‹ De la liberté du travail; ou, Simple exposé des conditions dans lesquelles les forces humaines s'exercent avec le plus de puissance;Chapitre 8 sur 80 · LIVBG IX. CH. II. DE LA LIBERTÉ DES ARTS · texte numérisé non relu

LIVBG IX. CH. II. DE LA LIBERTÉ DES ARTS

soin; parce qu'en &e poilant caulion de leur capacité, elle garantit ce dont elle ne peut pas répondre, qn^lle donne an

public une fausse sécurité , qu'elle le dispense de discerueinent et de prévoyance, et qu'elle dégage ceux qui exercent Tarld ua souci etiriiac inquiétude dont il n'est pasboii qu'ils soient délivrés. Plus un art est délicat, et plus la responsabilité de ses agents devrait rester entière, et plus par cela même on devrait leur laisser le choix de leurs moyens d'iastruction, le choix des instituteurs et celui des méthodes. On ne peut guère douter que des écoles libres, dont les succès seraient entièrement subordonnés au mérite, k la propriété, à la convenance de renseigiieiiieiii qu'elles répandraient, ne répandissent une instruction plus forte et plus saine que ne peuvent le faire des facultés privilégiées, des écoles qui n^ont pas de concurreuce à craindre, qui sont toujours sûr^ d'avoir des élèves, parce qu*OD a fait une nécessité des grades qu'elles confèrent et qu'elles ont seules le droit de faire des gradués, où les sollicitations et le crédit pourraient faire les professeurs autant que le mérite, où Ton n'est pas intéressé h se donner des successeurs plus habiles que soi, ni à mieux faire son devoir que ceux qui le remplissent d^nne manière insnflBsante, où les protesseurs les plus babiies et les plus zéies ne sont ni plus honorés, ni mieux rétribués que les plus négligents et les moins capables. J'ai eu occasion autrefois (') d'examiner le régime de nos facultés, et en revoyant mes conclusions après un laps de vingt-six années, je iie suis pas convaincu qu'elles fussent inexactes. Les facultés, par leur nature, sont certainement la portion la plus dillicile à défendre d'un systèmené de l'intervention abusive de la communauté, et qu'on pourrait trouver vicieux dans tout son ensemble*

(*) En 4818, dans le Censeur Européen^ t. VI, p. 50 à 121, noumment p. 1 10 et suiv.

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N0D-«eDlemeni le privilège exclusif donné h certains éta-

blisseiueuU de faire des médecins peut empêcher que Tart médical soit bien enseigné, mais il pent empêcher aussi qu'il soit bien appris. Quand c'est le diplôme qui fait le médecin, 00 se borne k faire naturellement ce qu'il faut pour obtenir le diplôme. Or, dites-moi si ce titre, même justement accordé, odre une véritable garantie de la capacité pratique de celui qui le porte? N'ai-je pas observé déjk qu'il était, k la rigueury possible de robteiiir sans avoir vu un malade, sans avoir lait soi-même aucune observation sur Thomme vivant, sans avmr la moindre connaissance technique ni des maladies, si de fart de les guérir ? Quel si grand dommage y auraii-ii donc à ce que la production cessât d'en être oUigatoire?

Je suis porté k penser qu'il y aurait, au conU aire, un grand profit à ce que nul sens légal, nulle valeur officielle n'y fussent attachés. Moins il serait possible de devenir médecin par le brevet, et plus on serait obligé de chercher a le devenir par ses connaissances. L'aspirant n'étant plus admis à justifier ile sa capacité par titres, serait bien obligé de chercher à l'établir d'une autre façon. Il ne dédaignerait pas les diplômes saDs doute. Il est au contraire fort probable qu'on les rechercherait d'autant plus qu'ayant cessé d'être obligatoires, et pouvant être plus facilement refusés, il s'y attacherait natureiiement plus dedistiûCtion,etils acquerraient une valeur plus considérable ; mais comme h eux seuls ils ne constitueiiaient pasnn titre, il y aui ait beaucoup plus d'elïorls à faire pour en compléter le sens, il faudrait travailler sérieusement à devenir capable, et montrer ensuite par ses œuvres qu'on l'est réellement devenu. Comme toutes les autres classes d'artistes , le jeune médecin tâcherait surtout d'offrir pour ga« rauiie de sa capacité sa praùque , ses succès, s i Lunue le- Bommée, et celle-là vaudrait bien celle du diplôme.

