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Le malade éprouvé de la douleur, depuis sa dernière

opération, daus le canal, au pubis, aux deux aîues et au périné. — 50 sangsues, deux bains de siège, quart de portion.

9. — Hier, ona introduit l’instrument évacuateur de Jacobson, etM. Leroy dit qu’un morceau de bois est placé près du col de la vessie 3 dans la journée les urines sont teintes de sang. — Bain.

15. — Hier, l’instrument fut introduit à trois reprises, chaque fois on chargeait un corps que l’on soupçonait être du bois, mais aussitôt que l’on arrivait au col de la vessie et qu’on 1 imprimait une légère traction , le malade éprouvait desdouleurs si vives que l’opérateur était obligé de lâcher prise. Enfin, la 3e fois, on saisit le fragment de bois dans sa direction: longitudinale et l’on parvint ainsi à lui faire parcourir tout l’u— rèthre et à le retirer : ce fragment, qui paraît provenir d’un boisfort dur, a un pouce 1/2 de longueur j il est assez volumineux. On y voit une surface qui indique manifestement qu’il appartient! à un autre fragment tout aussi gros et aussi long que lui.

18. — On introduit l’instrument à deux reprises différentes sans pouvoir retirer le morceau de bois qui reste encore dans? la vessie. Le malade a éprouvé d’assez vives douleurs. — Bain.

Le 11 octobre, introduction du brise-pierre précédée d’une injection dans la vessie. Après quelques manœuvres, extraction! d’un morceau de bois d’un pouce de^longueur, à fibres séparées par un écrasement ancien , car dans leurs intervalles il s’est fait! de nouvelles incrustations calcaires. L’instrument l’avait saisdans le sens de sa longueur, aussi l’extraction a été facile. Lee peu de manœuvres nécessaires pour charger ce morceau de bois dans la vessie ont déterminé de la douleur et puis des spasmes qui se sont terminés par quelques mouvemens convulsifs et un état nerveux général. Le malade dit que ces crises le prenaient assez souvent, avant sa maladie calculeuse. Une potion antispas modique et un bain de siège dissipent rapidement cet état.

Le ,3, — Appréhensions très grandes du malade, aumomentt de la nouvelle séance. Le percuteur courbe introduit on peut trèsbiensentiravec lui un reste de calcul dans la vessie. Après quelques douces manœuvres, le mêmeétat nerveux se manifeste. Or retire l’instrument chargé d’un fragment de bois mince , lon{ d’un pouce au moins et saisi par l’une de ses extrémités.— Ban de siège.

i5. — Nouvelle tentative pour casser des portions de calculs Un morceau de bois a été saisi , mais des accidens nerveux étan 1

survenus, il a fallu le lâcher. Dans la journée quelques portions de calculs ont été expulsés. — Bain,

19. — Introduction des instrumens. Douleur pendant les manœuvres. Commencement de crises nerveuses. On retire un petit morceau de bois long d’un pouce, du diamètre d’une ligne, offrant des incrustations calcaires, à l’une de ses extrémités. Après l’extraction , crise nerveuse; elle s’est apaisée sous l’influence d’une potion et d’un bain.

24. —Nouvelle séance; l’instrument introduit saisit, après quelques manœuvres, un corps étranger assez volumineux, mais comme il a été pris en travers, on a été obligé de le relâcher aux environs du col. Après quelques nouvelles manœuvres, on ■ 'a chargé de nouveau , et on l’amène sans difficulté au dehors. C'était un morceau de bois d’un pouce 1/2 de longueur, du diamètre presque du petit doigt, à fibres ligneuses, séparées les unes des autres probablement par la contusion de l’instrument, et offrant dans leurs intervalles des incrustations calcaires. Il avait été chargé par l’une de ses extrémités. Crise nerveuse moins intense que les précédentes. — Bain 3/4.

Le 28. — M. Leroy a trouvé avec la sonde un fragment dans ! urèthre, au voisinage du col; pensant que l’effort de l’urine dont l’émission n’était point empêchée, pourrait l’amener plus près du méat urinaire, M. Leroy en ajourna l’extraction : en effet, dans la journée ,‘il continua de cheminer dans le canal. Le soir, un morceau de bois se montrait au méat urinaire, et le malade en le saisissant avec ses ongles put l’attirer au dehors. Il avait comme le précédent un pouce et demi de long et un diamètre ue 4 lignes environ ; il était aplati par l’écrasement.

Le 4 — Le malade est bien, on ne trouve plus rien dans la v essie. Exeat.

La difficulté qu’avait éprouvée M. Leroy pour extraire d’abord, puis pour lâcher les fragmens de bois mâchés par l’instrument et engagés entre ses dents , le conduisit à imaginer une disposition particulière du brise-pierre, qui permettait, au moyen il une tige terminée par un crochet mobile indépendamment des branches du percuteur, soit de repousser les fibres ligneuses écrasé68» soit de les attirer dans l’instrument, pour continuer, sur toute la longueur de l’éclat de bois, l’aplatissement et la trituration. Par ce moyen les fibres ligneuses séparées et aplaties

comme de la chenevotte, pouvaient ensuite parcourir l’urèthre

sans difficulté, amenées par la pince.

Le calcul était formé de phosphate de chaux d’ammoniaque et de magnésie, de beaucoup de mucus animal et d’un peu d’acide rosacique.

