BILDEBDIJS ET SES CONTEMPORAINS
«And who is Bilderd^k!" Methinks thon sayest: A ready question; yet wbich, trust me, Allan, Would not be asked, had not the curse that came From Babel, olipt the wings of Poetry.
Napoléon asked bim once, with cold fixed look, «Art thou then in the world of letters known?" And meeting bis impérial look with eye As little wont to tum away before The face of man, the Hollaiider replied, «At least I bave done that wbereby I bave There to be known deserve."
[»Et qui est Bilderdijk?" il me paraît que c'est là ce que vous me demandez; question naturelle, et cependant, croyez-moi, Allan, elle ne serait pas faite, si la malédiction de Babel n'avait coupé les ailes de la poésie. — Napoléon lui demanda un jour, avec un regard fixe et froid : » Êtes-vous connu dans la république des lettres ?" — et le Hollandais, rencontrant son regard impérial d'un œil qui n'avait pas non pins coutume de se baisser devant
la face humaine^ répondit: »Da moins j'ai &it ce que j*ai dû pour l'être."]
Nous empruntons ces vers anglais à une épitre du dernier poëte lauréat de la Grande-Bretagne, le célèbre Eobert Southey. Etant venu en Hollande pour rétablir sa santé qui souffrait d'une attaque d'asthme à chaque printemps, le savant et harmonieux anglais avait été bien accueilli de Bilderdijk; il avait même été soigné par lui et son excellente épouse, pendant sa maladie, d'une manière qui lui fit dire