‹ De la lithotripsieChapitre 33 sur 43 · APPLICATION DE LA LITHOTÏUTIE · texte numérisé non relu

APPLICATION DE LA LITHOTÏUTIE

manoeuvre des instrümens divers.

En parlant des circonstances qui;’ peuvent influer sur la lilhotritie, et de la conduite à tenir suivant les conditions dans lesquelles se trouvent le malade, les organes urinaires et le calcul, je suis entré dans des détails assez étendus pour n’avoir pas à m’occuper maintenant du traitement préparatoire applicable à ces conditions diverses : nous supposons donc que le malade est dans un état de santé général convenable, que les organes urinaires sont dans l’état normal , sauf la présence de la pierre et les conséquences inévitables d’irritation qui en résullent : nous supposons encore que le calcul n’est pas d’un volume disproportionné à la capacité de la vessie. Les choses étant telles que nous venons de le dire , le traitement préparatoire peut se borner à passer deux ou trois fois des bougies de gomme, d’un calibre un peu inférieur au diamètre du canal, dans le but d’en émousser la sensibilité: il suffira de les laisser un quart d heure chaque fois. Si le diamètre du méat urinaire est de beaucoup inférieur à celui du reste du canal, après avoir constaté cette disproportion , soit avec un petit percuteur ouvert dans la portion spongieuse, soit avec un instrument ad hoc , il convient de faire une moucheture sur le méat urinaire et de le maintenir pendant quelques jours ouvert, au moyen de bougies. Cette légère incision du méat urinaire apourbutnon de favoriser l’entrée des instrümens , mais la sortie des fragmens de pierre dont l’arrêt dans la fosse naviculaire est l’une des principales causes de tribulation pour le malade et le chirurgien et l’inconvénient le plus grave de la lithotripsie dans son état actuel.

Dans les prenr ce s années du broiement, lorsque la rapidité de la destruction de la pierre dépendait absolument du volume de l’instrument, le débridement du méat se pratiquait dans le but de faire pénétrer les instrümens; mais à partir du moment où l’évidement et l’éclatement sont venus remplacer pour les chirurgiens non prévenus le procédé des perforations successi-

ves, les gros brise-pierres sont devenus inutiles, cl la moucheture du méat n’a dû avoir pour objet que la sortie des débris de la pierre.

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