‹ De La Lithotritie RapideChapitre 4 sur 19 · PL · texte numérisé non relu

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x dérable de prises et une aspiration terminale avec l'aspirateur | de

: Guyon.

Le calcul est très-dur, et son broiement pénible en certains points.

” Malgré la chloroformisation, le malade s’agite et parait souffrir, sur-

tout pendant les manœuvres d'aspiration.

L'opération dure une heure. Le calcul est entièrement broyé; on

- extrait par l'aspiration 20 grammes de débris uro-phosphatiques.

Les jours suivants, il ne se produit pas la moindre réaction ; pendant trois jours, on retrouve dans les urines de nombreux fragments soit 7 ou 8 grammes de débris. Certains de ces fragments sont assez

* volumineux, et l’un d’eux, engagé dans lurèthre, sans progression

spontanée possible, rend nécessaire une extraction avec la pince de Hunter. Avec cela, pas de fièvre, état général excellent; on note quel-

ques vomissements le premier jour. L’acide borique et le sulfate de

quinine à l’intérieur sont continués plusieurs jours de suite ; le malade

“commence, dès le troisième, à ingérer des aliments solides.

Du 14 au 19 mars, l’opéré est atteint d’un embarras gastrique non fébrile, qui retarde sa sortie et cède à deux purgatifs, l’un au calomel,

“J'autre salin.

Il quitte l'hôpital le 22? mars, n’urinant plus que sept ou huit fois dans

les vingt-quatre heures.

Il rentre le 24 juin, trois mois après la première intervention. Depuis un mois et demi, il éprouve, même en dehors des mictions, des douleurs à l’extrémité du gland; il ressent, en outre, une vive souffrance à la fin de la miction; le jet s’arrête brusquement.

Un besoin irrésistible d’uriner se fait sentir toutes les demi-heures en moyenne.

Pas d’hématurie; pas de douleurs rénales. L'état général est bon.

Le 26, M. Tédenat introduit un petit lithotriteur pour se rendre un compte exact de l'existence du calcul et en apprécier les dimensions ; ces notions sont difficiles à obtenir, à cause du petit volume de la pierre et de l’épaississement des parois vésicales.

Le ?8, il pratique la lithotritie en une séance. Le malade est anes-

IST thésié par le mélange ACE (alcool !, chloroforme ?, éther 3), souventemployé dans:la clinique. Le petit lithotriteur n° 1 de Reliquet est intro duit à deux reprises et l’aspiration également pratiquée deux fois. Grâce au mélange anesthésique, bien que le malade ne soit nullement en résolution, bien qu’ilcompte etréponde aux questions pendant toute la durée de l'opération, la douleur est nulle dans la première partie de la séance, même au moment où l’aspiration est pratiquée. Il réagit quelque peu, au contraire, à la suite de la deuxième introduction du lithotriteur, et s'agite douloureusement au moment de l'aspiration.

Le broiement complet est rendu difficile par la tendance du caleul à se loger derrière la prostate, malgré la précaution prise de soulever par un coussin le siége du sujet. Plus d’une fois, il est nécessaire de porter le lithotriteur en quatrième position pour aller le saisir.

La séance dure une demi-heure, et se termine par l'issue de 5 gr. d'un calcul blanchâtre et phosphatique, avec noyau formé d’urates.

Le soir, T. de 38°; un léger vomissement, peu de douleur ; miction sanguinolente, mais facile et non douloureuse. Sulfate de quinine, acide borique, chaleur, alcool.

Le lendemain 29, T. du matin, 376 ; il n’y a eu que sept mictions dans les vingt-quatre heures. Les urines sont rouges et ne renferment pas de fragments.

Les jours suivants, la température est ee pas de réaction. Le malade se lève au sixième jour.

Le neuvième, M. le professeur Dubrueil, qui a pris le service, constate l'absence complète de fragments dans la vessie, et le malade quitte l'hôpital en parfait état, n’urinant plus que six ou sept fois dans la journée.

DE UN Or PP PR ER CR EE

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