RÉFLEXIONS

Bien des choses, dans le fait qui vient d’être rapporté , sont dignes de remarque : la manière dont l’éclat de bois a pénétré dans la vessie, la promptitude avec laquelle s’est cicatrisée lai plaie du périné, sans donner lieu à un abcès ou une fistule urinaire ; le peu de temps que le fragment de bois a mis à se recouvrir d’une masse considérable de matière lithique, la trituration et l’extraction d’un éclat aussi volumineux sont autant de circonstances notables. L’existence de certains corps* étrangers au centre des calculs est généralement regardee comme un empêchement à la lithotripsie , un éclat de bois durr semblerait devoir être rangé dans cette catégorie , si ce fait ne venait prouver encore combien il est difficile d’assigner des limi-ites à la lithotripsie. Mais de ce que l’opération a réussi s ensuit-il qu’elle devait être préférée ? Je suis loin d’en tirer cette conséquence j la longueur dutraitement , les difficultés dont le.-manœuvres ont été accompagnées , la douleur qu’elles ont: parfois occasionnée, les petits accidens inflammatoires auxquels a donné lieu l’opération , peuvent bien produire quelques doutes à cet égard dans l’esprit ; si j’avais pu connaître l’existence d’un noyau ligneux d’un tel volume avant d entre prendre la lithotripsie , j’aurais certainement préféré la taille maintenant que la tentative a été couronnée de succès, et surtou-

depuis l’invention d’un instrument approprié à ce cas, je serai i peut-être plus indécis, et pour me déterminer j’aurais égard i i l’état de santé du malade et à l’état de la vessie. L’imtrumen l dont ie me suis servi en dernier lieu pour l’écrasement et 1 exv traction des fragmens de bois, est un percuteur dont la branch, mâle ou mobile est creusée d’une gouttière qui donne passage à une tige terminée par un crochet, lequel , ainsi que 1 a dit personne qni a recueilli l’observation , peut servir à tirer an la cavité de l’instrument le corps fibreux à mesure que les mor de l’instrument le contondent et le divisent, ou bien e ega

ger «rentre < cs m«rs lorsque l’on veut extraire l'instrument sans le corps étranger.

LXXXVe OBSERVATION.— Pierre de 13 lignes, friable ; catarrhe de vessie ; deux séances; guérison.

M. Rigard, âgé de 19 ans , élève du séminaire de Noyon, avait joui d'une assez bonne santé jusqu’à l’âge de 12 ans. Il fut pris alors de douleurs dans les jambes, des éruptions vésiculcuses se montrèrent sur les mêmes régions. A quatorze ans, il éprouva des douleurs dans le dos, et l’on s'aperçut d’un commencement de déviation de la colonne épinière, des moxas furent appliqués, tes douleurs après deux années ont disparu laissant une courbure postérieure en angle , formée par la saillie de trois apophyses épineuses des dernières vertèbres dorsales.

Pendant deux ans la santé fut assez bonne, mais au mois d’avril i855, le malade éprouva de la douleur en urinant, bientôt l urine fut teinte de sang après une marche ou une course en voiture, elle laissa déposer des mucosités, le besoin de l’évacuer se reuouvelait toutes les heures.

Le 1 | avril 1806 , le jeune Rigard entra à l’Hôlel-Dieu. Le i5, j’explorai la vessie avec M. Réoamier, dans le service duquel le malade était placé. Je trouvai un calcul d’un pouce dont la dureté me sembla moyenne; la vessie avait une capacité suffisante, une sensibilité médiocre malgré l’inflammation catarinale dont elle était atteinte. La lithotripsie me parut devoir réussir et je la pratiquai le 17 avril. Le calcul fut saisi en une seconde et broyé par l’action de la vis , il donnait onze lignes d ecartement : cinq fragmens furent écrasés ensuite, ils don-

, . 9 4 ~~ 7 lignes : L instrument revint chargé de

détritus. Lue quantité considérable de fragmens de pierre blane.ie et friable s’échappa dans la journée et le jour suivant.

Le 19 avril, seconde séance dans laquelle j’écrasai quatre fragmens d abord, ayant 6 — 8 — 4 — 7 lignes. L’instrument fut retiré , puis la proposition de faire une reprise ayant été acceptée, 1 instrument fut réintroduit et deux fragmens de 6 et 7 lignes lurenlbroyes. Ces deux séances ont été exemptes de douleurs pendant l’opération, cl de toute fatigue après. L’issue d’une quantité considérable de débris de pierre en fut le résultat.

Le 23 , une exploration avec la sonde, puis avec le brise-pierre, ne fit rien rencontrer; la sonde évacuatricc ne donna "non plus issue é aucune parcelle.

Le 26, nouvelle exploration qui confirme la précédente. Le malade n’éprouve plus de douleur , son urine ne dépose plus de mucosité, il n’a uriné que deux fois dans l’espace de 15 heures. Il sort de l’hôpital.

RÉFLEXIONS

Comme dans le fait relaté p. 204, nous voyons ici une pierre formée de phosphate chez un jeune homme, et de plus il ne semble pas qu’elle ait été le résultat d’une rétention d’urine; nous noterons également l’amélioration subite de l’état de la vessie , cette différence de 7 heures entre les envies d’uriner, et la cessation du catarrhe au bout de huit jours.

Il N

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