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Le Tëritable effet des diplômes et des brevets offidete est de permettre k ceux qui en sont munis de commettre impnnément des béyaes qui, dans un système de liberté et de responsabilité, pourraient tirer bien daYaiitage kconséquence, et dont, pour cela même, on mettrait infiniment plus de soin à s>e préserver. Daus le système établi, on peut se rendre conpabie en exerçant sans titre, en négligeant de se confort mer à quelque règlement. Mais une fois en règle avec l'Université et la police, une fois toutes les formalités remplies, on n'a plus rien k redouter de sa l^èrete ou de son ignorance, et les plus grossières erreurs , les plus déplorables méprises n'exposent que dans des cas extrêmement rares celui qni los commet k être puni. Il n'en serait pas ainsi, au même degré dn moins, dans m système oà Ton ne pourrait être médecin,

chirurgien, ph^iMiiacien , qu'à ses périls et risques; et celui qui, s'étant donné pour capable d'exercer ces professions délicates, se serait exposé, par étoorderie, par ignorance oa par charlatanisme, k causer quelque grand mal, pourrait être très justement puni et manquerait rarement de Têtre. Or, je ne doute pas que de tels châtimeiiis, exacteiueut appliqués, ne protégeassent mieux les citoyens que toutes les mesures préventives; et qu'un ordre de choses où la société, renonçant enfin k ces mesures, laisserait k chacun la pleine responsabilité de ses actes, n'offrit aux hommes qui voudrairat se livrer k la pratique de Turl médical beaucoup plus de moyens et de motifs de s*y bien préparer qu'aucone autre espèce de régime.

Il ne faut pas sans doute inférer de ces observations qu^oo

dut procéder légèrement à la correction de ce qui existe. On sait assez ce qu'il faut s'imposer de ménagements et de réserve dans toutes les questions d'application. Il va sans dir« qu'il ne faut pas priver la société de garanties même lUu*

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soires, avant que la réflexion et Texpérience raient snffigammeot insiruitede soa iliusiou. Mais il serait cerlainemeBt il sonbaiter qn^elle vit combien ici son erreur e&t grande, et à quel point elle se trompe dan» le choix des moyen» qB*eUe prend pour a'aasurer qu'on ne se livrera pas sans préparation suffisante k la pratique de Tari médical.

;Si donc il importe au bon exercice de cet art que chacun s'aMenne de Vaccaparer, de le gêner, il ne serait pas moins essentiel que la sociélé s'imposât la même contrainte, et qa'elle aùi imposer aux pouvoirs chargés d'agir pour elle, IWigaiion de donner, k cet égard, comme h tontautre^ reiempte de la réserve et de la justice qui sont prescrites k chaque individu.

il tf est, comme on voit, ancnn ordre de facultés persoo* aeUes qui oe puisse être, dans les arts qui s'exercent sur le corps humain comme dans ceux qui épuisent leur activité sur les choses , nne source de poissance et de liberté tf aclioo. Poursuivons notre analyse, et nous découvrirons de néme^ sans de grands efforts, que tout ce qui entre dans le fonds d objets réels ou matériels peut devenir également ici un moyen de liberté et de force.

A peine . par exemple , ai-je besoin d'indiquer que la si- Itttion de râtelier n'y est pas une chose indifférente, et que kg hommes dont la profession consiste à soigner, k perfecûonner nos facultés corporelles, ont besoin de choisir avec iotelKgence le lieu de leur établissement. U va presque sans dire qu un médecin, un pharmacien, on gymnarte, m maître de danse, d'escrime, d'équitation, ne peuvent pas s'étaMir indistinctement partout, et qu'k cet égard leur principal o^ dait eue de se rapprocher, autant que possible, de la maHèfO Fmlère, est-k^ite de se placer dans les lieux où se trou-^

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Y6Dt réunis en plus grand nombre les hommes qui ont besoin de leurs services, qui recherchent les dWers ordres de

facultés que chacun d'eux est particulièrement apte à développer.

