‹ De la littérature Néerlandaise à ses différentes époquesChapitre 15 sur 24 · La tendance naturaliste. Copie servile de la nature · texte numérisé non relu

La tendance naturaliste. Copie servile de la nature

Si l'art se compose de deux élément», Y idée et la formey — l'on comprendra sans peine qu'à la première tendance littéraire l'j^i? &isait défaut ; car l'eW/i?, c'est une repr^ntation que notre esprit emprunte à un fonds de vérité, et; non-seulement les dieux du paganisme n'étaient après, tout que de &ux dieux, même aux yeux de leurs plus fervents admirateurs en Hollande, mais la philosophie qu'ils représentaient ne pouvait s'accorder avec la morale évangélique, qu'on acceptait le dimanche à l'église. — La deuxième tendance était dépourvue d'une ybr«ï<? artistique. — La troisième n'était tout au plus qu'un art secondaire, objet de curiosité et assez souvent d'ennui. — A la quatrième manquait entièrement l'élément métaphysique.

Nous verrons plus tard que malgré la défectuosité du principe dominant, les poètes du XVII. siècle, par quel-

ques-unes de ces inoonsëqu^ioes heureuses de la nature humaine, ont quelquefois produit des che&-d'œuvte; mais on avait le droit d'exiger ici de nous la descripticna caractéristique du principe, tel qu'il devait nécessairement s'énoncer dans la littérature.

Ce qui est digne de remarque, c'est que les irertos patriarcales et don^stiques de nette nation sont cause qu'en dehors des tendances que nous venons de définir, un certain genre de poésie cordiale et souvent sublime réussit à se former. Cette poâne, qui jaillit droit du coeur et qui brisa les entraves que d'un côté la chaire calviniste et de l'autre la chaire académique imposèrent à la littérature, pourrait être nommée poésie de famille {hmaélijke poety). L'esprit de &mille, le bonheur dm mestique, si vivace et si abondant dans ndtre pays, «iflmta une poésie vraie, fraîche et quelquefois sublime, qui che» d'autres penses ne peut avec le même droit venir en ligne de compte, et qui poiserrait nous dédder à modifier la sentence que nous venons de prononcer par rapport à la littérature discordante du XVII. siMe, fà cette poésie par la nature restreinte de son objet n'était empêchée de se prêter aux mouvements natîonatit et sd« ciaux; c'est une violette humble et odorante^ ce n'est ptt un bois de fiers sapins.

PÉRIODE DITE DE LA RENAISSANCE

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