‹ De la littérature Néerlandaise à ses différentes époquesChapitre 17 sur 24 · VONDEL · texte numérisé non relu

VONDEL

lie 17 novembre, 1587^ naquit à Cologne *) de parents brabançons, le poëte, qui à lui seul vaut bien tousses contemporains et con&ères mis ensemble, tant pour la profondeur de son génie et pour la variété et l'abondance des sujets qu'il a traités, que pour son empire absolu sur la langue et pour l'originalité de sa forme littéraire. Quand une fois on a lu Vondel, qu'on s'est familiarisé, pour ainsi dire, avec les beautés inimitables de sa poésie, qu'on commence à le goûter dans l'ensemble de ses qualités, l'on ne peut que difiScilement se résoudre à entreprendre une comparaison entre ses chefs-d'œuvre accomplis et les ouvrages de ses confrères dans l'art divin, auquel

*) Oatre le génie poétiqae, Yondel eut de commun avec Goethe que tons les deux naquirent dans une maison, qui avait pour enseigne un instrument à cordes, Goethe à Francfort dans le Grosse ffirschengraben ; Yondel à Cologne dans la Weingasse.

il avait voué toute son existence. Pour nous, nous croyons que la tentative d'établir un parallèle entre ses écrits et ceux des autres poètes du XVII. siècle resterait sans &uit, par la seule raison que des dunes de la Hollande au Mont-Blanc la distance est trop grande pour saisir à l'œil la différence des mesures, quelque agréable que soit Taspect de ces collines sablonneuses. Quiconque a visité le Musée d'Anvers, doit savoir par expérience, que du moment que nous avons été frappés par les beautés des tableaux de Bubens et de Van Dijck, les productions des autres peintres, que nous y rencontrons, n'ont que peu de valeur à nos yeux. A tout moment nos regards sont attirés par les ouvrages des deux grands maîtres, qui nous apparaissent comme les capitaines de toute cette troupe de soldats bien armés. La différence entre Yondel et ses confrères est plus sensible eneore. Pendant le r^ne du soi-disaait boa goût dsns nos belles lettres, durant Tare académique des études littéraires, sous les professeurs que nous avons caractérisés dans notre chapitre des àiëhires UUérahez^ on rangeait les pnncipaux poëtear du XVH. siède dans l'ordre suivant:

Hooft, Cats, Huygens, Vondel.

ou bien: Cats, Hooft, Vondel, Huygens.

Di^puis cm a r^bilité les poëtes dramatiques Coster et Bredera et te lyrique Starter. Pendant la dominatiofi {ffofessorale susdite, ce triumvirat avait été jugé indigne de comparaître sur le premier plan de la scène poétique; ils n'étaient pas assez comme Ufaui; ils n'avaient ni le coUier de S'. Michel, comme Hooft et Huygens, ni la décoration de S'. Georges, comme Cats. On aurait éloigné

Vondel tout de même ; mais le moyen de nier le aoleil en plein jour ! Pour nons^ œ n'est qu'en ôtant le soleil^ que nons apercevons ons antres astres qni ne sont cependant pas dépourvus de sj^^oideur. S'il allait ranger d'après leur talent et leur mérite les poëtes de la première moitié du XVII. siècle, les poëtes qui cmt sucoâlé à Coomhert, Spieghel et Boemer Visacher, noys dresserions la liste à peu après dans Tordre que voici:

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