Il semble qu'ici la bonne organisation de Tatelier ne soit

pas autant à considérer que le choix d'une bonne place. Uu médecin, un chirurgien, ont souvent tous leurs malades ea ville; un maître de danse ou d'esciime peuvent avoir de même tous leurs élèves éparpillés. En pareils cas, ces ar« tistes ont en quelque sorte autant d'ateliers qu'il y a de maisons où ils vont exercer leur art, ou plutôt on peut dire qu'ils n'en ont point Mais il n'en est pas toujours de même : ils n'agissent pas toujours sur des individus isolés; il peut arri- Ter qu'un médecin ait la plus grande partie de ses malades agglomérés dans une maison de santé, dans un hospice; il est possible qu'un maître de danse réunisse la plupart de ses élèves chez lui ; un écuyer, un gymnaste, au lieu d'aller dour ner leurs leçons en ville, ont d'ordinaire un établissement où ils rassemblent leurs élèves, un manège, un gymnase. Tous ont alors un atelier. Une école de gymnastique , un hôpital peuvent, en quelque iaçon, être considérés comme des fabriques. Un hospice est une fabrique où l'on entreprend de restituer des corps malades à Tétat sain. L u gymnase est une fabrique d'hommes hardis, vigoureux, agiles, etc. Or, il n'est pas douteux (jue le succès de ces entreprises uc liépende à un certain degré de la bonne disposition, de Torganisation intelligente des lieux où elles sont mises à exécution.

Les machines ne jouent pas ici un rôle k beaucoup près aussi important que dans les industries qui ont fait Tobjet des précédents chapitres. On peut encore moins que dans Tagriculture y faire usage de moteurs inanimés. Lesartsqoi travaillent sur le corps humain n'exécutent pas des mouve-

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me&ts asm simples pour qu'il soit possible d'en confier la

direction a des forces aveugles; ils ne lont pas un travail assez coatiou, ils n*oat pas à vaincre des résistances assez fortes pour avoir besoin d'agents très puissants : je ne crois jpa^ qu U ieui* arrive jamais d'agir par rintermédiaire d'une machine mae par la vapeur ou par quelque autre agent physique. Un chirurgien, un pharmacien , un dentiste , un oculiste n'emploient que des ontils en général très simples et eondoils a la main* On en peut dire autant dn gymnaste, encore bien que ses instruments soient d'une plus grande dimension et occupent beaucoup plus de place. Une échelle, un mât, une corde a nœuds ou sans nœuds, une balançoire, un trapèze sont des outils peu compliqués , que l'élève en gymnastique applique k ses membres pour les former k cerceriains mouvements et développer leur vigueur ou leur adresse, etc.

Cependant, tout en reconnaissant que, par leur nature, les arts dont je m'occupe en ce moment reçoivent peut-être moins de pouvoir que d'autres de riiilhience des machines, il n'est certainement pas douteux que leur puissance ne dépende en grande partie de la perfection des instruments qu'ils emploient* Quelle heureuse révolution n a pas produite, dans le traitement de certaines maladies, la découverte de certains instruments? Combien, par exemple, n'a pas été perfectionnée, par rinvention des instruments lithontripleurs, l'extraction des calculs nrinaires, qu'on ne pouvait effectuer anparavantquepar le procédé delà taille, si cruel et si périlleux? Avec quel avantage les lits mécaniques sur lesquels on couche les jeunes personnes contrefaites, n'ont-ils pas remplacé la croix de fer dont on les chargeait autrefois, et à laquelle on liait leur épinedorsale? A l'aidedebonsinstruments, descancers réputés jadis inaccessibles ont été poursuivis jusque dans les profon*

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deui:s iie la plèvre et rexcavatiou du iiassio. Il esl reconou parmi les^eog de Tart que le bistouri faieifonne do profes* seur Dubois facilite singulièremeût le débridemeot des hernies. Au moyen de la sonde à double conrant, inyentée par

