous les hommes à un même ceuli o, 305. — Comment s appiiqueiu au »acenli>ce les lois générales de lu liberté du travail, 308.— Dans cette profession sainte, dans ce ministère quasi divin, le génie des aflaires humaines est encore un des moyens de puissance dont on peut le moins se passer, et comment^ 510.*— Resoin qu'on y a des moyens d'un autre ordre qui tiennent à l'art, 515. — Influence particulière qu'y exercent les bonnes Tnœurs, 518. — \ quel point enfin la liberté y est subordonm c m progrès des relations sociales, 521. — Quel est, parmi nous^ relativement au i ulie, l etat des rapports sociaux, 521.— 11 y a cela d'acquis, que nulle relij^ion aujourd'hui ne prétend dominer par la violence, 522. Liberté absolue de
morale â élever Téme de
SSâ TAliLL ANALV riQUE UkS LIVKLS ET DES CUAPniifc.S
ne rien croire et de ne rien pratiquer, iMtf*-— La liberté est moindre,
dès qu'adoptant une croyance , on veut passer de la spéculation à raction, 325. — Véritable état des relations de la ^^ociété avec les cultes, 525. — Quelle liberté est compatible avec ces relations, 524. — La conbiituiion (les principaux cultes appréciée, 527. — Etfels qui en résutteiii pour l'Llat, 52d ; — pour les cierges constitués, et pour Tun d*ettx surtout, 580 ; — pour Vélat général des relations relativement au coite, 551 Obstacleit «jue cette organisation oppose au perfectionnement du ministère ecclésiastique, 553. — La liberté des cultes indépendante;, à rAté de Torganisation df>5ni]tesofRciel<,ponrmit remédier à ces inconvt'nienf«, 554. — Cette liberu- serait légitime, 555; - pr.itica])le, tô^rf ; — efficace, 558. — Il n'en résulte pasqu'il la faiileeiabiir avant que létat de la société le permette, 559; — mais il ne peut y avoir sans elle ni progrès, ni rapprodiements, ni fusion , ni relations paisibles et faciles, 540. Ce qu'elle exigerait, pour devenir possible, de réformes dans nos sentiments de justice sociale, 340. — Toutce qui constitue le fonds de facultés personnelles est ainsi, dans le sacerdoce, d'impérieuse nécessité, 341.— Puissance qu'il puise dans son fonds de moyens matériels, 541. — Peu d'arts ont mieux compris la nécessité d'avuir des établissements bien situes, bien conçus, bien adaptes à leur destination, pourvus de tous les appareils nécessaires, 342. — Détails sur la situation des édifices religieux, 543; ^ Sur leur oi^nisation, ibid; — Sur les appareils dont on les a pourvus, 545 sur les divisions que le travail y a subies, 544. — Un temple en action, ibid. — Fautes grossières que la perle dn sens reliprîcux fait commettre, depuis longtemps, dans la construction de ses monuments, dans leur décoration intérieure, et, jusqu'à un certain point, dans les formes du culte, 54;$. — Réaction conlempuraine, au moins apparente, conti eces écarts, 346*
CBAnTBB TU.
