PRÉFACE. V
de laisser mon travail incomplet : elle a été dans l'erreur. Je n'ai jamais eu l'intention de le faire plus ample. Si j'ai omis quelques questions, c'est qu'il m'a paru qu'il fallait savoir ne pas tout dire et se contenter des points les plus importants; si chaque difficulté n'est pas traitée avec plus d'étendue, c'est que j'ai cru qu'il suffisait de les ramener toutes aux principes fondamentaux qui m'avaient servi de point de départ. Enfin, tel qu'il est, mon mémoire était à prendre ou à laisser, avec ses défauts, et ses bonnes qualités s'il en a.
Aussi , me suis-je bien gardé de déférer à l'invitation de compléter mon travail : je l'ai regardé et je le regarde encore comme
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complet, du moins en ce sens qu'il est tout ce que i\ii voulu qu'il fût. Un autre motif m'en a em|)éclié : i'aire inq^rimer mon Mémoire, c'était en quelque sorte le soumettre au public comme juge en dernier ressort : dès lors il était de mon devoir de n'y rien changer. J'ai seulement rectifié quelques fautes de style, trop peu importantes pour avoir pu influer sur la décision de la commission.
La seule critique dont j'aie cru pouvoir profiter sans altérer ma pensée première, est celle d'avoir fini par une brusque conclusion qui coupe le discours au lieu de le terminer. Cette réflexion m'a paru tellement juste, que j'ai considéré comme indis-