Haies et réiuvciilée par iM. J. Cloquet, un peut pratiquer une sorte d'irrigation dans la vessie et y faire passer plusieurs tonnes d'eau sans fatiguer le malade ('). Les instruments gymnastiques et orthopédiques peuvenl éire conçus de manière k exercer précisément le muscle qu'on veut ^ dans In mesure qui esl couveuable, et le colonel Amoios a fait faire, sous ce rapport, des progrès véritables k la gymnastique et à Toribopédie. Il serait aisé de citer d'autres exemples ; mais en voilà assez pour être autorisé à conclure que les machines contribuent essentiellement k la liberté des arts qui agissent sur le corps humain.

On en peut dire autant de la division du travail. Je sais bie»

qu'il y a encore des raisons pour que cet élément de force ne puisse être employé ici avec le même succès que dans d'autres industries. Il n'en est pas des arts qui travaillent sur l'homme comme de ceux qui agissent sur des corps bruts, et qui emploient des forces chimiques et mécaniques. Partout ob fou ne peut opérer qu'avec le secours de la vie , les procédés du travail doivent être nécessairement imparbits. La force vitale agit d'une manière lente et souvent irrégulière; ou n*est le maître m de hâter, ni de maîtriser sa marche; il faut attendre qu'elle ait opéré ; il font la suivre dans ses écarts : ce sont autant de raisons pour que les arts qui en font usage oe se prêtent pas k une bonne division du travail.

(•) F., stir ces iiislruuieiili» et sur une nuiluiiide d'niitres, ce que dit M. lUcherand dans son UUloire des progrès réceiUs de ia cAtrurgie.

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B y a bîeo , probaUeraent» ua certain ordre à SQÎvFe dans le traitement de chaque espèce de maladies ; mais Tétat des malades est sujet à tant de Tariations qa*on ne pourrait, sans

extravagance , s'aviser de les soumettre k une certaine suite deiâçoDS toujours la même, toujours uniforme, et les faire passer de main en main, comme la matière inanimée, ju$qu*à rexécuiion complète du traitement qui devrait opérer la gué- Ttson. Il est bon, an contraire, que, du commencement k la fin de la maladie, le corps du malade reste soumis à Tinspeciion du méiae individu, et cet individu, au lieu d'adopter une marche uniforme, est obligé de subordonner ses procédés aux iacidens qui surviennent et à toutes les variations que le corps du malade est sujet k subir sous rinfluence du princif^ qui 1 anime et de toutes les causes de perturbation auxquelles ce principe lui-même ne cesse d*étre soumis.

Le médecin le plusbabile, dtt-on, est celui qni sait le mieux individualiser, qui est le plus capable de discerner ce qu*il y a de particulier dans chaque cas qui se présente , qni peut le mieux dire, k chaque instant, quelle est la situation véritable in malade et la manière spéciale dont il est k propos d*agir. U n'y a donc pas de inarche qu'on puisse rigoureusement déterminer d'avance dans le traitement des maladies, ni, par conséquent, de division régulière et symétrique qu*il soit possible d'introduire dans le travail qu on exécute sur les malades.

Cependant, reconnaissons qu'il y a encore moyen d'adopter un certain ordre à cet ^rd et de classer les malades de manière k rendre k la fois plus &ciles et plus fructueuses les fonctions des hommes appelés k leur donner des soins. Tou$ les malades ne sont pas confondus dans un hospice; on a giâud soin, au contraire, de les distribuer suivant la nature du mal dont ils sont affectés, et il n'est pas douteux que cet

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ordre ne soil très favorable aux opérations intellectuellèa et

matérielles de Tart {*).