SuiU 4ê$ attê qui iravaiUent à /« formaUon des MUuâeê «lorolrf «
— Du gauvemement»
Objet véritable du gouvernement, 548. — Spécialité de sa (adier ce qu'elle n'est pas et ce qu'elle est, 548. — Il n'a d'aclion directe à exercer que contre les prétentions injustes et les actions maUàisantes, 349. — Même, à la différence des autres arts qui travaillent à la formation des baliitudes morales , les seules mauvaises actions qu'il ait mission d'empêcher sont celles (jni s'nttnqnent à autrui, (9. — Son action, plus limitée, est, il est vrai, plus réprimante • les autres n'agissent gnère (pie par le conseil , il agit, lui, par voie de contrainte, ooo. — Trouble (ju il cause des qu'il veut sortir de ses attributions: exemples, 551 ; et jieine qu'il iprouve à revenir sur ses pas et à se placer dans une situation naturelle, 553. — Infaillible moyen de discemer ce qui est et ce qui n'est pas de »on ressort, 555. Les constitutions les moins imparfaites offrent aussi un moyen de découvrir quelle est sa véritable tâche, 554. — Si c'est trop limiter ses attributions que de les restreindre au travail de maintenir la justice dans les relations, et de former les citoyens aux habitudes de ia vie sociale, 554. — On ne saurait a^sez dire quelle est Pimportance d'une telle mission, 557. ,
CONTENUS DANS LE TOME TROUfÉIfR. 5!23
Besoiu croissant de sécurité que monde éprouve , à mesure quMl avance fl^Tîs les voîps fîo trnvnil , r>'A7 . — Effets inévitables du défaut de sécurité au sciu des nations laborieuses, i^t faits généraux qui en témoignent, 357. — En quoi consiste le besoin d'ordre qu'elles éprouvent, et comment elles ralCnenl sur celui-là comme sur tous, 359. » Leurs dispositions d'esprit à cet égard tiennent à la nature même des acts qu'eues cultivent, ibid, — Plus s^étendent ces arts ^ et plus s*accroit le uomlire des exislences vulnérables , 960. Exemples singuliers de la susceptibilité (]u'i1s manifestent eu matière d'ordre public, ibid, — Comment il leur faut, au sein d'une liberté toujours moins limitée, une ^«Turité toujom -s plu-^ profoiiîlo, pln^ générale et plus durable : cède socnritc est le [irincipe mcinc de leur fécondité, oGl. — Combien dune la lâche dn ironvernement n'est-elle pas niit)or!nnte ! 5o'2. — Celte lâche est double : maintenir matériellement l'ordre et faire oaitre les habitudes propres à le consener, 362. lUen ina)»préciable qu'il fait en rendant les hommes sociables, 865. 11 produit ce dernier elfet non-seulement en agissant sur eux, mais encore en les associant à son action, et comment, 365. — On ne peut, en somme, exagérer l'inierct de son rôle et la valeur de l'influence qu'il exerce, qtianfl f! ctHiiprend et remplit bien sa mi^'^ioi}, — Ensemble des pouM)!!- (lonl il se ( iiinpose, 565. — .le n'y comprends pas la tutelle adnniiisU ativc, et pourquoi, 366. — En le réduisant à sa tache fondamentale , comment s'y appliquent les moyeuï» généraux sur lesquels repose In puissance du travail, 574. — Cest ici surtout que doit tenir' le premier rang le génie des afiaires, et, avant tout, le talent dn spéculateur, r>75. — >ll n'est pas d'art où, depuis un demi-siècle surtout, on ait été plus possédé du démon de la spéculation , et où Ton ait fait des spécuîatioTis plus déplorables , 575. — Queh en ont été les effets, et ce qui surtout en faisait le vice . on ne disliîignait pas assez ce qui est désirable en droit de ce qui en fait est praticable, 575. — Ce qui sépare ces deux ordres de recherches, et combien les procédés de l'espril y sont dill'érenls, 580. — Compte qu'il y a à tenir de l'un et de raatre, et comment, en reconnaissant toujours la yénté de théorie, on ne doit jamais l'appliquer que dans la mesure où les faits le permettent. Rôle à assigner ici aux talents administratifs, 584; — et à ceux du comptable, 385. — Place qu'y occupent par conséquent tous les éléments dont le génie des affaires est formé, 586. — Ceux qui tiennent à l'arl, et, avant tout, la connaissance prniique du fuétier, n'y sont pas moins nccessaires, ibid. — l es véritable^ gins d'alFaires sont ceux qui les oui pratiquées, 387. — il n y a neaniuouis que l'empirisme éclairé qui soit vraiment rccommandabic , 388.