La médeciBe, d^ailleors, n'est pas la seole professioD qui agisse sur le corps de l'homme; il n'est pas toujours question de traiter des malades; il s'agit bien plus souvent de développer de certaines facultés physiques dans des eorps sains ; et comme la vie procède ici d'une façon plus régulière, il parait que ce travail peut être soumis à une marche plus uniioime, et qu'il est plus aise de le partager entre uo certain nombre d'individus. 11 y a un ordre rigoureux dans la suite des mouvements qu'un jeune homme doit exécuter pour apprendre la danse, Téquitation, la gymnastique. Il laui que les mouvements simples précèdent les mouvement composés, que les exercices aisés devancent les exercices diffîciles. Partant, ces exercices peuvent se diviser d'une manière permanente, en un certain nombre de classes, et être confiés ii un pareil nombre d'ouvriers par les mains de qui on fera successivement passer les élevés. C'est même ainsi que Ton procède dans un gymnase bien monté ; les élèves y sont soumis à l'action d'une suite de pédotribes, et ils passent des mains de l'un dans celles de l'autre jusqu'à ce que leur éducation physique soit achevée. On peut ajouter que le travml ne se divise pas seulement entre ces pioiesseurs ; il y a ordi-

(') « les médecins arabes, observe Cabanis, regardaient une vaste infirmerie comme un laboratoire nécessaire aux observaiions et aux expériences des praticiens ; comme tnic espèce de galerie ou les jeunes élèves trouvaient exposés des i ihli aii.v iutruciifs que les livres retracent toujours iuiparfailemenf IL ne rroyaient pas plus pouvoir se passer, dan^ leurs écoles , d une réunion de malades que d'une collection de remèdes, ou d'un laboratoire de chimie ou de pharmacie, ou d'un jardin des plantes usitées i)our les traitements [Rcvoluiions et réforme de la médecine , i, l des œuvres complètes de l'auteur, p. 291).

QUI AGSfSEM SUR L UOUML HiYSlQCE. 01

MtMmnt dans un gymnase un directeur <|Qi est h la tête de 1 entreprise, des physiologistes qui dirigent scieoliliquemeol les exercices^ et des ouvriers, des pédotribes qoi les font exécuter; de même qu'il y a dans un hospice des aduiiuistrateors qui en ont la gestion matérielle, des médecins qui en sont les savaiUs, et des pharmaciens, des aides de toute espèce qui exécutent les prescriptions de la science* Enfin, ces divisions ne sont pas les seules qn'on puisse utilement introduire dans les professions dont il s'agit ici, et ces processions où le travail se partage avec fruit entre tant de personnes, se divisent elles-mêmes, et non sans prolit, en une multitude d*arts particuliers dont j'ai fait plus haut Ténumélalioa.

Je ne pousse pas plus loin ces remarques. En voilà assez

pour faire comprendre que la division du travail, les machines, Torganisation méthodique de Tatelier, le choix éclairé des emplacements, sont aussi de quelque effet dans tes arts qui agissent sur le corps de Thomme, et qu'en somme il n*est pas un des éléments dont se forme, en général, la puissance du travail qui ne trouve plus ou moins son application dans celui-ci.

Peut-être, taule d'avoir suffisamment connu la nuLuic particulière de ces arts qui font leur ohjet spécial de la culture et de Tamélioration de nos facultés physiques, n*ai-je pas ' assez marqué les dilleiences qu'il y a dans la manière dont I s'y appliquent les principes de la liberté. Mais ce que je vou* I lais surtout faire sentir, c'est qu'ils remplissent clans la société des fonctions d'une extrême importance, que les forces qu'ils développent et qu'ils conservent sont de l'intérêt le plas fondamental, et qu'ils deviennent iihres et puissants par les mêmes moyens généraux que tous les autres. Tespère que cet objet se trouve à peu près rempli.

02 C. II. DE LALIB. DES AXVS OUI AG*8mL*IIOMIIE PH.

Parlons maintenant de ceax qui s^adressent à rimaginafion et aux facultés afTeetives. Ces facultés sont, après celles dont uous venons de nous occuper, celles qui se présentent le plus immédiatement, celles que le genre humain a exercées les premières, et dont la culture préalable paraît importer en effet beaucoup à la bonne et saine constitution de Tentendement. Nous traiterons après des arts qui font l'éducation deUntelIigence, et, en dernier lieu, de ceux qui travaillent k la formation des mœurs et des bonnes relations. C*est Tordre même suivant lequel se développent toutes nos forces et s*en régularise lentement remploi.

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