—' Les affaires ne se terminent que par Tapplicaiion des véritables principes , et les questions résolues par des expédients ne sont que des questions ajournées, ibid. — Qui nierait que , depuis un demi-siècle, le progrà des théories sociales n'ait puissamment contribué aux progrès du gouvernement? Détail dos amé!i(MMt{niis ânvA nnîre état «iocial leur est redevable, 5i3y. — Art particidier néanmoins qu'exige ici le travail des applicati(»ns, ."^90.— Ce qu il y faut enfin de talent de niiiin-d'œuvre , et comment rimportanec de ce moyen s'y fait sentT dans toutes les branches du service puiilic, 395. — Rôle qu'y joueiit à leur tour les bonnes habitudes personnelles, et eomfoien la puissance du gouvernement est accrue par les qualités morales de ses agcuis, 59o.«^ Toutes celles que
524 TAfiLt ANALYTlQtE DES LIVRES ET DES CHAPITRES
le mauiement du pouvoir exige, là wrtout où une litHude pkn grande
a élé laissée à raciiviiédcs populations^ et où elles prennent une part directe à rexercice du gonveriiemenî, — Il (li'nianrîi* pu pruTirulier des qualités élevées, et c est d ordinaire dans le gouvernement que se développent les grands caractères, 397 — Besoin qu ont d ailleurs les hommes publics dans l'intérêt de leur crédit et de la mission
Îa*ii8 ont i remplir de ne manquer à aucune bienséance, 598. — our eomprendre ce qu^il leur faut de bonnes habitudes sociales , il suCDt de considérer que leur tâche est précisément d'apprendre aux hommes à vivre entre eux dans de hnm rappfrrt?, 400. — Tonte loi iuju^^ie est, socialement parlant , nue lui corruptrice, une loi qui déprave les relaliuiib au lieu de les iierfectionner, ibid, — Qu'on y regarde, et Ton verra que pai luui ou la législation a manqué de justicei àle a mis du Irooble dans les relations : exemples, 409. — Il peut arri* ver au légistoleur de pervertir jusqu*aux volontés déréglées, et d'achever de les corrompre par les moyens mêmes qu'il prend pour les corriger, 403. — Apprécintinu, de ce point de vue, de rancieiine législalioi) pénnlc et de celle qu'on y a graduellement substituée, ibtd, — Conibit'ii donc k pouvoir, pour remplir ulilementsa mission, n'a-l-il
Eas besoni d avoir des habitudes sociales perfectionnées, 406. — Cornlen n*a-t-il pas besoin aussi que ces habitudes soient devenues communes à une partie notable de la population : exemifles, iHé* — Combien nVt-il pas besoin encore que la population soit avec lui dans de bons rapports : plus il a à dépenser de forces pour sa propre sûreté, et moins il lui en reste à faire servir à la sùrelé commune et à l'acrornplissemenl tie ses devoirs, 409. — Chargé de perfection! jer les \ v\;\tions, comment y reus^lialt-il s'il n'existait aucune bonne habiiude sociale ? Ce travail lui devient plus facile à mesure qu'il est déjà plus avancé, 410.— Il n'est ainsi pas un moyen de Tordre de ceux qui tienneiit aux personnes qui n'ajoute à sa puissance et ne Êicitite son action, 411 . — Xouvclles forces qu'il acquiert dans l'ensemble des moyens matériels dont il di -pose, et d'abord dans le choix des lieux tMi il s'établit, 411 ; — dans la juste ^appropriation de ses etablisse^lt'lll^ à la diversité de ses sei viccs, 414; — dans les divisioiis et subdivi'^ioiis multipliées qu'il fait subir a son travail, 417 ; — dans la perfechoti de «es armes et des divers ap[)areils qu'il emploie, 490.^ £n somme, ap* plication spéciale, il est vrai, mais très réelle, très naturelle et très éten- , due que reçoivent ici tous les moyens généraux sur lesquels se fonde la liberté du travail, 424, — et surcroît de puissance que le gouvernement puise dans le nonconrs de tous ces moyens, dans l'appui qu'ils se pré- , lent, et dans 1 ensemble des progrès qu'a pu faire la société, 4^
L1VIV£ X £T DËRNi£R.
De la liberté de certaines fonctions naturellemcht DtsnncTis M
TOUS LES ARTS QUE L'ÉCONOMIE SOCIALE EMBRASSE , MAIS QUI SONT BM CONDITIONS ESSENTIELLES DE TOUTES LES CLA&SBS DE TRAVAUX ET M TEAVAILLEURS.
ObêmatUmê fMrnUê,
Résume des deux précédents livres, 4%^. — Cette revue successive